http://www.interfacesriches.fr Toute l'actualité des interfaces riches (Flash, HTML5, 3D...) Wed, 26 Jun 2013 08:12:39 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.3-alpha Le plein de jeux synchrones multi-plateformes chez Google http://www.interfacesriches.fr/2013/06/26/le-plein-de-jeux-synchrones-multi-plateformes-chez-google/ http://www.interfacesriches.fr/2013/06/26/le-plein-de-jeux-synchrones-multi-plateformes-chez-google/#comments Wed, 26 Jun 2013 08:12:39 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5397 La bataille fait rage entre les éditeurs de navigateur, surtout ces derniers mois. Si Microsoft tente de faire vibrer notre corde nostalgique avec du retro-gaming (De nouveaux jeux HTML5 avec Microsoft), Mozilla mise plutôt sur la 3D (Des jeux en 3D toujours plus performants avec HTML5), notamment avec la dernière version de son navigateur : Mozilla launches Firefox 22 with 3D gaming, video calls and file sharing to court developers. Certes, les jeux en ligne ne sont certainement pas votre priorité ou votre centre d’intérêt, mais l’enjeu de cette bataille est bien de séduire les développeurs au travers de démonstrations technologiques toujours plus spectaculaires.

Récemment, Google a montré un intérêt particulier pour les jeux autour de ses produits traditionnels (Google se relance dans les jeux avec Ingress, YouTube, Earth et bientôt Glass), mais les équipes du géant de Mountain View se sont également laissé tenter par des choses beaucoup plus expérimentales avec une série de jeux multi-plateformes synchrones :

Vous aurez bien compris que le but de la manoeuvre pour Google n’est pas de s’imposer comme la référence des jeux en ligne, mais de démontrer la supériorité technologique de son navigateur. Racer et surtout Cube Slam sont ainsi de véritables bijoux qui mettent parfaitement en valeur les capacités de communication en temps réel du navigateur Chrome : Google Continues WebRTC Innovations in New Video Game.

Autant il y a quelques années, la technologie Flash était perçue comme l’eldorado pour les applications en ligne, autant quand on regarde de près l’arsenal technologique déployé sur ces quatre jeux, on se dit qu’HTML5 offre tout ce dont on a besoin au quotidien en terme d’outillage informatique. CQFD, sauf dans le cas bien particulier des graphistes. Par contre, je me demande pourquoi les équipes de Google n’investissent pas autant d’énergie dans sa gamme d’applications professionnelles, notamment la suite Google Apps.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/06/26/le-plein-de-jeux-synchrones-multi-plateformes-chez-google/feed/ 0 Google Maps + WebGL = Google Earth http://www.interfacesriches.fr/2013/06/03/google-maps-webgl-google-earth/ http://www.interfacesriches.fr/2013/06/03/google-maps-webgl-google-earth/#comments Mon, 03 Jun 2013 08:37:53 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5388 J’ai toujours considéré Google Earth comme une sorte de jeu vidéo dans lequel on se téléporte d’un endroit à un autre, on survol les immeubles et on plonge au plus profond des océans. Le problème est qu’il faut installer ce logiciel et que l’interface peut être complexe à manipuler (à cause d’une navigation en 3D). Nous avions donc chez Google d’un côté le très fonctionnel Google Maps, avec ses itinéraires et ses adresses, et le très récréatif Google Earth de l’autre. Mais tout a changé le mois dernier avec l’annonce d’une nouvelle version majeure : Meet the new Google Maps, A map for every person and place.

La nouvelle version de Google Maps n’est pour le moment accessible que sur invitation, et les places sont chères tant ce nouveau service est spectaculaire. Il y a d’une part une nouvelle mise en page où la carte recouvre tout l’écran et les éléments sont posés par dessus :

La nouvelle interface de Google Maps
La nouvelle interface de Google Maps

Il y a ensuite une personnalisation de la carte en temps réel en fonction de votre historique de recherche. Puisque l’on parle de temps réel, il y a également les horaires des prochains trains / métros qui sont pris en compte dans les itinéraires proposés :

Les horaires des transports en commun dans le nouveau Google Maps
Les horaires des transports en commun dans le nouveau Google Maps

Mais la grande nouveauté est incontestablement la possibilité d’afficher une vue 3D des villes avec les bâtiments. Comme vous pouvez le constater, ce sont les mêmes contenus que dans Google Earth, mais avec une interface simplifiée :

La vue 3D des bâtiments dans le nouveau Google Maps
La vue 3D des bâtiments dans le nouveau Google Maps

