http://www.interfacesriches.fr Toute l'actualité des interfaces riches (Flash, HTML5, 3D...) Wed, 26 Jun 2013 08:12:39 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.3-alpha Le plein de jeux synchrones multi-plateformes chez Google http://www.interfacesriches.fr/2013/06/26/le-plein-de-jeux-synchrones-multi-plateformes-chez-google/ http://www.interfacesriches.fr/2013/06/26/le-plein-de-jeux-synchrones-multi-plateformes-chez-google/#comments Wed, 26 Jun 2013 08:12:39 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5397 La bataille fait rage entre les éditeurs de navigateur, surtout ces derniers mois. Si Microsoft tente de faire vibrer notre corde nostalgique avec du retro-gaming (De nouveaux jeux HTML5 avec Microsoft), Mozilla mise plutôt sur la 3D (Des jeux en 3D toujours plus performants avec HTML5), notamment avec la dernière version de son navigateur : Mozilla launches Firefox 22 with 3D gaming, video calls and file sharing to court developers. Certes, les jeux en ligne ne sont certainement pas votre priorité ou votre centre d’intérêt, mais l’enjeu de cette bataille est bien de séduire les développeurs au travers de démonstrations technologiques toujours plus spectaculaires.

Récemment, Google a montré un intérêt particulier pour les jeux autour de ses produits traditionnels (Google se relance dans les jeux avec Ingress, YouTube, Earth et bientôt Glass), mais les équipes du géant de Mountain View se sont également laissé tenter par des choses beaucoup plus expérimentales avec une série de jeux multi-plateformes synchrones :

Vous aurez bien compris que le but de la manoeuvre pour Google n’est pas de s’imposer comme la référence des jeux en ligne, mais de démontrer la supériorité technologique de son navigateur. Racer et surtout Cube Slam sont ainsi de véritables bijoux qui mettent parfaitement en valeur les capacités de communication en temps réel du navigateur Chrome : Google Continues WebRTC Innovations in New Video Game.

Autant il y a quelques années, la technologie Flash était perçue comme l’eldorado pour les applications en ligne, autant quand on regarde de près l’arsenal technologique déployé sur ces quatre jeux, on se dit qu’HTML5 offre tout ce dont on a besoin au quotidien en terme d’outillage informatique. CQFD, sauf dans le cas bien particulier des graphistes. Par contre, je me demande pourquoi les équipes de Google n’investissent pas autant d’énergie dans sa gamme d’applications professionnelles, notamment la suite Google Apps.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/06/26/le-plein-de-jeux-synchrones-multi-plateformes-chez-google/feed/ 0 Tous vos documents bureautique consultables directement dans votre navigateur http://www.interfacesriches.fr/2013/04/29/tous-vos-documents-bureautique-consultables-directement-dans-votre-navigateur/ http://www.interfacesriches.fr/2013/04/29/tous-vos-documents-bureautique-consultables-directement-dans-votre-navigateur/#comments Mon, 29 Apr 2013 17:17:23 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5379 Il y a deux mois, Google faisait sensation en annonçant le portage de QuickOffice sur NativeClient pour proposer aux utilisateurs de Chromebook un lecteur natif de fichiers Office : L’adoption de NativeClient passera par les jeux… et la bureautique. Les choses semblent s’accélérer, car les équipes de Google viennent d’annoncer la disponibilité d’une extension Chrome pour pouvoir lire les fichiers bureautiques : A speedy, more secure way to view Microsoft Office files directly in Chrome. Jusqu’à présent, les fichiers Office que vous receviez par email pouvaient être lus au travers de l’interface de Google Drive, mais avec cette nouvelle extension (Chrome Office Viewer), qui ne pèse “que” 20 Mo, vous pouvez les ouvrir directement dans la fenêtre de votre navigateur.
Ouvrez les fichiers bureautiques dans votre navigateur avec le Chrome Office Viewer
Ouvrez les fichiers bureautiques dans votre navigateur avec le Chrome Office Viewer

Cette extension permet d’ouvrir tous les documents Office récents (.doc, .docx, .xls, .xlsx, .ppt, .pptx) et fonctionne plutôt bien. Certes, il n’est pas (encore) possible d’éditer les fichiers, mais vous économiserez potentiellement de nombreuses minutes avec cette extension dans vos phases de recherche de documents, d’autant plus qu’elle est visiblement parfaitement sécurisée pour éviter la propagation de virus.

C’est donc une nouvelle étape franchie dans la reconquête de l’informatique bureautique de Google auprès de Microsoft, le rival historique. Mais Google n’est pas seul dans cette quête, car il existe d’autres éditeurs indépendants qui font de même : LucidChart debuts Chrome extension, Firefox add-on for viewing and editing Microsoft Visio files. L’extension LucidChart permet également d’ouvrir et même d’éditer des fichiers Visio directement dans Google Drive (ou Google Apps).

Ouvrez et éditez des fichiers visio dans votre navigateur
Ouvrez et éditez des fichiers visio dans votre navigateur

Là encore, c’est un énorme gain de temps et surtout d’argent pour les nombreux destinataires et contributeurs occasionnels qui n’auraient plus besoin d’acquérir une licence. Autant vous dire que ça doit grincer des dents à Redmond.

Peut-on envisager de se passer définitivement du Pack Office ? Pas réellement, car il existe une masse considérable de fichiers Office dans les entreprises. Il faudra certainement 10 à 20 ans pour basculer sur un format plus ouvert et surtout pour déplacer les connaissances vers le cloud. Même si Microsoft est en train de finaliser son offre Office 365, ce type d’extension risque de leur faire une sacrée concurrence.

