http://www.interfacesriches.fr Toute l'actualité des interfaces riches (Flash, HTML5, 3D...) Wed, 10 Jul 2013 08:17:25 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.3-alpha Un second souffle pour les images interactives http://www.interfacesriches.fr/2013/05/16/un-second-souffle-pour-les-images-interactives/ http://www.interfacesriches.fr/2013/05/16/un-second-souffle-pour-les-images-interactives/#comments Thu, 16 May 2013 09:23:07 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5384 Souvenez-vous, au commencement du web, les images étaient statiques. Puis Flash a été popularisé et faire des images interactives est devenu simple. Puis les terminaux mobiles se sont généralisés (sans Flash) et les images sont redevenues statiques. Heureusement certains services se sont positionnés sur ce créneau et proposent des solutions simples en HTML et javascript pour que n’importe qui puisse faire des images interactives. Quel est l’intérêt de rajouter une couche d’interactivité aux images ? De faire passer plus d’informations, de mieux engager les internautes, de prolonger la visite… L’intérêt est en fait le même qu’il y a 10 ans quand les premiers usages d’images interactives sont apparus avec Flash.

Les deux principaux fournisseurs de services dans ce domaine sont ThingLink et StippleKiosked et Luminate proposent également des solutions similaires, mais ils ont un positionnement différent. Le principe est de vous fourni un service qui superpose une couche d’interactivité à vos images pour pouvoir y incruster des liens, des photos, des vidéos… En fiat il n’y a pas de limites aux éléments qui vous pouvez lier, certains s’intègrent mieux que d’autres.

Si mes sources sont exactes, ThingLink est le premier à avoir proposé ce genre de service pour les particuliers et les professionnels. Le service se présente sous la forme d’un éditeur qui vous permet d’insérer des rich media tags à vos photos et de les partager en y insérant un petit bout de javascript : ThingLink Rich Media Tags, An overview. Dans la pratique, ça ressemble à ça :

En passant votre souris au-dessus de l’image, vous allez voir apparaître des petits pictos menant à des contenus supplémentaires : photos, vidéos, musiques, profils de réseaux sociaux, mais aussi pages produit sur Amazon, Best Buy ou Etsy. Des liens particulièrement intéressant dans le cadre d’une activité marchande, regardez par exemple cette expérience menée par Ikea :

L’interface du service permet également d’avoir de comptabiliser le nombre de clics sur les images ou certains pictos.

L'interface d'analytics de ThingLink
L’interface d’analytics de ThingLink

Le plus intéressant dans ce service, est qu’il fonctionne aussi sur Facebook, Twitter et Tumblr. Dans le même genre, Stipple propose également de rajouter une couche d’interactivité aux images. Le fonctionnement est à peu près le même, avec un petit bout de code javascript à rajouter. Exemple avec Lexus (qui fonctionne aussi sur Twitter) :


Mais ils vont aussi plus loin avec leur offre Stipple Shopping qui ambitionne de transformer une image en mini-boutique intégrée :

L’ambition de ce service est donc nettement plus forte. Je ne saurais vous dire si les boutiques encapsulées dans une image sont viables, mais toujours est-il que celà ouvre d’innombrables possibilités pour étendre les possibilités d’interaction au sein même des flux de messages des plateformes sociales. Malheureusement ces deux solutions passent par Flash pour ajouter une couche d’interactivité au sein de la timeline de Facebook : Stipple allows Facebook pages to share interactive images and drive e-commerce et ThingLink Adds Interactive Image Sharing to Facebook Timeline.

(via Blog Ergo Sum)

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/05/16/un-second-souffle-pour-les-images-interactives/feed/ 1 Des jeux en 3D toujours plus performants avec HTML5 http://www.interfacesriches.fr/2013/04/11/des-jeux-en-3d-toujours-plus-performants-avec-html5/ http://www.interfacesriches.fr/2013/04/11/des-jeux-en-3d-toujours-plus-performants-avec-html5/#comments Thu, 11 Apr 2013 08:37:52 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5374 J’ai l’impression qu’il ne se passe pas un un seul mois sans que j’entende parler d’HTML5 comme le nouvel eldorado des jeux en ligne. Non pas que les possibilités offertes par HTML5 sont  supérieures à celles offertes par d’autres technologies comme Flash ou Unity, mais force est de constater la communauté y investit énormément d’énergie. Il en résulte de bien beaux projets comme le portage du moteur Unreal 3 en HTML5Mozilla And Epic Games Bring Unreal Engine 3 To The Web, No Plugin Needed.

L’année dernière, l’éditeur Epic avait annoncé en grande pompe le portage de son moteur 3D dans Flash. Capitalisant sur ce travail, ils se sont associés avec les équipes de Mozilla pour réaliser un portage similaire en HTML5 et javascript (asm.js pour être plus précis). Le résultat sera disponible d’ici quelques semaines.

Ce ne sont pas tant les performances ou le rendu qui sont impressionnants, mais plutôt le fait qu’ils ont réalisé ça en seulement 4 jours. Quatre jours pour adapter du code C et C++ en javascript (plus d’1 million de lignes de code). Autre annonce marquante de ces dernières semaines, l’annonce de l’utilisation d’HTM5 et WebGL pour réaliser la prochaine version de RuneScape, un MMO en ligne : Jagex turns to HTML5 for RuneScape 3.