Pour le moment les bâtiments ne sont disponibles que pour quelques villes (NY, Rome…), mais le rendu est splendide et parfaitement fluide. Encore plus impressionnant, cette nouvelle version propose une vue d’ensemble de la Terre avec affichage des formations nuageuses en temps réel :

La Terre vue du ciel de Google Maps
La Terre vue du ciel de Google Maps

Ce mode de visualisation est d’autant plus spectaculaire que la transition se fait en douceur. Cerise sur le gâteau, en reculant la perspective au maximum, vous avez une vue de la Terre depuis l’espace avec les étoiles en arrière-plan ainsi que la limite jour / nuit :

La Terre et la Voie Lactée en arrière-plan
La Terre et la voie lactée en arrière-plan

Cette dernière vue est tout simplement splendide, et d’autant plus bluffante que chaque étoile est à sa place, car les coordonnées sont très précises. Tout ceci étant disponible sans aucun plug-in grâce à WebGL. Disponible depuis de nombreuses années, cette nouvelle version de Google Maps sera la première application à très grande échelle (WebGL, le nouveau standard de la 3D sur le web).

C’est donc un authentique tour de force de la part des équipes de Google, qui n’en sont pas à leur premier essai (WebGL Experiments), et surtout une grande victoire pour la 3D dans le navigateur. Des sessions ont déjà été organisées pour décrire les aspects techniques lors du dernier Google I/O (Google Maps + HTML5 + Spatial Data Visualization), mais ce sont avant tout les aspects fonctionnels qui sont à travailler, car il me semble plutôt compliqué de manipuler une interface 3D avec des périphériques conçus pour la 2D (souris, clavier ou pavé tactile). Vous avez la possibilité d’investir dans un SpaceNavigaotr 3D, mais peut-être la solution se trouve-t-elle dans les interfaces gestuelles

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/06/03/google-maps-webgl-google-earth/feed/ 0 Un second souffle pour les images interactives http://www.interfacesriches.fr/2013/05/16/un-second-souffle-pour-les-images-interactives/ http://www.interfacesriches.fr/2013/05/16/un-second-souffle-pour-les-images-interactives/#comments Thu, 16 May 2013 09:23:07 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5384 Souvenez-vous, au commencement du web, les images étaient statiques. Puis Flash a été popularisé et faire des images interactives est devenu simple. Puis les terminaux mobiles se sont généralisés (sans Flash) et les images sont redevenues statiques. Heureusement certains services se sont positionnés sur ce créneau et proposent des solutions simples en HTML et javascript pour que n’importe qui puisse faire des images interactives. Quel est l’intérêt de rajouter une couche d’interactivité aux images ? De faire passer plus d’informations, de mieux engager les internautes, de prolonger la visite… L’intérêt est en fait le même qu’il y a 10 ans quand les premiers usages d’images interactives sont apparus avec Flash.

Les deux principaux fournisseurs de services dans ce domaine sont ThingLink et StippleKiosked et Luminate proposent également des solutions similaires, mais ils ont un positionnement différent. Le principe est de vous fourni un service qui superpose une couche d’interactivité à vos images pour pouvoir y incruster des liens, des photos, des vidéos… En fiat il n’y a pas de limites aux éléments qui vous pouvez lier, certains s’intègrent mieux que d’autres.

Si mes sources sont exactes, ThingLink est le premier à avoir proposé ce genre de service pour les particuliers et les professionnels. Le service se présente sous la forme d’un éditeur qui vous permet d’insérer des rich media tags à vos photos et de les partager en y insérant un petit bout de javascript : ThingLink Rich Media Tags, An overview. Dans la pratique, ça ressemble à ça :

En passant votre souris au-dessus de l’image, vous allez voir apparaître des petits pictos menant à des contenus supplémentaires : photos, vidéos, musiques, profils de réseaux sociaux, mais aussi pages produit sur Amazon, Best Buy ou Etsy. Des liens particulièrement intéressant dans le cadre d’une activité marchande, regardez par exemple cette expérience menée par Ikea :

L’interface du service permet également d’avoir de comptabiliser le nombre de clics sur les images ou certains pictos.