La prochaine étape logique devrait être de proposer un éditeur en ligne. J’anticipe une annonce ou au moins une démo lors du Google I/O du mois prochain.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/04/29/tous-vos-documents-bureautique-consultables-directement-dans-votre-navigateur/feed/ 0 L’adoption de NativeClient passera par les jeux… et la bureautique http://www.interfacesriches.fr/2013/02/25/ladoption-de-nativeclient-passera-par-les-jeux-et-la-bureautique/ http://www.interfacesriches.fr/2013/02/25/ladoption-de-nativeclient-passera-par-les-jeux-et-la-bureautique/#comments Mon, 25 Feb 2013 12:04:46 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5356 Lancé à la fin de l’année 2008 en catimini, NativeClient évolue sous le radar depuis un certain nombre d’années. Plusieurs raisons expliquent le peu de moyens déployés par Google pour communiquer sur son produit : une technologie complexe à expliquer (donc des bénéfices difficiles à appréhender pour les non-initiés) et une crainte de voir se reproduire la déroute de Google Wave, qui était pour tant un produit exceptionnel. Bref, NativeClient est la technologie “révolutionnaire” de Google dont personne ne connaît l’existence, mais les choses pourraient bien changer par le biais d’une acquisition récente.

Si j’avais été très sceptique au lancement de NaCl (Native Client, la technologie RIA de Google qui risque de faire long feu), c’est que les conditions de marché n’étaient pas très favorables et que les équipes de Google n’ont pas non plus dévoilé une feuille de route parfaitement claire et cohérente. En résumé : l’intérêt de faire tourner du code natif dans le navigateur en 2008 était plutôt limité. Impression confirmée il y a deux ans lors d’un second lancement officiel (Pourquoi Google a deux ans de retard avec Native Client). Je vous rappelle qu’à cette époque nous étions en pleine montée en puissance des terminaux mobiles et que le gain de performance promît par NaCl pour les processeurs x86 n’était encore une fois pas très vendeur (HTML5 était nettement plus sexy).

Nous sommes maintenant en 2013 et les terminaux mobiles ont envahi le monde (smartphones, tablettes, ultrabook…). Quasiment la totalité des internautes est équipée de terminaux mobiles et les utilisateurs veulent accéder aux mêmes services qu’avec leur ordinateur, ils ont donc besoin de puissance et le récent portage de NaCl sur les processeurs de famille ARM prend tout son sens (Native Client support on ARM). Grâce à NativeClient, les développeurs ont donc la possibilité de créer des applications en code natif qui exploitent directement les ressources de la machine (processeur et puce graphique) sans déperdition de puissance. La promesse est belle, mais elle est difficile à tenir, car la puissance se fait au détriment de la simplicité. En d’autres termes, il faut être talentueux et motivé pour mettre en oeuvre la technologie et profiter de ses bénéfices. D’autres éditeurs ont fait la même promesse, mais il semble que NaCl soit mieux cadré et plus rigoureux (Google Chrome Native Client compared with plugin or extension).

La stratégie de Google a donc été dans un premier temps de mobiliser la communauté des développeurs de jeux pour démontrer l’intérêt de NaCl : Games, apps and runtimes come to Native Client. Un certain nombre de jeux et démonstrations techniques sont donc sortis ces derniers mois, avec des authentiques succès comme AirMech (cf. AirMech Review).

L'interface de AirMech sous Chrome
L’interface de AirMech sous Chrome

Il existe aujourd’hui une petite vingtaine d’applications disponibles dans la galerie et les avis semblent converger : NaCl ouvre de formidables opportunités, mais requiert de gros efforts (The Ins and Outs of Native Client et The trouble with Google Chrome’s Native Client). Qu’à cela ne tienne, ils ont tout prévu : Gaikai ported to Chrome Native Client, which is a bigger deal than it sounds.

Tout ceci est très intéressant, mais les jeux en ligne sont un marché limité, même si on l’étend aux terminaux mobiles. La seconde étape du plan de Google est maintenant de s’attaquer au marché des applications d’entreprise où il y a de bien plus grosses sommes d’argent en jeu : Google Ports Quickoffice To Chrome Using Native Client, Will Get Full Editing Features In About 3 Months. L’arme secrète de Google est donc de proposer un environnement “léger” de création et d’édition de documents bureautiques exploitant la puissance de NaCl et distribué sur iOS, Android et Chrome. Autant des réalisations comme AirMech permettent de crédibiliser NaCl auprès des développeurs d’application, donc une petite audience ; autant QuickOffice est la clé d’entrée ultime de Chrome dans le monde de l’entreprise.

L'interface de QuickOffice sous Android
L’interface de QuickOffice sous Android

J’ai toujours été sceptique quant au succès de NaCl, mais son portage sur les processeurs de famille ARM (qui équipent l’ensemble des terminaux mobiles) et cette future nouvelle version de QuickOffice changent carrément la donne. Je suis persuadé que la prochaine conférence Google I/O le mois prochain sera l’occasion de donner un second souffle à NativeClient et surtout de déployer un levier de différenciation imparable. L’enjeu étant bien plus important que des jeux en ligne plus rapides (un autre article en préparation sur ce sujet).