Runescape en Java (à gauche) et en HTML5 (à droite)
Runescape en Java (à gauche) et en HTML5 (à droite)

Les précédentes versions avaient été réalisées avec Java, mais il semblerait que l’éditeur privilégie une solution plus universelle, comme expliqué ici :

HTML5 serait-il donc LA solution universelle pour les rich internet games ? Comme toujours, je me dois de vous apporter une réponse mesurée. Bon en fait ce n’est pas moi, mais les équipes de Waste Creative qui apporte une réponse parfaitement argumentée dans ce très beau site : Flash v. HTML. Leur argumentation repose sur le jeu Waste Invaders qui a dans un premier temps été réalisé en Flash, puis proposé sur iPhone avec Adobe Air, puis porté en HTML5.

La version HTML5 de Waste Invaders
La version HTML5 de Waste Invaders

Le rendu du jeu est le même, mais ils reconnaissent que Flash est pour le moment largement mieux déployé que les navigateurs modernes sachant exploiter HTML5… sauf sur les terminaux mobiles. Leur conclusion est que les deux technologies sont très bien et qu’ils les apprécient toutes les deux. Cela rejoint l’avis que je vous ai toujours donné : ces deux technologies ont leurs avantages et inconvénients et ne devraient pas être opposées.

Il y a certes l’argument de la technologie propriétaire, mais il faut bien reconnaitre que les plugins nous rendent quand même de fiers services, ne serait-ce que sur YouTube ou sur Facebook, qui d’ailleurs vient de nouer un partenariat avec Unity (Facebook and Unity are now in a Relationship … and it’s Awesome!). Je vous propose donc de relativiser cette fronde anti-plugins et de privilégier le libre choix à une posture trop rigide.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/04/11/des-jeux-en-3d-toujours-plus-performants-avec-html5/feed/ 3 Flash continuera d’exister, même après le départ de Kevin Lynch http://www.interfacesriches.fr/2013/03/25/flash-continuera-dexister-meme-apres-le-depart-de-kevin-lynch/ http://www.interfacesriches.fr/2013/03/25/flash-continuera-dexister-meme-apres-le-depart-de-kevin-lynch/#comments Mon, 25 Mar 2013 09:52:23 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5370 Gros remue-ménage la semaine dernière sur la planète web avec l’annonce du départ du directeur technique d’Adobe : Adobe CTO Kevin Lynch Moving to Apple. Vous ne le connaissez sûrement pas, mais Kevin Lynch est une figure emblématique chez Adobe : initialement employé par Macromedia, il a travaillé sur des projets majeurs comme Dreamweaver avant de prendre ce poste-clé chez Adobe. L’annonce de son départ ne me surprend qu’à moitié dans la mesure où la société qu’il quitte n’a plus rien à voir avec celle qu’il a connue, il devait estimer que sa mission était complétée.
Kevin Lynch chez Adobe
Kevin Lynch chez Adobe

Son arrivée prochaine chez Apple en tant que directeur technique a fait naître de nombreuses spéculations autour du portage prochain de Flash sur les terminaux mobiles d’Apple. De bien étranges spéculations dans la mesure où Flash est présent sur iOS depuis de nombreuses années, non pas dans le navigateur mais au travers de AIR. Un des plus grands succès de l’iPad (Machinarium) a par exemple été développé sous Flash. Précisons au passage que Flash n’est pas la seule technologie tierce présente sur iOS, je pense notamment à Unity utilisé entre autres pour The Room ou Temple Run 2.

Bref, tout ça pour dire que si Kevin Lynch a naturellement été un grand défenseur de Flash, son départ de Adobe ne signe pas l’arrêt de mort de cette technologie. L’essentiel de l’action de Kevin Lynch ces dernières années a ainsi porté sur la transformation des offres de l’éditeur qui sont passées d’un modèle de licence à un modèle SaaS. Cette tâche titanesque étant achevée, les offres Creative Cloud et Marketing Cloud sont disponibles sur de nombreux marchés, il va s’occuper du cloud d’Apple qui en a bien besoin.

Le départ de Kevin Lynch va en attrister plus d’un(e), mais Adobe est une grosse société qui emploie de nombreux autres talents, dont Ben Forta et notre Thibault national. Dans tous les cas, le départ d’une figure, aussi emblématique soit-elle, ne remet pas en cause la roap map d’un éditeur (Microsoft a également connu le départ de son CRO, Ray Ozzie). Flash va donc logiquement continuer son évolutionAdobe Flash Player 11.6 and AIR 3.6 now available et Google declares Flash is now ‘fully sandboxed’ in Chrome for Windows, Mac, Linux and Chrome OS.

Comma j’avais déjà eu l’occasion de l’expliquer, Flash est et aurait toujours dû être un produit de niche. Le fait est qu’avec la stagnation des spécifications HTML, la communauté s’est rabattu sur cette technologie pour proposer des expériences toujours plus différenciantes. Maintenant que HTML5 est là, Flash retrouve la place qu’il aurait dû avoir, notamment en se recentrant sur les jeux et la vidéo. Cela n’empêche bien évidemment pas Adobe de le valoriser en tant que support de créativité, comme c’est le cas au travers des Cutting Edge Projects : Adobe partners with FWA to highlight new, cutting edge Web designs every week.

