Bientôt un bureau en 3D chez Apple ?

Alors que Microsoft innove en introduisant les pie menus dans le futur Windows 7 ( Ballmer And Gates Demo Windows 7: Multitouch and Pie Menus), Apple semble explorer de nouveaux territoires pour les prochaines versions de Mac OS : Apple Exploring 3D Desktop and Application Interfaces.

La marque à la pomme a ainsi déposé un brevet en décembre 2008 (répondant au nom de Multidimensional Desktop) qui ambitionne d’exploiter une troisième dimension et donner ainsi de la profondeur au bureau.

Vous remarquerez donc dans le schéma suivant l’utilisation des côtés et du bas de l’écran pour déposer des objets :

Plus surprenant, les panneaux latéraux forment en fait une boucle (lorsque vous glissez une fenêtre vers la droite, elle réapparait à gauche comme si elle vous avait contourné) :

Encore plus intriguant, les panneaux latéraux (encore eux) pourraient également accueillir les icônes ou les commandes des applications (respectivement à gauche et à droite) :

Je doute fort que toutes ces innovations soient prêtes à temps pour la future version de Mac OS ( Snow Leopard). Toujours est-il que l’on y voit maintenant un peu plus clair dans la roadmap d’évolution de Mac OS avec un système d’exploitation plus performant (avec l’abandon de la compatibilité avec les anciennes architectures) et des cartes graphiques plus puissantes (notamment sur les nouveaux macbook).

(via MacGeneration)

Des tutoriaux Flex, Flash et AS3

Plutôt intéressant comme découverte, des tutoriaux vidéos portant sur Flex, Flash et AS3 qui ont été réalisés par Michaël Chaize et Thibault Imbert sont en ligne sur le site Adobe.TV.

- Flex et les Charting Components: premiers pas dans l’implémentation de graphiques dans une application Flex.
- Communication entre AIR et LiveCycle: Définition d’un processus et d’un canal de communication entre AIR et la fondation LiveCycle ES.
- Génération de PDF avec LiveCycle Data Services: Astuces pour générer des PDF en associant un modèle XDP et un flux de données XML issues de Flex.

Les vidéos de Thibault portent plus sur Flash et l’AS3:
- Génération de PDF avec AlivePDF: Librairie OpenSource écrite par Thibault pour générer à la volée des PDF.
- WiiFlash: Découvrez comment connecter une WiiMote à votre application Flash.
- Programmation Bitmap en AS3: La spécialité de Thibault pour optimiser les performances de vos applis Flash.

Bon visionnement !

Source : Le blogue de Michaël Chaize

Les gagnants des prix Boomerang 2008

Inutile de vous dire que je n’ai pas été surprise en apprenant que le site de Tourisme Montréal a reçu le grand prix Boomerang 2008, le 4 décembre dernier, à Montréal.

Lancé en mai dernier, le site Web, conçu par l’agence Sid Lee , de Tourisme Montréal en a fait jaser plus d’un. J’en avais d’ailleurs parlé sur dans un billet qui se retrouve sur le blogue de Mikimya : Le nouveau site de Tourisme Montréal

En lisant le cours billet, vous constaterez que le site de Tourisme Montréal, qui vise à faire vivre une expérience utilisateur unique aux touristes et à planifier leur voyage en ligne, avait reçu plusieurs réactions autant négatives que positives.

Voici mon point fort que j’avais relevé au niveau de l’interface, développée en flash :

Mon point fort, excepté la richesse du visuel a été, évidemment l’expérience utilisateur. Les concepteurs ont pensé d’abord aux types d’utilisateurs qui pouvaient avoir sur le site Web (Je suis : Touriste, Gai ou lesbienne, Planificateur, etc. ) Puis, aux actions qu’ils pouvaient poser, c’est-à-dire de lire ou de regarder le site Web. Quant à mon point faible, il s’agit, comme la plus part des professionnels, du fait que le site ne soit favorable au SEO.


Au sujet des autres gagnants….

Vous ferez sûrement de très belles découvertes en découvrant ces derniers sur le site des Prix Boommerangs 2008.