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/02/25/ladoption-de-nativeclient-passera-par-les-jeux-et-la-bureautique/feed/ 1 Google célèbre l’histoire, la musique et le système solaire en HTML5 http://www.interfacesriches.fr/2012/11/22/google-celebre-lhistoire-la-musique-et-le-systeme-solaire-en-html5/ http://www.interfacesriches.fr/2012/11/22/google-celebre-lhistoire-la-musique-et-le-systeme-solaire-en-html5/#comments Thu, 22 Nov 2012 20:37:13 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5319 J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des incroyables réalisations publiées sur Chrome Experiments. Lancé au début de l’année 2009, ce site avait pour ambition de démontrer les capacités des technologies standards du web (HTML5, javascript, WebGL…) pour mettre en valeur la performance de son navigateur. Force est de constater qu’ils ont réussi leur pari, car Chrome est le navigateur qui progresse le plus vite. Il est même dominant sur certains sites comme ce blog, mais le projet ne s’arrête pas pour autant, car ils ont franchi la barre des 500 expériences : 500 Chrome Experiments and counting.

Pour fêter ce cap symbolique, les équipes de Google ont lancé trois projets particulièrement impressionnants. Le premier est le Google Cultural Institute, une initiative menée conjointement avec de nombreuses institutions locales, dont l’objectif est de donner accès à des contenus culturels et historiques divers (textes vidéos, photos…).

Le projet d’institut culturelle de Google

Le site se présente donc sous la forme d’une timeline retraçant les grands événements de l’histoire contemporaine avec une interface de visualisation sous forme de grille que l’on parcourt avec les flèches du clavier. Le tout est bien évidemment réalisé en HTML5, et il y a également une très belle interface de recherche dont ils devraient s’inspirer pour leur moteur (et toc !) :

L’interface de recherche de l’institut culturelle de Google

Autre projet spectaculaire : 100.000 Stars, une interface de visualisation du système solaire en 3D qui repose sur WebGL et CSS pour pouvoir afficher… 100.000 étoiles à l’écran :

L’interface de visualisation des étoiles du système solaire

Je regrette que la capture d’écran ne retranscrive pas du tout l’incroyable impression de vide (ou de gigantisme) que l’on ressent à zoomer dans notre galaxie à la recherche du système solaire. Cette réalisation est signée par la Google Data Art Team, déjà à l’origine de projets dont nous avons déjà parlé ici (The Wilderness Downtown, 3 Dreams of Black ou The Exquisite Forest). En plus ils ont eu la bonne idée de mettre une visite guidée pour éviter que les internautes ne se perdent.

Et pour finir, il y a également Jam with Chrome, qui permet de jouer sur 19 instruments à 4 personnes en simultanée :

L’interface de Jam with Chrome

Une authentique prouesse technique, car il y a de nombreux types d’instruments (guitares, basses, claviers, batteries, boîtes à rythmes…) et que tout se joue à la souris et au clavier. Signalons qu’il existe d’autres expériences tout à fait incroyables visuellement comme Walk in a Fog ou Car Visualizer, je vous invite d’ailleurs à parcourir les différentes catégories.

Nous sommes tous d’accord pour dire qu’au-delà de la performance artistique / technique, ces expériences ne servent pas à grand-chose. Ceci étant dit, elles ont tout de même le mérite de nous prouver qu’il est tout à fait possible de faire des choses incroyablement sophistiquées dans la fenêtre d’un navigateur avec des technologies accessibles à tous : HTML, CSS, javascript, WebGL… Largement de quoi inspirer les développeurs d’applications d’entreprise ou d’outils de dataviz, et surtout de leur démontrer que Chrome a acquis une longueur d’avance sur ses concurrents.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2012/11/22/google-celebre-lhistoire-la-musique-et-le-systeme-solaire-en-html5/feed/ 1 La guerre des navigateurs relancée par Microsoft http://www.interfacesriches.fr/2012/04/30/la-guerre-des-navigateurs-relancee-par-microsoft/ http://www.interfacesriches.fr/2012/04/30/la-guerre-des-navigateurs-relancee-par-microsoft/#comments Mon, 30 Apr 2012 09:22:16 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1328 Vous pensiez que la guerre des navigateurs était finie ? Que nenni, les éditeurs de navigateurs se livrent une compétition toujours aussi acharnée avec un terrain de bataille commun : HTML5. Certes, les chiffres penchent en faveur de Google (Chrome s’accapare près d’1/4 des visites des sites français, une tendance confirmée au niveau mondial par StatCounter), mais le géant de Redmond refuse de céder sa place.
Répartition des navigateurs web en France

Dans cette lutte, les derniers événements en date sont les suivants :

Ça se bagarre donc très dure, mais pas aussi dure qu’entre les deux prétendants. Microsoft investit ainsi beaucoup d’énergie pour limiter la fuite des utilisateurs d’Internet Explorer. Nous avions déjà vu des expériences très intéressantes ces deux dernières années, notamment avec Never Mind the Bullets (cf. Offensive de Microsoft sur Silverlight et HTML5). Ils font également preuve d’humour avec un beau mea culpa pour assurer la fin de vie de IE6Internet Explorer, The Browser You Love to Hate.

Mais la grosse offensive a été lancée récemment avec une opération pour la sortie au cinéma de l’adaptation de The Hunger Games avec le The Capitol Tour, un site expérientiel en HTML5 : Hunger Games + Internet Explorer + HTML5 = The Capitol Tour.

Le site de promotion du film The Hunger Games en HTML5

Le site est intéressant, le film un peu moins (préférez-lui les livres). Et comme les jeux en ligne sont à la mode, les équipes de Microsoft se sont pliés à l’exercice imposé du portage du jeu Cut the Rope :

Le jeu Cut the Rope dans votre navigateur

Force est de constater que ce portage est plutôt réussi. D’autant plus qu’il est largement documenté avec la mise en ligne d’un mini-site dédié (Build New Games).