Moralité : Flash continuera d’exister, au même titre que d’autres technologies propriétaires comme Quicktime, Unity ou 3DVia.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/03/25/flash-continuera-dexister-meme-apres-le-depart-de-kevin-lynch/feed/ 4 Les interfaces riches au service de l’émotion http://www.interfacesriches.fr/2012/07/19/les-interfaces-riches-au-service-de-lemotion/ http://www.interfacesriches.fr/2012/07/19/les-interfaces-riches-au-service-de-lemotion/#comments Thu, 19 Jul 2012 09:59:06 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5272 Non, les interfaces riches ne servent pas qu’à jouer des vidéos ou à animer des objets 3D à l’écran. Bon en fait, si, les technologies d’interfaces riches servent à ça, mais elles sont d’autant mieux exploitées qu’elles servent un but précis. Dans les exemples que je vais vous citer, il est ainsi question d’utiliser Flash pour faire passer un message chargé d’émotions. Ce message peu être de différentes natures (commerciale, caritatif, artistique…), mais l’important est de bien comprendre que la technologie n’est ici qu’un moyen d’immersion pour bien capter l’attention des internautes et de faire vibrer chez la bonne corde émotionnelle.

Commençons d’abord par étudier la dernière campagne de Only, une marque de vêtements de djeunz. Only Because We Can est un mini site proposant une vidéo interactive en plein écran dont l’unique objectif est de mettre en scène les produits de la marque dans une narration tournant autour de l’envie de… faire des choses simplement parce que l’on peut les faire. Le support (la vidéo) sert ainsi le message (“only because we can“) et accessoirement la marque (Only).

La vidéo interactive de ONLY

La vidéo est donc jouée automatiquement, un clic de la souris permet de la mettre en pause et d’avoir des détails sur les produits portées par les actrices. Rien de novateur, mais une bonne illustration commerciale de ce que l’on peut faire avec une vidéo d’ambiance.

Autre exemple avec Carly’s Cafe, un mini-site accompagnant la sortie du livre Carly’s Voice qui raconte l’histoire et quotidien de Carly Fleischmann, une jeune femme autiste.

La mini-site Carly’s Cafe

Après une courte introduction vidéo sur l’enfance de Carly, ce mini-site propose de vivre une scène de sa vie quotidienne (boire un chocolat dans un café). Tout l’intérêt de cette vidéo interactive est de restituer de la façon la plus fidèle possible sa perception du monde qui l’entoure et de ses angoisses. Une expérience assurément intense, car elle restitue bien les troubles d’attention et de langage de la fameuse Carly.

Dernier exemple avec la société Alzheimer du Canada qui a mené une campagne très originale sur un grand portail d’information : La maladie d’Alzheimer version web. L’idée était de sensibiliser l’opinion publique sur la maladie d’Alzheimer en effaçant le contenu des pages du portail au fur et à mesure que l’internaute fait défiler la page vers le bas.

Là encore, rien de très spectaculaire (il existe d’autres exemples de bannières en Flash qui interagissent avec le contenu de la page), mais une technologie utilisée pour servir un message (les conséquences de la parte de mémoire).

Avec ces trois exemples, vous avec une illustration de ce que les technologies RIA permettent de faire pour transmettre des émotions. Si vous avez d’autres exemples probants, je suis preneur…

]]> http://www.interfacesriches.fr/2012/07/19/les-interfaces-riches-au-service-de-lemotion/feed/ 2 Le paysage des Rich Internet Games se diversifie http://www.interfacesriches.fr/2012/03/11/le-paysage-des-rich-internet-games-se-diversifie/ http://www.interfacesriches.fr/2012/03/11/le-paysage-des-rich-internet-games-se-diversifie/#comments Sun, 11 Mar 2012 21:37:20 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1303 Le marché des jeux en ligne est un secteur que je suis avec attention. Régulièrement j’essaye de faire le point sur les Rich Internet Games, que l’on croyait récemment acquis à la cause du HTML5, mais pas tant que ça. Si le principe du jeu dans le navigateur n’est pas neuf, l’innovation autour de cet usage n’a jamais été aussi forte et le paysage se diversifie, aussi bien en terme de solutions technologiques, que d’éditeurs de référence et de modèles économiques.

Dernier fait notable en date, le portage du Unreal Engine dans la dernière version de Flash : Epic touts console-quality graphics in browser-based Flash games with Unreal Engine. Cette démo est très longue à charger, mais le résultat est spectaculaire, car vous vous retrouvez en face d’un environnement en 3D temps réel d’une très grande fluidité et finesse.

Le moteur graphique Unreal Engine dans votre navigateur grâce à Flash

La mise en ligne de cette démo n’est pas un hasard, car elle est synchronisée avec le recentrage récent de Flash sur le jeu et la vidéo HD. Cette annonce est également faite conjointement avec le lancement d’un nouveau site vertical (Gaming.Adobe.com) et de différentes annonces autour de Stage3D récapitulées ici : So much stuff to talk about.