Outre le fait que j’ai adoré l’expérience utilisateur sur le site de Tourisme Montréal, j’ai particulièrement aimé la navigation sur l’interface du site ” Créateur d’émotions “.

Et vous ?

P.-S. Pour votre information, les Prix Boomerang est un concours organisé à Montréal par les Éditions Infopresse. Le concours vise à récompenser les meilleures communications interactives et les sites Web conçus par des Québécois.

Les gagnants des MAX Awards 2008

Comme chaque année à l’occasion de la grande messe d’Adobe ( MAX), un concours est organisée pour récompenser les plus belles interfaces. Les gagnants de l’édition 2008 ont été annoncés en fin de semaine :  Adobe Announces 2008 MAX Awards Winners.

Dans la catégorie Advertising & Branding : Hapiness Factory de Coca-Cola, une incroyable immersion au pays imaginaire du bonheur (autres finalistes :  Fracture de LucasArts et le fameux  Color Visualizer de Shewin-Williams).

Le site Happiness Factory

Dans la catégorie Enterprise : Nasdaq pour son application Market Relpay dédiée aux traders :

L'application riche du Nasdaq

Dans la catégorie Mobile : Succubus Vertigo (pas d’URL) avec un incroyable jeu en 3D.

Phase de jeu de Succubus Vertigo

Dans la catégorie RIA : Scrapblog (mention honorable pour EarthBrowser) :

Un exemple de Scrapblog

Voici donc une très belle moisson d’interfaces riches de qualité. Et n’oubliez pas qu’il y a également un concours européen pour les MAX Europe Awards 2008.

Vers des graph sociaux visuels

Connaissez-vous Webbr ? Il s’agit d’une application sociale (”social software” comme ils disent là-bas) qui met l’emphase sur la représentation visuelle des données et graph sociaux. Bon OK, dit comme ça je ne risque pas de retenir votre attention, mais jetez quand même un coup d’oeil à l’interface :

L'interface de Webbr

Nous sommes ici en face d’un authentique social web OS, un système d’exploitation en ligne orienté sociabilisation. Vous noterez ainsi le recours aux fenêtres flotantes ainsi qu’aux menus en haut de page.

Mais la fenêtre la plus intéressante pour nous est le Visualizer qui permet d’afficher des représentations visuelles sociales (sortes de concept map à la sauce “sociale”) :

Une représentation sociale visuelle

Il est également possible de recentrer la représentation sur un profil :

Autre exemple de représentation sociale visuelle

Même si cette application en ligne est très gourmande en mémoire, elle se révèle très intuitive à l’utilisation et surtout particulièrement souple avec un redimensionnement intelligent des éléments dans la fenêtre.

Bref, un très bon exemple de service à mi-chemin entre Facebook et Jooce. Tout ça me donne envie de rédiger un article sur les web OS !

(via Mashable)

Silverlight sort enfin sa V.2

Après de nombreux mois d’attente Silverlight est enfin disponible en version 2.0 “officielle”Microsoft Releases Silverlight 2, Already Reaching One in Four Consumers Worldwide.

Au programme des nouveautés, des améliorations techniques :

  • Prise en charge du Framework .NET (avec une bibliothèque de classes de base riche, un sous-ensemble compatible du .NET Framework) ;
  • Contrôles intégrés (avec les contrôles DataGrid, ListBox, Slider, ScrollViewer, Calendar… pour simplifier la tâche des développeurs) ;
  • Prise en charge réseau complet (notamment les appels de services REST, WS*/SOAP, POX, RSS…) ;
  • Prise en charge étendue des langages .NET Framework (Visual Basic, C#, JavaScript, IronPython et IronRuby…).

Et des améliorations fonctionnelles :

  • Prise en charge de fonctions avancées de modèles et d’habillages (permet de personnaliser facilement l’aspect d’une application, la “skin“) ;
  • Intégration de la technology Deep Zoom (pour manipuler des images d’ultra-haute définition) ;
  • Protection avancée de contenu : (un DRM basées sur PlayReady) ;
  • Amélioration de la performance serveur (optimisation de la diffusion de contenus média en téléchargement progressif ou streaming) ;
  • Support de fonctions publicitaires (techniques avancées d’indexation et de référencement par des moteurs de recherche, capacités d’injection de publicités dans les flux vidéo).