Mais la firme de Redmond est allée encore plus loin avec le lancement de Brandon Generator, une histoire animée réalisée par Edgar Wright (réalisateur de Shaun of the Dead) et Tommy Lee Edwards (illustrateur pour Marvel) : A new anti-hero boosts interactive storytelling for IE9 users.

Plongez dans l'univers de Brandon

Là encore, la réalisation est très soignée et se situe à mi-chemin entre comics et film animation. L’histoire est présentée sous forme de chapitres, mais vous pouvez aussi exploiter certaines fonctionnalités interactives.

Face à une telle débauche de moyens, Google ne pouvait pas rester sans rien faire et contre-attaque cette semaine avec une nouvelle démo technique très impressionnante : Cube, un mélange de Google Maps et Marble Madness.

Jouez avec Google Maps dans votre navigateur avec Cube

La capture d’écran ne rend pas très bien, mais je peux vous assurer que la réalisation est très impressionnante et va mettre votre ordinateur à genoux. Par contre, ne vous y trompez pas, le but de la manoeuvre n’est certainement pas de s’assurer un leadership sur le segment des jeux en ligne.

L’enjeu est de taille, car une nouvelle version de Chrome OS est en finalisation (Sony preparing Chrome OS laptop, Google working on UI overhaul) avec des évolutions de l’interface graphique (Chrome OS borrows a little from Windows and a little from OS X in Aura UI update) et une intégration de Drive (Google Drive Integrated Into ChromeOS Dev Channel). L’objectif de Google est donc d’imposer son navigateur comme la nouvelle plateforme de référence : de faire comprendre aux éditeurs qu’ils doivent maintenant développer des solutions pour Chrome, et non pour Windows ou Mac.

La compétition est donc toujours aussi rude entre Google et Microsoft. Par contre, j’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi les équipes de Redmond ne concentrent pas leurs efforts sur la finalisation de IE10, voir sur la mise à niveau de IE11 par rapport aux navigateurs concurrents…

Quoi qu’il en soit, la pression est toujours aussi forte contre Flash qui subit de nouveaux outrages avec des nouvelles versions de services emblématiques comme FlickR ou Wix et toujours autant d’expérimentations (Inception Explained). Décidément, Adobe a bien fait de ce recentrer Flash sur le jeu et la vidéo HD !

]]> http://www.interfacesriches.fr/2012/04/30/la-guerre-des-navigateurs-relancee-par-microsoft/feed/ 4 Le paysage des Rich Internet Games se diversifie http://www.interfacesriches.fr/2012/03/11/le-paysage-des-rich-internet-games-se-diversifie/ http://www.interfacesriches.fr/2012/03/11/le-paysage-des-rich-internet-games-se-diversifie/#comments Sun, 11 Mar 2012 21:37:20 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1303 Le marché des jeux en ligne est un secteur que je suis avec attention. Régulièrement j’essaye de faire le point sur les Rich Internet Games, que l’on croyait récemment acquis à la cause du HTML5, mais pas tant que ça. Si le principe du jeu dans le navigateur n’est pas neuf, l’innovation autour de cet usage n’a jamais été aussi forte et le paysage se diversifie, aussi bien en terme de solutions technologiques, que d’éditeurs de référence et de modèles économiques.

Dernier fait notable en date, le portage du Unreal Engine dans la dernière version de Flash : Epic touts console-quality graphics in browser-based Flash games with Unreal Engine. Cette démo est très longue à charger, mais le résultat est spectaculaire, car vous vous retrouvez en face d’un environnement en 3D temps réel d’une très grande fluidité et finesse.

Le moteur graphique Unreal Engine dans votre navigateur grâce à Flash

La mise en ligne de cette démo n’est pas un hasard, car elle est synchronisée avec le recentrage récent de Flash sur le jeu et la vidéo HD. Cette annonce est également faite conjointement avec le lancement d’un nouveau site vertical (Gaming.Adobe.com) et de différentes annonces autour de Stage3D récapitulées ici : So much stuff to talk about.

Le nouveau site consacré aux professionnels du jeu de Adobe

Adobe met donc le paquet pour se réserver la part du lion sur ce créneau. Il faut dire que le marché est juteux, non pas en nombre de joueurs, mais en nombre de studios et de développeurs indépendants. Il faut dire que Adobe a accumulé un peu de retard, surtout face à des plateformes de développement dédiées comme Unity3D qui vient de passer à la version 3.5 et qui sera utilisé dans la conversion des titres de Capcom : Capcom Bringing it in Browsers, Onimusha Soul Coming this Summer.

La compétition est donc serrée, et Adobe doit bouger vote pour encercler des concurrents de petite taille comme Unity, car de plus gros poissons viennent de rentrer dans la danse : Google’s Unified Gaming Platform.

Google vient donc d’officialiser PlayN, son framework de développement de jeux en ligne. Comme je ne suis pas un pro, je me suis renseigné auprès de Didier Girard qui m’a gentiment fourni les explications suivantes :

Voici donc une initiative ambitieuse dont Adobe se serait bien passé. Est-il raisonnable de penser que l’on peut réaliser des jeux non-casual avec HTML5 ? Peut-être : WebSonic, Sonic 3D avec WebGL ou la révolution JavaScript par l’exemple.