Le nouveau site consacré aux professionnels du jeu de Adobe

Adobe met donc le paquet pour se réserver la part du lion sur ce créneau. Il faut dire que le marché est juteux, non pas en nombre de joueurs, mais en nombre de studios et de développeurs indépendants. Il faut dire que Adobe a accumulé un peu de retard, surtout face à des plateformes de développement dédiées comme Unity3D qui vient de passer à la version 3.5 et qui sera utilisé dans la conversion des titres de Capcom : Capcom Bringing it in Browsers, Onimusha Soul Coming this Summer.

La compétition est donc serrée, et Adobe doit bouger vote pour encercler des concurrents de petite taille comme Unity, car de plus gros poissons viennent de rentrer dans la danse : Google’s Unified Gaming Platform.

Google vient donc d’officialiser PlayN, son framework de développement de jeux en ligne. Comme je ne suis pas un pro, je me suis renseigné auprès de Didier Girard qui m’a gentiment fourni les explications suivantes :

Voici donc une initiative ambitieuse dont Adobe se serait bien passé. Est-il raisonnable de penser que l’on peut réaliser des jeux non-casual avec HTML5 ? Peut-être : WebSonic, Sonic 3D avec WebGL ou la révolution JavaScript par l’exemple.

Toujours est-il que le débat HTML5 + WebGL / Flash + Stage 3D n’est plus réellement d’actualité, car la concurrence est ailleurs. Porter un jeu initialement conçu pour le desktop dans le navigateur est une tâche hasardeuse et plutôt ingrate, d’autant plus à l’heure du cloud gaming. Les acteurs de ce créneau connaissent ainsi une forte croissance et signent des partenariats tout à fait intéressants : Warner Bros Interactive Entertainment and Gaikai Partner to Launch World’s First Cloud-Based Streaming MMO Game Experience. Pour en savoir plus sur la stratégie de développement des deux principaux acteurs, je vous recommande l’article suivant : CES, Two cloud gaming firms, two different visions.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2012/03/11/le-paysage-des-rich-internet-games-se-diversifie/feed/ 1 Adobe recentre Flash sur le jeu et la vidéo HD http://www.interfacesriches.fr/2012/02/24/adobe-recentre-flash-sur-le-jeu-et-la-video-hd/ http://www.interfacesriches.fr/2012/02/24/adobe-recentre-flash-sur-le-jeu-et-la-video-hd/#comments Fri, 24 Feb 2012 06:54:08 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1294 Cette semaine Adobe a publié par l’intermédiaire de Mike Chambers la feuille de route d’évolution de la plateforme Flash : Adobe roadmap for the Flash runtimes. Un document à la tonalité un peu trop formelle à mon goût, mais qui a le mérite d’illustrer la volonté de transparence d’Adobe quand à l’avenir de Flash et de clarifier son positionnement vis-à-vis de HTML5.

Une publication qui tombe à pic, car Adobe s’est fait pas mal chahuter ces derniers temps (Adobe toujours dans la tourmente malgré des nouveautés intéressantes), non pas que ses produits ne sont plus bons, mais parce qu’une tranche de la blogosphère high-tech a décidé que Flash n’était plus à la mode. Mettons tout de suite les choses au point : avec cet article, mon but n’est pas de prendre la défense d’Adobe, mais de militer en faveur des interfaces riches, de TOUTES les interfaces riches, pour que les concepteurs de sites et de services en ligne aient une palette d’outils la plus large possible afin d’améliorer et d’enrichir l’expérience des internautes.

D’où vient Flash et où va cette technologie ?

Comme précisé dans le document, Flash est une technologie d’animation vectorielle créée dans les années 90. Suite à un accueil enthousiaste de la communauté, ce plug-in a commencé à intégrer toujours plus de possibilités (animations, audio, vidéo, accès aux périphériques…). Si le rythme d’innovation avec Flash a été aussi soutenu, c’est parce que la technologie était tirée par un écosystème de développeurs frustrés de voir les spécifications de HTML stagner. Résultats : ils se sont rabattus sur Flash pour pouvoir délivrer des expériences toujours plus riches à des internautes en recherche de sensations et de spectaculaire.

Puis en 2008, Adobe a sorti AIR, un environnement d’exécution multiplateforme pour pouvoir encapsuler des contenus Flash dans une similiapplication. L’objectif était de pouvoir proposer une solution de distribution universelle pour des applications légères et des jeux.

Jusque-là tout se passait bien, puis sont arrivés les smartphones et notamment l’iPhone d’Apple qui a refusé Flash pour pouvoir préserver l’intégrité de son modèle de distribution (iTunes). Certes, il y avait également l’alternative d’Android, mais les équipes d’Adobe ont visiblement rencontré des problèmes de performance insurmontables. De ce fait, décision a été prise de se concentrer sur un portage de AIR sur les smartphones afin de se conformer au modèle de distribution de “petites” applications mobiles via des marketplace. Aujourd’hui la situation est à priori stabilisée puisque ce mode de fonctionnement (des contenus Flash encapsulés sous forme d’applications mobiles) semble être le compromis universellement accepté.

Plus récemment, le W3C a enfin débloqué la situation et repris son travail de normalisation pour faire évoluer les spécifications de HTML. Une très bonne nouvelle, car les évolutions apportées par HTML5 vont grandement simplifier la création d’interfaces plus sophistiquées, surtout avec CSS3 (HTML 5 + CSS 3 = une révolution pour les interfaces web). Pour vous éviter une longue explication, disons qu’avec CSS3 et HTML5, le HTML va reprendre sa place et Flash va reprendre la sienne (Flash et HTML5 ne sont pas concurrents).