Bref, ils livrent ce qui avait été annoncé lors du MIX08 (cf. MIX 08 : Jour 1). Dans le communiqué de presse il est annoncé à demi mots que Silverlight toucherait maintenant près d’1/4 de la population connectée. Oserais-je dire que c’est un point de vue très optimiste ? En tout cas d’autres osent à ma place :  Microsoft releases Silverlight 2, says one in four ‘has access’ to plug-in. Inutile non plus de sortir le goudron et les plumes, il a fallu 10 ans à Flash pour s’imposer, Microsoft aura besoin d’autant de temps pour remonter la pente. Du moins pour ce qui concerne le grand public, en entreprise la situation est différente.

Pour une analyse à chaud, ça se passe ici :  Digging into the Silverlight 2 announcement.

Mariage réussi entre RIA et web analytics avec RIA Tracker

Jusqu’à présent les interfaces riches étaient vues comme des boîtes noires qu’il était impossible de tracker. Les professionnels étaient donc très réticents à employer des technologies RIA d’envergure du fait de l’impossibilité de mesurer l’activité.

Aujourd’hui encore je ne m’explique pas cette lacune dans la mesure où la quasi-totalité des outils de tracking fonctionnent avec des marqueurs en javascript, pourquoi ne pas créer des marqueurs équivalents en ActionScript ? Bref, RIA et analyse d’audience ne font pas bon ménage.

Heureusement que certains innove comme l’équipe de tKaap avec son RIA tracker, “la première technologie de tracking dédiée aux applications riches. D’un point de vue technique cette solution n’utilise pas de base de données mais uniquement des logs au format texte (pour faciliter l’intégration et/ou la manipulation des données). Cette technologie est pour le moment en phase de test sur la très impressionnante interface de Galaxy (une sorte de viewer amélioré pour Dailymotion).

Les données sont ensuite représentées dans un beau tableau de bord :

Voici donc une très bonne initiative qui pourrait apporter un début de réponse à ce problème récurrent de la mesure d’audience. Reste à savoir comment s’intègre les données de cette solution au sein d’outils plus matures comme Webtrends, Omniture ou Google Analytics.

Encore une fois, pour moi la clé du problème n’est certainement pas la multiplication des outils mais plutôt l’extension des capacités des outils existants. Même s’il est possible de faire beaucoup de choses avec les custom reports, il est de la responsabilité des éditeurs d’apporter des solutions ou au moins des tentatives…
Bref, j’espère que ce RIA tracker va faire évoluer l’écosystème des web analytics dans le bon sens.

Adobe collabore avec Google et Yahoo! pour améliorer l’indexation de Flash

Aujourd’hui est un grand jour pour les professionnels du référencement, les flasheurs et toute la communauté web en générale. Adobe vient en effet d’annoncer une collaboration active avec les équipes de Google et de Yahoo! pour améliorer l’indexation des fichiers Flash : Finally, Flash Becomes Truly Searchable.

Petite explication préliminaire : Pour indexer le web Google utilise des robots (les googlebots) qui parcourent les pages d’un site une à une, en analysent le contenu et l’associent à des mots-clés au sein d’un gigantesque répertoire (la fameux index). Problème : Ces robots ne savent lire que le HTML. Ce qui veut dire que les contenus “riches” (vidéos, sons, animations Flash…) ne sont pas indexés. Rien de très grave puisque les référenceurs avaient trouvés des parades pour indexer correctement non pas les fichiers Flash mais les pages qui les contiennent. Hé oui, car une animation Flash ne se ballade jamais toute seule dans la toile, elle est forcément encapsulée dans une page HTML.

La grosse nouveauté du jour est que Adobe vient d’annoncer une collaboration officielle avec les équipes de Google et Yahoo! pour faciliter ce travail d’indexation. Concrètement, ils ont fourni à Google et Yahoo! un robot qui est capable d’analyser les fichiers Flash. Ou du moins qui est capable d’analyser certains contenus d’un fichier Flash : les textes et les liens (c’est déjà un très bon début).