Toujours est-il que le débat HTML5 + WebGL / Flash + Stage 3D n’est plus réellement d’actualité, car la concurrence est ailleurs. Porter un jeu initialement conçu pour le desktop dans le navigateur est une tâche hasardeuse et plutôt ingrate, d’autant plus à l’heure du cloud gaming. Les acteurs de ce créneau connaissent ainsi une forte croissance et signent des partenariats tout à fait intéressants : Warner Bros Interactive Entertainment and Gaikai Partner to Launch World’s First Cloud-Based Streaming MMO Game Experience. Pour en savoir plus sur la stratégie de développement des deux principaux acteurs, je vous recommande l’article suivant : CES, Two cloud gaming firms, two different visions.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2012/03/11/le-paysage-des-rich-internet-games-se-diversifie/feed/ 1 Pourquoi Google a deux ans de retard avec Native Client http://www.interfacesriches.fr/2011/02/22/pourquoi-google-a-deux-ans-de-retard-avec-native-client/ http://www.interfacesriches.fr/2011/02/22/pourquoi-google-a-deux-ans-de-retard-avec-native-client/#comments Tue, 22 Feb 2011 09:46:29 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1040 Annoncé de façon très discrète en 2009, Native Client fait à nouveau parlé de lui avec l’annonce d’un lancement imminent : Native Client: Getting Ready for Takeoff. Il a fallu visiblement 2 ans aux équipes de Google pour finaliser la technologie et surtout blinder les aspects sécurité. J’avais à l’époque de l’annonce exprimé mon scepticisme dans un article qui critiquait la façon dont cette technologie à été présentée : Native Client, la technologie RIA de Google qui risque de faire long feu.

NaCl n’est pas une technologie de RIA, donc n’est pas concurrent de Flash

Pour résumer une longue et laborieuse explication, Native Client est un module de Chrome qui permet d’exécuter du code natif. L’enjeu de cette technologie est d’améliorer les performances des applications en ligne. Quand une application traditionnelle sollicite le processeur de votre machine, il le fait au travers du système d’exploitation (1 intermédiaire). Quand une application en Flash sollicite le processeur, elle le fait au travers du plug-in, du navigateur et du système d’exploitation (3 intermédiaires). L’empilement de ces différentes couches logiciel pèse sur les performances de votre application. NaCl apporte dans ce contexte une solution en proposant un accès direct au processeur via des instructions en C ou C++.

Mais la promesse de NaCl ne s’arrête pas là, puisque ce module vous assure également une parfaite portabilité de vos applications : puisqu’elles sont écrites en C/C++ et sollicitent directement le processeur, elles fonctionnent indifféremment sous Windows, Mac ou Linux (des systèmes d’exploitation qui reposent tous sur l’architecture x86 d’Intel). Donc si l’on résume : meilleures performances, portabilité et souplesse sont les 3 atouts de NaCl. OK, mais tout ceci n’est pas sans vous rappeler les applets Java ou ActiveX ? Je  n’ai pas les compétences pour vous faire une comparaison formelle et argumentée, mais la promesse est très proche.

Ceci nous amène donc à une première observation : NaCl n’est résolument pas une technologie d’interface riche, plutôt un environnement d’exécution d’applications. Espérons que Google profitera de l’annonce officielle pour communiquer de façon moins ambiguë sur ce qu’est NaCl et surtout sur ce que cette technologie n’est pas (un concurrent de Flash ou Silverlight). Précisons au passage que l’idée n’est pas de créer des applications exclusivement avec NaCl, mais plutôt de créer des applications en ligne avec javascript ET des instructions en C/C++ qui seront directement exécutées par le processeur via NaCl.

Flash et Silverlight sont ainsi devenus au fil des évolutions bien plus que des environnements d’exécution, ce sont des canaux de distribution pour contenus à valeur ajoutée. Ces canaux s’appuient sur un écosystème très dense de producteurs, annonceurs, distributeurs… qui ne vont pas changer de technologie du jour au lendemain sous prétexte que les performances sont meilleures.

Pas de NaCl sans Chrome ou x86

NaCl se présente donc sous la forme d’un plug-in pour Chrome. OK, mais Chrome ne représente que 10% du marché. Certes, la progression du navigateur de Google sur l’année 2010 est spectaculaire, mais ces deux principaux concurrents (Microsoft et Mozila) vont faire un retour en force dans les prochaines semaines avec la sortie de Firefox 4 et Internet Explorer 9. Il y a ainsi très peu de chances pour que NaCl soit disponible pour ces derniers navigateurs avant leur sortie officielle.

Est-ce un problème pour Google ? Non pas réellement, car ils ont d’énormes ambitions à ce sujet. Par contre le marché risque d’être refroidi par cette limitation : Google’s Native Client updates to Pepper API, looks set to fragment the Web. D’autant plus que nous avons déjà connu ça avec les technologies citées plus haut (notamment ActiveX).

Autre limitation de taille : NaCl ne fonctionne qu’avec les processeurs à architecture x86. Ce qui veut dire que NaCl ne fonctionnera pour le moment pas sur les terminaux alternatifs qui sont tous basés sur l’architecture ARM. Cette limitation est due au fait que NaCl permet de solliciter directement le processeur, changez de processeur et il faut tout revoir. Une version compatible avec les processeurs de la famille ARM serait en cours d’étude, mais cela revient à reprendre le travail depuis le début (et donc à gérer deux projets avec deux cycles de développement / évolution).

De nombreuses alternatives pour les jeux 3D

Les gains de performances promis par NaCl seraient très appréciables pour les applications qui sollicitent le plus le processeur ou la puce graphique. Outre les logiciels de montage vidéo, les jeux seraient donc les premiers bénéficiaires de ces gains de performances. L’idée étant de pouvoir proposer des jeux 3D dans le navigateur avec le même rendu (résolution, taux de rafraichissement) que les jeux installés sur votre machine. OK, mais Google va être confronté à deux problèmes de taille :

  1. Les jeux récents sont gourmands en puissance de calcul mais également en stockage (ils dépassent tous le Go une fois installés). Il va donc falloir une sacrée bonne bande passante pour télécharger tout ça à la volée !
  2. Il existe de nombreuses alternatives très crédibles pour avoir de la 3D de bonne qualité dans le navigateur : Et on reparle des Rich Internet Games.