L'interface d'analytics de ThingLink
L’interface d’analytics de ThingLink

Le plus intéressant dans ce service, est qu’il fonctionne aussi sur Facebook, Twitter et Tumblr. Dans le même genre, Stipple propose également de rajouter une couche d’interactivité aux images. Le fonctionnement est à peu près le même, avec un petit bout de code javascript à rajouter. Exemple avec Lexus (qui fonctionne aussi sur Twitter) :


Mais ils vont aussi plus loin avec leur offre Stipple Shopping qui ambitionne de transformer une image en mini-boutique intégrée :

L’ambition de ce service est donc nettement plus forte. Je ne saurais vous dire si les boutiques encapsulées dans une image sont viables, mais toujours est-il que celà ouvre d’innombrables possibilités pour étendre les possibilités d’interaction au sein même des flux de messages des plateformes sociales. Malheureusement ces deux solutions passent par Flash pour ajouter une couche d’interactivité au sein de la timeline de Facebook : Stipple allows Facebook pages to share interactive images and drive e-commerce et ThingLink Adds Interactive Image Sharing to Facebook Timeline.

(via Blog Ergo Sum)

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/05/16/un-second-souffle-pour-les-images-interactives/feed/ 1 Tous vos documents bureautique consultables directement dans votre navigateur http://www.interfacesriches.fr/2013/04/29/tous-vos-documents-bureautique-consultables-directement-dans-votre-navigateur/ http://www.interfacesriches.fr/2013/04/29/tous-vos-documents-bureautique-consultables-directement-dans-votre-navigateur/#comments Mon, 29 Apr 2013 17:17:23 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5379 Il y a deux mois, Google faisait sensation en annonçant le portage de QuickOffice sur NativeClient pour proposer aux utilisateurs de Chromebook un lecteur natif de fichiers Office : L’adoption de NativeClient passera par les jeux… et la bureautique. Les choses semblent s’accélérer, car les équipes de Google viennent d’annoncer la disponibilité d’une extension Chrome pour pouvoir lire les fichiers bureautiques : A speedy, more secure way to view Microsoft Office files directly in Chrome. Jusqu’à présent, les fichiers Office que vous receviez par email pouvaient être lus au travers de l’interface de Google Drive, mais avec cette nouvelle extension (Chrome Office Viewer), qui ne pèse “que” 20 Mo, vous pouvez les ouvrir directement dans la fenêtre de votre navigateur.
Ouvrez les fichiers bureautiques dans votre navigateur avec le Chrome Office Viewer
Ouvrez les fichiers bureautiques dans votre navigateur avec le Chrome Office Viewer

Cette extension permet d’ouvrir tous les documents Office récents (.doc, .docx, .xls, .xlsx, .ppt, .pptx) et fonctionne plutôt bien. Certes, il n’est pas (encore) possible d’éditer les fichiers, mais vous économiserez potentiellement de nombreuses minutes avec cette extension dans vos phases de recherche de documents, d’autant plus qu’elle est visiblement parfaitement sécurisée pour éviter la propagation de virus.

C’est donc une nouvelle étape franchie dans la reconquête de l’informatique bureautique de Google auprès de Microsoft, le rival historique. Mais Google n’est pas seul dans cette quête, car il existe d’autres éditeurs indépendants qui font de même : LucidChart debuts Chrome extension, Firefox add-on for viewing and editing Microsoft Visio files. L’extension LucidChart permet également d’ouvrir et même d’éditer des fichiers Visio directement dans Google Drive (ou Google Apps).

Ouvrez et éditez des fichiers visio dans votre navigateur
Ouvrez et éditez des fichiers visio dans votre navigateur

Là encore, c’est un énorme gain de temps et surtout d’argent pour les nombreux destinataires et contributeurs occasionnels qui n’auraient plus besoin d’acquérir une licence. Autant vous dire que ça doit grincer des dents à Redmond.

Peut-on envisager de se passer définitivement du Pack Office ? Pas réellement, car il existe une masse considérable de fichiers Office dans les entreprises. Il faudra certainement 10 à 20 ans pour basculer sur un format plus ouvert et surtout pour déplacer les connaissances vers le cloud. Même si Microsoft est en train de finaliser son offre Office 365, ce type d’extension risque de leur faire une sacrée concurrence.