Deux créneaux porteurs : les jeux et la vidéo en ligne

Comme précisé plus haut, le but de cette roadmap est de clarifier le positionnement de Flash. Ce nouveau positionnement va donc s’articuler autour de deux créneaux : les jeux et la vidéo en ligne.

Au sujet des jeux en ligne, les ambitions d’Adobe sont clairement affichées : ils veulent faire de Flash la console virtuelle pour le web en capitalisant sur les possibilités offertes par le plugin (distribution universelle, accélération matérielle pour la 3D, prise en charge des périphériques…) ainsi que sur un écosystème de développeurs très dense. Ils comptent d’ailleurs aller encore plus loin en formalisant un Game Developer Program pour soutenir l’industrie et stimuler l’écosystème.

Certes, avec des technologies comme WebGL il est possible de faire de très belles choses (Gameloft Embraces HTML5 With 3D Game GT Racing), mais la population ciblée est beaucoup plus restreinte, et les environnements de développement ne sont pas aussi sophistiqués (à l’image de Unity3D).

Autre domaine où Flash excelle : la vidéo en ligne. C’est d’ailleurs sur ce second créneau qu’Adobe souhaite intensifier ses efforts pour faire de Flash LE moteur de la vidéo pour le web. Là encore, vous pourriez me dire que HTML5 propose des lecteurs vidéo très performants, mais diffuser de la vidéo ne se limite pas à déployer un lecteur. Sur ce point, les équipes d’Adobe vont travailler pour pouvoir étendre le support à de nouveaux codecs, enrichir les possibilités de manipulation des vidéos, collaborer de façon étroite avec les constructeurs et CDN pour optimiser les flux de streaming, proposer des solutions de DRM plus fiables pour protéger les contenus et autoriser des outils d’analytics plus sophistiqués.

Quelles évolutions pour Flash et AIR ?

Plusieurs stades d’évolution de Flash sont décrits dans la roadmap (qui devrait d’ailleurs être enrichie au fur et à mesure) :

Visiblement cette nouvelle version d’ActionScript va être une authentique révolution, mais je ne possède pas les compétences pour en apprécier la portée. Je laisse donc le soin à d’autres de commenter cette partie.

Concernant AIR, il n’y aura pas de grosses évolutions (en dehors de celles induites par le Flash Player encapsulé dedans). Les équipes vont visiblement travailler à l’amélioration des APIs pour offrir plus de modularité et de stabilité aux développeurs tiers.

Pour ce qui est de la compatibilité sur les différentes plateformes :

Voilà, tout est dit dans ce document et nous y voyons maintenant beaucoup plus clair.

Flash est mort, vive Flash !

Donc si l’on résume ce qui a été annoncé : Les RIAs exploitant Flash ne subsisteront que sur les ordinateurs, pour les terminaux mobiles et alternatifs (smartphones, tablettes, TV et voitures connectées…), les contenus Flash devront être distribués sous forme d’applications.

Cela veut-il dire qu’Adobe jette l’éponge et que finalement Flash n’est pas un bon produit. Non, bien évidemment que non, car de toute façon, une application AIR n’est qu’un contenu Flash distribué non pas dans le navigateur, mais au sein d’une application autonome. C’est donc la fin du Flash Player pour mobile, mais pas de Flash !

Le constat d’échec ne se situe donc pas au niveau de la technologie en elle-même, mais au niveau du modèle de distribution : les constructeurs ont fait le forcing pour imposer leur app store et sécuriser ainsi un minimum de revenu pour financer le développement de leur système d’exploitation. Dans l’absolu ce n’est pas plus mal, car même si ce système force les utilisateurs à payer un peu plus, il permet de tirer la qualité vers le haut en générant plus de revenus pour les développeurs et les distributeurs.

Moralité : vous n’avez pas fini d’entendre parler de Flash, ni d’HTML5, car ces deux familles technologiques vont maintenant pouvoir cohabiter en symbiose.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2012/02/24/adobe-recentre-flash-sur-le-jeu-et-la-video-hd/feed/ 9 Les domaines d’application de la 3D pour le web http://www.interfacesriches.fr/2011/11/29/les-domaines-dapplication-de-la-3d-pour-le-web/ http://www.interfacesriches.fr/2011/11/29/les-domaines-dapplication-de-la-3d-pour-le-web/#comments Tue, 29 Nov 2011 12:06:19 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1225 J’étais la semaine dernière invité au salon Entreprissimo de Dijon pour participer à une table ronde sur la 3D. L’occasion de revenir sur les progrès considérables faits en matière de 3D dans la navigateur (2011 sera-t-elle l’année de la 3D grâce à Chrome et Firefox (et Flash) ? et Flash Player 11 inaugure une nouvelle ère pour le web 3D).