En deux ans (l’annonce initiale de NaCl remonte à 2009), les autres technologies de RIA ont ainsi fait des progrès considérables :

À ces technologies-là, il va également falloir rajouter la concurrence des offres de cloud gaming qui sont parfaitement au point : OnLive, Gaikai, Playcast… Donc pour résumer : Google arrive avec deux ans de retard sur le marché du jeu en ligne. Ou du moins : la promesse de performances accrues dans un contexte de jeu 3D n’est plus aussi pertinente qu’il y a deux ans.

L’architecture à 4 couches de Chrome

Malgré tout ce qui a été dit plus haut, NaCl n’en reste pas moins une petite révolution. Le fait de pouvoir exécuter du code natif n’est pas en soi une exclusivité propre à Google (il me semble que Flash permet également de faire ça, mais dans une moindre mesure), mais cette possibilité s’insère dans un contexte beaucoup plus large.

Pour simplifier, “l’architecture Chrome” est composée des couches suivantes :

NaCl est donc la touche finale d’un plan d’ensemble sacrément bien ficelé. Par “bien ficelé“, comprenez ”bien verrouillé“, car sous couvert de projects open source, l’objectif pour Google est de capter et sécuriser des parts de marché. Une fois qu’un utilisateur ou qu’une entreprise met le doigt dans l’engrenage Chrome, il est très difficile d’en sortir, surtout avec l’avantage compétitif que NaCl représente par rapport aux autres navigateurs.

Le marché a-t-il encore besoin de puissance ?

Nous venons donc de voir que NaCl est une technologie révolutionnaire, mais dont la portée est maintenant limitée par les progrès des technologies concurrentes et par ses restrictions intrinsèques. Reste maintenant à aborder une question de fond : les utilisateurs sont-ils réellement en demande de puissance ? Les ordinateurs reposant sur l’architecture x86 sont ainsi en fin de cycle, l’informatique de demain sera ainsi dominée par les terminaux alternatifs qui répondent mieux aux attentes du marché : mobilité et autonomie (cf. 2011, l’année du point de bascule).

Dans ce contexte-là, NaCl n’a pas sa place car le rythme d’innovation est très élevé (Hummingbird vs. Snapdragon vs. OMAP vs. Tegra 2: ARM Chips Explained) et car les préoccupations des industrielles et éditeurs sont ailleurs. Nous nous dirigeons ainsi vers une configuration de marché où les utilisateurs valoriseront avant tout la portabilité et la sociabilisation des contenus liés au divertissement (musique, film, jeux) et où les collaborateurs d’une entreprise seront à la recherche d’outils de travail légers, souples et surtout collaboratifs.

Encore une fois, Google a les compétences et les capacités techniques pour réussir là où d’autres ont échoué (Microsoft avec ActiveX, Sun avec les applets Java), mais le défi relevé par NaCl ne va pas réellement révolutionner l’industrie. Je serais par contre très curieux de savoir comment ils souhaitent intégrer NaCl à Android, là nous aurons potentiellement quelque chose de beaucoup plus disruptif. En attendant, voyons déjà s’ils réussissent à accoucher correctement d’une première version de NaCl. Réponse dans quelques semaines…

]]> http://www.interfacesriches.fr/2011/02/22/pourquoi-google-a-deux-ans-de-retard-avec-native-client/feed/ 4 Vidéo HTML5, la guerre des codecs est déclarée http://www.interfacesriches.fr/2011/01/20/video-html5-la-guerre-des-codecs-est-declaree/ http://www.interfacesriches.fr/2011/01/20/video-html5-la-guerre-des-codecs-est-declaree/#comments Thu, 20 Jan 2011 08:42:24 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=977 Très récemment Google annonçait le succès de son navigateur Chrome (Google’s Chrome browser hits 10 percent market share). Ils s’étaient illustrés ces derniers temps par un certain nombre d’actions d’évangélisation d’HTML 5 (Google à l’assaut d’iTunes et d’iOS avec Chrome et HTML5 ? et Google expérimente les ebooks en HTML5). La semaine dernière nous avons pu observer un changement de ton avec l’annonce de l’arrêt du support natif de H.264 dans la prochaine version de Chrome (au profit de WebM) : The Gloves Are Off, Google Chrome Browser Will Drop Support For H.264 Video Codec. Cette annonce n’a pas forcément eu le retentissement qu’elle aurait dû avoir, car elle préfigure une bataille rangée qui s’annonce des plus sanglante !

Pour encoder, il faut passer à la caisse

Avant toute chose, il est important de rappeler certaines notions pour ne pas rajouter à la confusion ambiante :

H.264 est donc un codec largement utilisé pour faire de la vidéo HD sur le web (notamment par YouTube, Netflix, Hulu…) mais qui engendre des coûts de licence. Pour être plus précis : il existe une version gratuite de H.264 (x.264) qui permet de faire de l’encodage avec des solutions software (donc pas très puissante). Mais si vous voulez encoder des vidéos à l’échelle industrielle, il va falloir utiliser des solutions hardware qui sont elles payantes (par nombre de CPU).