Là où ça devient intéressant, c’est que le robot d’Adobe est également capable d’interagir avec votre ficher Flash. En d’autres termes, il peut cliquer sur les boutons et faire tout un tas d’opérations de base qui lui permette “d’explorer” l’application comme un utilisateur pourrait le faire.

C’est donc une excellente nouvelle puisque vous n’aurez pas à acheter la nouvelle version de telle ou telle logiciel ou à modifier tout un tas de paramètres. Traduction : ne faites rien, Google et Yahoo se chargent d’indexer vos fichiers Flash pour vous. (cf. How to Get Flash Site at the Top of Google). C’est sûr que cette annonce jette un sacré pavé dans la marre des référenceurs : Remember All Those SEO Tips You Read? They Are Wrong.

Même s’il manque encore beaucoup de travail pour pouvoir indexer de façon réellement efficace l’intégralité du contenu des fichiers Flash (images, vidéos…), cette nouvelle est très encourageante pour les concepteurs d’applications.

Pour les concepteurs d’applications ? Oui, pour les concepteurs d’interfaces en Flash qui ne font pas d’usage intensif d’image ou de vidéos. Ha mince, c’est un peu dommage, vous ne trouvez pas ?

Force est de constater qu’avec cette annonce ils passent visiblement à côté du gros du marché : Flash n’a d’intérêt que si l’on exploite ses capacités à gérer des animations vectorielles ou la vidéo (sinon il faut faire de l’HTML ou de l’Ajax). Dans la mesure où le fameux robot fournit par Adobe n’est pas en mesure d’indexer autre chose que du texte et des liens (cf. Improving Flash Indexing) il va donc passer à côté de toute la diversité et la richesse des contenus Flash (qui repose majoritairement sur les images, animations vectorielles et vidéos).

Alors bien évidement c’est une très bonne nouvelle pour les concepteurs d’applications en Flash / Flex (qui ne font pas un usage intensif des animations et vidéos en full HD), mais depuis quand une application a-t-elle besoin d’être indéxée ? Je parle de l’application en elle-même, pas du site qui l’héberge. Il n’y a pas réellement d’intérêt à référencer une interface applicative dans la mesure où elle est forcément associée à un site compagnon (qui lui s’indexe très bien).

Bref, même si nous somme en présence d’une annonce historique, je ne peux pas partager l’enthousiasme de tout ce beau monde dans la mesure où cette première étape ne va pas révolutionner le web et encore moins le marché du SEO : Flash May Now Bring More Search Traffic, Does it Matter?. C’est une étape nécessaire qui va très certainement déboucher sur des procédés et outils d’indexation plus sophistiqués, mais dans un premier temps c’est très limité.

Il reste de plus une grande question en suspend : quid de MSN et Live Search ? J’imagine difficilement Adobe livrer un tel outil à Microsoft qui est son concurrent le plus dangereux (au travers de technologies comme Silverlight ou WPF). Irons-nous donc vers une indexation limitée aux seuls partenaires d’Adobe ? Cette forme de discrimination ne fait pas l’unanimité (cf. Adobe Gets the Press But Does Search No Favors) et même au sein des équipes d’Adobe (cf. Search-ability in Flash).

Encore une fois tout ceci n’est pas si simple et le jeux des intérêts croisés fait que le chantier d’indexation des contenus riches est encore loin d’être bouclé.

/!\ Article initialemnet publié sur FredCavazza.net.

Un centre de ressources en ligne sur les interfaces riches

Oyé-oyé braves gens, vous cherchez des informations sur les interfaces riches ? L’anglais ne vous rebute pas ? Le discours des éditeurs non plus ? Alors je vous propose ceci : User Interface Resource Center.

UIRC.jpg

Ne vous fiez pas à son nom, ce portail est bel et bien dédié aux interfaces riches. Et pour cause, la très renommée agence EffectiveUI en est le principal sponsor.

Vous trouverez donc sur ce portail un ensemble d’articles, de livrets blancs, de liens… sur des technologies comme Flash, Flex et Silverlight, le tout cautionné et alimenté par Microsoft et Adobe.

(via RIApedia)