Il faut dire que les débuts laborieux de la 3D sur le web sont loin derrière et qu’entre WebGL et Flash 3D, les choses sont maintenant bien plus simples. La 3D est devenu plus accessible et surtout beaucoup moins complexe à mettre en oeuvre. Une aubaine car il existe de nombreux usages :

Loin des promesses surréalistes de l’époque Second Life (l’avenir du web est à la 3D), les technologies sont maintenant beaucoup plus mûres et les usages vont se développer. Mais j’aurais largement l’occasion d’en reparler…

]]> http://www.interfacesriches.fr/2011/11/29/les-domaines-dapplication-de-la-3d-pour-le-web/feed/ 1 Compte-rendu de la conférence Back From MAX 2011 http://www.interfacesriches.fr/2011/11/10/compte-rendu-de-la-conference-back-from-max-2011/ http://www.interfacesriches.fr/2011/11/10/compte-rendu-de-la-conference-back-from-max-2011/#comments Thu, 10 Nov 2011 08:36:43 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1213 La semaine dernière se tenait à Paris la conférence Back From MAX qui fait suite à l’évènement MAX. L’objectif de cette conférence est de revenir sur les annonces et d’en proposer une interprétation au travers du témoignage de professionnels du secteur. Cette conférence a également été pour moi l’occasion de rencontrer Ben Forta en tête à tête, l’évangéliste en chef chez Adobe.

Plus de sophistication avec CSS et Flash

Je ne reviens pas sur les nouveautés présentées lors de l’évènement principal, car tout est détaillé ici : Récapitulatif des annonces de MAX 2011 : HTML5, Flash et tablettes. Par contre je voudrais m’attarder sur certaines annonces. À commencer par les propositions très intéressantes faites par les équipes Adobe sur les CSS Shaders : Introducing CSS shaders, Cinematic effects for the web. Pour vous éviter une longue explication, disons que les shaders sont de petites applications qui sollicitent la puce graphique pour accélérer le rendu des pixels. Traduction : des effets visuels très spectaculaires reposant sur un standard web, le pied !

Au vu de ces propositions, nous pourrions être en droit de mettre en doute l’intérêt de Flash face à de tels raffinements réalisés avec des standards web, mais ça serait oublier que ce ne sont que des propositions. Ces enrichissements doivent d’abord être acceptés par le groupe de travail des spécifications (un processus qui peut prendre des mois) et ensuite être implémentés dans les navigateurs (là ça peut prendre des années). De toute façon, la structure et le cycle de décision du W3C feront que Flash progressera toujours plus vite que les spécifications CSS (ou SVG ou HTML5…). Donc non, Flash reste un choix pertinent pour réaliser des effets visuels et graphiques que les navigateurs sont capables d’afficher de façon cohérente.

Ce n’est pas la première fois que j’aborde ce sujet sur ce blog (Pourquoi HTML5 et Flash ne peuvent être comparés et Flash et HTML5 ne sont pas concurrents), mais pour vous convaincre de l’écart entre ce que permet HTML5/CSS3 et Flash, il vous suffit de regarder de près les dernières réalisations de jeux en ligne :

Non seulement les jeux présentés sont particulièrement spectaculaires (d’autres exemples sur Molehill Gaming), mais ils peuvent également être portés sur les terminaux mobiles :

Comme vous pouvez le constater, des progrès considérables ont été réalisés avec Flash et nous ne sont pas au bout de nos surprises, car l’API est loin d’avoir dévoilé tout son potentiel. En témoigne le projet Muscle Jump, une démo dont l’ambition est de pouvoir animer plus d’1 million de polygones, un record !

Bien évidemment, le web ne se résume pas à des jeux en ligne, mais petit à petit Flash va être utilisé pour des projets et réalisations toujours plus spectaculaires, alors que CSS3 va se concentrer sur la scénarisation du contenu (ex : Super Cool Text Effect ou Animated Button with CSS3). J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je me répète : Les deux sont parfaitement complémentaires, vous n’avez pas besoin de choisir.

L’avenir d’Adobe et de ses produits par Ben Forta

De passage à Paris pour cet évènement, j’ai donc eu la chance d’interviewer Ben Forta en tête à tête, un privilège plutôt rare, car l’animal est dur à coincer (merci à Stéphanie d’avoir organiser la rencontre).

Ben Forta au MAX

Je vous propose ici un résumé de nos échanges :

L’entretien a donc été bref, mais très instructif. Je reste grandement impressionné par l’accessibilité de Ben Forta et la franchise de ses réponses.

À propos du soit-disant abandon de Flash sur les terminaux mobiles

Au cours de l’entretien de la semaine dernière, Ben Forta m’a donc clairement dit que la priorité pour eux n’était pas de cibler les features phones. Une posture confirmée par la récente annonce d’un recentrage sur les navigateurs d’ordinateurs et les applications mobiles : Flash to Focus on PC Browsing and Mobile Apps; Adobe to More Aggressively Contribute to HTML5. Cette annonce a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans l’industrie et de nombreux journalistes se sont précipités pour annoncer la mort de Flash et pour célébrer la clairvoyance de feu Steve Jobs qui ne croyait pas en Flash. Je vous propose donc de reformuler ce qui a été annoncé :

  1. Ils vont se désinvestir des terminaux mobiles, c’est donc l’arrêt de Flash Lite (qui de toute façon n’était pas vraiment viable) ;
  2. Ils vont mettre en pause les travaux d’amélioration des performances de Flash sur les smartphones (principalement Android sur lequel il y avait des problèmes de consommation d’énergie), mais vont continuer à améliorer AIR ;
  3. Ils vont redoubler d’efforts pour être l’acteur de référence en matière de développements HTML5.