Donc si l’on résume : le codec H.264 est gratuit pour les amateurs mais payant pour les gros acteurs (ceux qui vivent de la VOD ou d’autres activités relatives à la vidéo en ligne). Le group MPEG LA a annoncé une totale gratuité de son codec pour un usage non-commercial mais le doute persiste (MPEG-LA Makes Free Internet Video Royalty Free Perpetually). Google a pris la décision de ne plus encourager l’utilisation de ce codec pour une exploitation dans un lecteur video HTML5, mais son usage perdurera au travers des plugins Flash et Silverlight.

(Merci à Mathias Blandin, consultant web & VOD, pour toutes ces précisions)

Flash vs. HTML5 = Apple vs. Google vs. Microsoft

Jusqu’à récemment, Flash était la technologie de référence pour faire de la vidéo sur le web, mais avec l’avènement d’HTML5 (et de sa balise et surtout sans les solutions coûteuses de streaming (exploitant Flash ou Silverlight). Netflix travail ainsi activement à l’éllaboration d’un nouveau standard : Netflix Working on HTML5 Standard for Streaming Video.

Interrogé à ce sujet, Samuel Rohault (le directeur technique de MySkreen) analyse cette situation comme un retour en arrière pour les éditeurs et diffuseurs qui doivent à nouveau se casser la tête sur le choix d’un codec et des technologies qui vont avec. Selon lui, H.264 apparait néanmoins comme la solution la largement répandue au travers de Flash.

Nous nous retrouvons donc avec deux clans :

Le fait que Google annonce le non-support de H.264 et soit obligé d’expliquer son choix illustre les enjeux du marché de la vidéo HD sur le web (cf. More about the Chrome HTML Video Codec Change). Aujourd’hui nous savons qu’Apple ne peut pas se rallier au premier camp : d’une part car l’ouverture n’est pas son truc, et d’autre part car iOS ne supportant pas Flash, il faut bien que Safari puisse faire tourner les vidéos encodées en H.264 sur iPhone et iPad. La grande question est donc de savoir si Microsoft va basculer dans un camp et assurer le support effectif de WebM dans IE9 (pour le moment la dernière version permet de jouer des vidéos WebM uniquement si le codec VP8 est déjà installé sur la machine).

Peu importe le fait que tel ou tel navigateur supporte le codec H.264 (de toute façon Flash est déployé sur plus de 97% des postes), l’important pour Google est que le plus grand nombre de navigateurs supportent nativement son alternative : le format WebM et son codec VP8. Ils ont donc annoncé dans la foulée la disponibilité prochaine de plugins WebM pour IE et Safari. Un passage en force qui provoque des remous (euphémisme).

iOS vs. YouTube

Nous avons donc un duel avec Google contre Apple et Microsoft (qui lui même est en compétition directe avec Apple). Donc au final c’est plus une guerre à trois entre les ennemis historiques Google vs. Apple vs. Microsoft. Qui va gagner cette guerre ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais un atout dans le jeu de Google pourrait bien lui permettre de rafler la mise : YouTube.

Autant Apple a vendu une petite centaine de millions de machines tournant sous iOS, autant les utilisateurs de YouTube se comptent en milliards. Si Google décide d’intensifier le conflit, il lui suffit d’imposer le codec VP8 sur les vidéos HD pour déstabiliser l’ensemble du marché. C’est donc un moyen de pression de formidable. Cela fait déjà un petit moment que Google propose de tester un player HTML5 sur son site mais je ne sais pas quelle est la proportion de vidéos encodées en VP8 par rapport à H.264.

Autre levier de pression de Google : Android. Son système d’exploitation pour smartphone supporte nativement H.264 pour la vidéo HD et le streaming. L’abandon de H.264 serait une nouvelle étape dans cette guerre des codecs, bien que Flash soit également disponible sur Android (donc une situation identique à celle des desktops).

Dernier élément à prendre en compte : la technologie de streaming. Le Progressive Download (la méthode actuellement la plus répandu) consomme en effet beaucoup plus de bande passante que l’Adaptive Streaming (qui ne télécharge que des petits tronçons de vidéo et adapte la résolution et le nombre d’image par seconde). Apple, Microsoft et Adobe proposent chacun leur solution (respectivement HTTP Live Streaming, Smooth Streaming et HTTP Dynamic Streaming) mais exploitent tous le codec H.264. Voici donc un argument décisif en faveur de ce dernier car non seulement il permet d’économiser de la bande passante (et nous allons très rapidement en manquer avec l’explosion des usages de la vidéo HD) mais également d’incruster des messages publicitaires beaucoup plus facilement. En d’autres termes : H.264 permet de faire de l’Adaptive Streaming qui génère des économies de bande passante d’un côté et des revenus publicitaires de l’autre. Deux arguments de poids auquel Google devra trouver une alternative (plus d’infos ici : Adaptive Bit Rate Video Streaming: Why Delivery Will Matter More Than Codec).

Je ne suis pas un spécialiste du secteur, mais mon petit doigt me dit que cette guerre ne concerne pas réellement le marché de la vidéo sur le web, ni sur les terminaux mobiles. Avec WebM, Google est en train de peaufiner son plan d’invasion (de domination ?) de la télévision. 2011 va en effet être une année décisive pour le marché des smart TVs et plus généralement pour le marché des contenus numériques sur les TV connectées (VOD, abonnement…).

L’avenir nous dira comment cette guerre va évoluer, mais je suis prêt parier ma Freebox V.6 que la bataille va se déporter sur la TV.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2011/01/20/video-html5-la-guerre-des-codecs-est-declaree/feed/ 10 Google expérimente les ebooks en HTML5 http://www.interfacesriches.fr/2010/11/24/google-experimente-les-ebooks-en-html5/ http://www.interfacesriches.fr/2010/11/24/google-experimente-les-ebooks-en-html5/#comments Wed, 24 Nov 2010 09:56:08 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=912 Après ChromeExperiments et The Wilderness Downtown, Google continue d’évangéliser le marché sur les capacités d’HTML5 avec un nouveau projet : 20 Things I Learned About Browsers and The Web. Il s’agit en fait d’un livre numérique (sur le même modèle que ce qui existe en Flash comme le FluidBook) qui vulgarise le web au travers d’explications courtes et d’illustrations enfantines :
Le livre numérique de Google en HTML5

Outre la qualité de la réalisation (mise en page, traitements graphiques), ce sont les animations et interactions qui sont les véritables vedettes de ce livre :

Rien de très révolutionnaire, si ce n’est que tout est réalisé en HTML5, CSS3 et javascript. En quoi est important ? D’une part ce livre électronique ne repose sur aucune technologie propriétaire, mais chaque page possède sa propre URL et son contenu est parfaitement référencable (comme une page HTML en fait !).

L'index du livre

Cerise sur le gâteau, il existe même un mode de lecture à fort contraste pour lire au lit :

La version nuit

Au niveau du code source, vous pouvez aller vérifier vous même, mais c’est bien une page web traditionnelle :

Le code source

Vous pourriez me dire que cette première expérimentation signe l’arrêt de mort du format propriétaire iBooks d’Apple, mais les choses ne sont pas si simples, car ce livre électronique est illisible sur un iPad (malgré le fait que Safari utilise le même moteur de rendu que Chrome) :

Le livre électronique en HTML5 illisible sur l'iPad

Au-delà de cette (surprenante) incompatibilité, d’autres raisons font que cette expérimentation n’est pas réellement viable :

Bref, cette expérimentation ressemble plus à une opération d’intimidation (voir de propagande) qu’à une réelle volonté de bouleverser le secteur des livres électroniques. Elle s’inscrit donc dans la stratégie à long terme de Google (cf. Google à l’assaut d’iTunes et d’iOS avec Chrome et HTML5 ?).

Bon ceci étant dit, je commence à voir de plus en plus d’initiative de remplacement de Flash par HTML5. Le lancement de Aviary HTML5 photo editor en est un bel exemple. Encore une fois, n’y voyez pas un signe de la mort prochaine de Flash (Pourquoi HTML5 et Flash ne peuvent être comparés) mais plutôt le retour sur le devant de la scène des technologies standards (CSS3 et javascript seront-elles les technologies RIA du future ?).

(via Techcrunch)

]]> http://www.interfacesriches.fr/2010/11/24/google-experimente-les-ebooks-en-html5/feed/ 7 Google à l’assaut d’iTunes et d’iOS avec Chrome et HTML5 ? http://www.interfacesriches.fr/2010/08/31/google-a-lassaut-ditunes-et-dios-avec-html5/ http://www.interfacesriches.fr/2010/08/31/google-a-lassaut-ditunes-et-dios-avec-html5/#comments Tue, 31 Aug 2010 09:32:17 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=858 Alors que Google est en train d’accélérer le rythme des innovations autour de son navigateur, les équipes de Chrome Experiment viennent de publier une nouvelle démonstration technologique autour de HTML5 particulièrement intéressante : Arcade Fire, HTML5 and Chrome. Cette expérimentation artistique met en scène le dernier titre du groupe Arcade Fire dans une chorégraphie de fenêtres orchestrées par le réalisateur Chris Milk : The Wilderness Downtown.
The Wilderness Downtown avec HTML5
The Wilderness Downtown avec HTML5

L’objectif affiché de cette création artistique est de valoriser des techniques comme la balise vidéo, le rendu 3D de la balise Canvas (avec le nuage d’oiseaux), la manipulation d’objets (les cartes issues de Google Maps et Hearth), la synchronisation des fenêtres, les dessins procéduraux (voir la capture en dessous), les filtres couleur appliqués aux images ainsi que l’incrustation de sprites dans les vues aériennes et les streets views.

Dessin vectoriel séquentiel et fenêtres synchronisées
Dessin vectoriel séquentiel et fenêtres synchronisées

Le tout forme une expérience inédite mais qui consomme tout de même beaucoup de ressources. Qu’importe, j’imagine que l’objectif de Google est de démontrer la supériorité de son navigateur et surtout d’illustrer des possibilités jusqu’alors inexploitées. Des possibilités inexploitées par un navigateur… ça ne vous dit rien ? Avec cette démonstration Google est en train de préparer tranquillement l’opinion publique à la sortie de son web OS éponyme (programmée pour la fin de l’année) qui va devoir se heurter au scepticisme des clients qui vont avoir bien du mal à faire le deuil du couple OS / logiciel auquel ils sont attachés.

Même si cette expérimentation nous prouve surtout que les navigateurs sont limités en capacité de traitement, ils préparent déjà la suite avec un gros coup : Une nouvelle version de Chrome capable d’exploiter la carte graphique des ordinateurs (Hardware Acceleration is Coming to Chrome). Petit à petit, Google est donc en train de creuser l’écart avec ses concurrents et surtout de préparer l’avenir avec un Chrome promu au status de plateforme : OS + Navigateur + App Store (cf. Chrome OS Gets Ready for Gaming). Selon cette perspective, Chrome ne serait plus réellement un concurrent de Firefox ou encore d’IE, mais plutôt d’iTunes et d’iOS. À suivre…

(via The Next Web)

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