Donc si l’on résume, ils vont transférer les ressources de R&D de Flash sur smartphones vers AIR sur smartphones. Or, AIR est un environnement d’exécution pour HTML… et Flash. Traduction : Moins de Flash dans le navigateur, mais plus de Flash encapsulé dans des applications mobiles distribuées sur les app stores (Plus d’infos sur le blog de Thibault Imbert : Focusing, et sur celui de Mike Chambers : Clarifications on Flash Player for Mobile Browsers, the Flash Platform, and the Future of Flash). Je pense que le succès récent de Machinarium et les problèmes de consommation d’énergie de Flash sur les navigateurs mobiles ont dû convaincre les équipes d’Adobe de faire ce choix d’arbitrage dans les ressources. Au final, je trouve que sur ce coup là, les journalistes nous ont livré une interprétation très médiocre et expéditive de cette réorientation.

Laissez-moi donc vous rassurer : Il y aura toujours autant de Flash sur les smartphones, et beaucoup plus d’HTML5 ! En fati sil ‘on prend du recul, les travaux n’ont qu’un objectif : accélérer l’adoption de HTML5 et optimiser les coûts de développement en privilégiant les applications “portables” d’un OS à l’autre plutôt que développée en langage natif. Dans cette histoire, les grands perdants seront HTML4 et ObjectiveC, certainement pas Flash.

J’attends donc avec impatience la sortie des différents jeux cités plus hauts, l’implémentation (probable) des évolutions des CSS, les innovations sur les terminaux mobiles et les annonces sur le futur Flash Player 12 qui visiblement devraient sortir dans les prochains mois.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2011/11/10/compte-rendu-de-la-conference-back-from-max-2011/feed/ 5 Récapitulatif des annonces de MAX 2011 : HTML5, Flash et tablettes http://www.interfacesriches.fr/2011/10/06/recapitulatif-des-annonces-de-max-2011-html5-flash-et-tablettes/ http://www.interfacesriches.fr/2011/10/06/recapitulatif-des-annonces-de-max-2011-html5-flash-et-tablettes/#comments Thu, 06 Oct 2011 20:48:52 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1187 Cette semaine se déroulait à Los Angeles la grand-messe annuelle d’Adobe : MAX 2011. Comme chaque année, cette manifestation a été l’occasion pour l’éditeur de confirmer les promesses et d’annoncer  plein de nouveautés. Au niveau des promesses, ils ont avant tout officialisé la sortie de Flash 11 et AIR 3. Au niveau des nouveautés, elles concernent trois principaux domaines : Les tablettes, HTML5 et Flash. Je vous propose un passage en revue des annonces marquantes.

Enrichissement de l’offre pour tablettes

Adobe a dans un premier temps confirmé son intention de faire de la Digital Publishing Suite la solution de référence pour la publication de magazines numériques sur tablettes. Précisons qu’il existe de nombreuses solutions pour créer et diffuser des magazines numériques, que le débat HTML5/app fait rage (L’avenir des magazines numériques est-il à l’HTML5 ?), mais qu’Apple devrait y mettre de l’ordre avec la sortie de NewsStand sur iOS5.

L’éditeur a dans un second temps levé le voile sur une gamme complète d’applications pour touchbooks (Adobe Touch Apps) :

C’est donc une gamme très complète d’applications qui sortiront dès le mois prochain pour Android avec un prix de lancement à 7,99€ et dès 2012 que iOS.

Autant vous dire tout de suite que ces applications ont fait sensation lors de leur présentation. Je suis particulièrement intéressé par Adobe Proto, une application très prometteuse, mais qui est encore incomplète : Adobe lance son application de prototypage rapide… pour les tablettes.

Course à l’armement pour s’imposer sur HTML5

Contrairement à ce que vous pouvez penser, HTML5 n’est pas réellement concurrent de Flash. Adobe s’est ainsi positionné assez tôt sur le “créneau” en proposant un support avancé pour Dreamwaver ainsi qu’un outil dédié (Adobe Edge qui a été présenté officiellement : Adobe lance Edge, un outil d’animation HTML5).

Poursuivant sur cette lancée, ils ont annoncé des choses tout à fait intéressantes :

Avec ces différentes annonces, Adobe confirme donc son implication dans HTML5 et souhaite visiblement être associé de façon explicite à son exploitation à grande échelle sur le web et le mobile, une très bonne nouvelle !

Des usages toujours plus sophistiqués pour Flash

Présenté l’année dernière, Flash11 a encore une fois mis la 3D à l’honneur avec des démonstrations très impressionnantes de l’API Stage3D (cf. Le B A BA de la 3D dans Flash). Et encore une fois, c’est dans le domaine des jeux en ligne que la 3D dans Flash est présentée comme la plus prometteuse (L’ère de la 3D sur le web). Adobe adresse à ce sujet de façon explicite les éditeurs avec ses solutions Gaming.

De nombreuses démos ont été présentées dont :

Visiblement, Adobe souhaite mettre le paquet sur la 3D et les jeux : Adobe’s Strategy to Distinguish Flash 11 from HTML5, in 3D. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de faire une petit tour sur Molehill Gaming.

Autres annonces

D’autres annonces ont également été faites :

Mes réflexions

Nous y voyons plus clair dans la stratégie de développement d’Adobe qui devrait s’articuler autour de ces trois pôles : Tablettes, HTM5 et Flash. Vous noterez au passage que ces derniers sont intimement liés et qu’Adobe mise ainsi sur de futurs relais de croissance pour anticiper une probable baisse de revenus sur son business historique. Cette nouvelle stratégie devrait logiquement être intensifiée d’ici le prochain mois avec le rachat d’autres acteurs de niche (si je devais faire un pronostique, ça serait Unity et Balsamiq).

Ceci étant dit… il reste toujours l’épineux problème de la disponibilité de Flash sur iOS. Même si Adobe travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions de contournement, le blocus de Apple n’arrange pas les affaires d’Adobe. Nous verrons si le décès de Steve Jobs (qu’il repose en paix) va faire évoluer cette situation.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2011/10/06/recapitulatif-des-annonces-de-max-2011-html5-flash-et-tablettes/feed/ 4 Unity en orbite grâce à la NASA (et bientôt dans Flash) (et peut-être chez Adobe) http://www.interfacesriches.fr/2011/09/20/unity-en-orbite-grace-a-la-nasa-et-bientot-dans-flash-et-peut-etre-chez-adobe/ http://www.interfacesriches.fr/2011/09/20/unity-en-orbite-grace-a-la-nasa-et-bientot-dans-flash-et-peut-etre-chez-adobe/#comments Tue, 20 Sep 2011 19:59:14 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=1176 Voilà bien longtemps que je n’avais pas parlé de Unity3D, de son environnement de production et de son plugin qui progressent pourtant assez régulièrement (comme en témoigne cette superbe Substance Demo). Bref, tout ça pour dire que Unity3D est à l’honneur avec la toute dernière production de la NASA : Eyes ont the Solar System. Cette application en ligne est un environnement 3D permettant de découvrir notre système solaire sous toutes ses facettes :
Découvrez Mercure grâce à la NASA et à Unity

L’application est très bine conçue et permet de se déplacer en différents points de notre système solaire pour y voir les astres (planètes, lunes) et les différents engins envoyés par l’homme (les engins extra-terrestres n’y sont pas référencés). Différentes options d’affichage mettent en évidence les trajectoires des objets en orbite ainsi que les indications diverses :

Mars vu de près avec ses sondes

Il y également possible de voyager dans le temps pour revivre les grandes étapes de la découverte spatiale (uniquement les missions des la NASA) et pour admirer sous toutes ses coutures le tout dernier satellite Juno :

Détails sur le satellite Juno

Que dire sur cette application si ce n’est qu’elle est rapide à charger, très agréable à manipuler (surtout avec le mode plein écran) et simple à manipuler. Une authentique réussite qui donne un avant-gout de ce que la NASA va pouvoir proposer sur des projets plus ambitieux (notamment le prochain Astronaut: Moon, Mars and Beyond).

Ceci nous ramène donc à l’environnement Unity qui a su prouver son intérêt au marché et convaincre les institutions les plus sérieuses. Reste un problème de taille pour cet éditeur de (relative) petite taille : Le Unity Player coûte de l’argent et ne rapporte rien. C’est là où Flash 11 entre en scène et ouvre de nouveaux horizons : Unity and Flash : a sneak peek.

La dernière version de Unity (l’environnement de développement) va donc permettre d’exporter les créations vers Flash 11 et son API Stage 3D (dont la sortie officielle est programmée pour le mois d’octobre). Nous pouvons donc logiquement anticiper un abandon progressif su Unity Player au profit du Flash 11 qui supporte déjà un certain nombre de raffinements comme le moteur physique de Unity, la gestion de lumières et particules, le occlusion culling… C’est donc une très bonne nouvelle pour Unity qui va pouvoir se concentrer sur son environnement de production et partir à la conquête de nouveaux marchés comme le Japon (Unity Embraces The Heart Of The Gaming World, Launches A Tokyo Division).

L’ambition de Unity va donc être de se positionner comme la plateforme de référence pour les jeux en ligne avec la possibilité de déployer un même jeu sur iOS, Android et PC/Mac. Le potentiel des smartphones n’est plus à prouver en terme de monétisation, les jeux en flash y sont d’ailleurs très bien accueillis (The best selling iPad app on the App Store was created with Adobe Flash). Reste à assurer la distribution et la monétisation de jeux à budgets limités sur PC/Mac. Sur ce point, la montée en puissance des app store chez Apple, Chrome, Mozilla et bientôt Microsoft avec Windows 8 devrait redonner une chance aux éditeurs indépendants.

En conclusion, je dirais que le marché est en train de se structurer pour débloquer une situation quasi-monopolistique trustée par les gros éditeurs disposant de moyens considérables (plus de 20 millions de $ pour les plus gros titres). Cette redistribution des cartes (environnement de production performant et bon marché, distribution simplifiée) va stimuler les éditeurs et faire souffler un nouveau vent de créativité. La bonne nouvelle dans cette histoire c’est que tout le monde va en profiter (Pc/Mac, iOS, Android).

Je me demande bien ce qu’attend Adobe pour racheter Unity…

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