La prochaine étape logique devrait être de proposer un éditeur en ligne. J’anticipe une annonce ou au moins une démo lors du Google I/O du mois prochain.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/04/29/tous-vos-documents-bureautique-consultables-directement-dans-votre-navigateur/feed/ 0 Des jeux en 3D toujours plus performants avec HTML5 http://www.interfacesriches.fr/2013/04/11/des-jeux-en-3d-toujours-plus-performants-avec-html5/ http://www.interfacesriches.fr/2013/04/11/des-jeux-en-3d-toujours-plus-performants-avec-html5/#comments Thu, 11 Apr 2013 08:37:52 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5374 J’ai l’impression qu’il ne se passe pas un un seul mois sans que j’entende parler d’HTML5 comme le nouvel eldorado des jeux en ligne. Non pas que les possibilités offertes par HTML5 sont  supérieures à celles offertes par d’autres technologies comme Flash ou Unity, mais force est de constater la communauté y investit énormément d’énergie. Il en résulte de bien beaux projets comme le portage du moteur Unreal 3 en HTML5Mozilla And Epic Games Bring Unreal Engine 3 To The Web, No Plugin Needed.

L’année dernière, l’éditeur Epic avait annoncé en grande pompe le portage de son moteur 3D dans Flash. Capitalisant sur ce travail, ils se sont associés avec les équipes de Mozilla pour réaliser un portage similaire en HTML5 et javascript (asm.js pour être plus précis). Le résultat sera disponible d’ici quelques semaines.

Ce ne sont pas tant les performances ou le rendu qui sont impressionnants, mais plutôt le fait qu’ils ont réalisé ça en seulement 4 jours. Quatre jours pour adapter du code C et C++ en javascript (plus d’1 million de lignes de code). Autre annonce marquante de ces dernières semaines, l’annonce de l’utilisation d’HTM5 et WebGL pour réaliser la prochaine version de RuneScape, un MMO en ligne : Jagex turns to HTML5 for RuneScape 3.

Runescape en Java (à gauche) et en HTML5 (à droite)
Runescape en Java (à gauche) et en HTML5 (à droite)

Les précédentes versions avaient été réalisées avec Java, mais il semblerait que l’éditeur privilégie une solution plus universelle, comme expliqué ici :

HTML5 serait-il donc LA solution universelle pour les rich internet games ? Comme toujours, je me dois de vous apporter une réponse mesurée. Bon en fait ce n’est pas moi, mais les équipes de Waste Creative qui apporte une réponse parfaitement argumentée dans ce très beau site : Flash v. HTML. Leur argumentation repose sur le jeu Waste Invaders qui a dans un premier temps été réalisé en Flash, puis proposé sur iPhone avec Adobe Air, puis porté en HTML5.

La version HTML5 de Waste Invaders
La version HTML5 de Waste Invaders

Le rendu du jeu est le même, mais ils reconnaissent que Flash est pour le moment largement mieux déployé que les navigateurs modernes sachant exploiter HTML5… sauf sur les terminaux mobiles. Leur conclusion est que les deux technologies sont très bien et qu’ils les apprécient toutes les deux. Cela rejoint l’avis que je vous ai toujours donné : ces deux technologies ont leurs avantages et inconvénients et ne devraient pas être opposées.

Il y a certes l’argument de la technologie propriétaire, mais il faut bien reconnaitre que les plugins nous rendent quand même de fiers services, ne serait-ce que sur YouTube ou sur Facebook, qui d’ailleurs vient de nouer un partenariat avec Unity (Facebook and Unity are now in a Relationship … and it’s Awesome!). Je vous propose donc de relativiser cette fronde anti-plugins et de privilégier le libre choix à une posture trop rigide.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/04/11/des-jeux-en-3d-toujours-plus-performants-avec-html5/feed/ 3 Flash continuera d’exister, même après le départ de Kevin Lynch http://www.interfacesriches.fr/2013/03/25/flash-continuera-dexister-meme-apres-le-depart-de-kevin-lynch/ http://www.interfacesriches.fr/2013/03/25/flash-continuera-dexister-meme-apres-le-depart-de-kevin-lynch/#comments Mon, 25 Mar 2013 09:52:23 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5370 Gros remue-ménage la semaine dernière sur la planète web avec l’annonce du départ du directeur technique d’Adobe : Adobe CTO Kevin Lynch Moving to Apple. Vous ne le connaissez sûrement pas, mais Kevin Lynch est une figure emblématique chez Adobe : initialement employé par Macromedia, il a travaillé sur des projets majeurs comme Dreamweaver avant de prendre ce poste-clé chez Adobe. L’annonce de son départ ne me surprend qu’à moitié dans la mesure où la société qu’il quitte n’a plus rien à voir avec celle qu’il a connue, il devait estimer que sa mission était complétée.
Kevin Lynch chez Adobe
Kevin Lynch chez Adobe

Son arrivée prochaine chez Apple en tant que directeur technique a fait naître de nombreuses spéculations autour du portage prochain de Flash sur les terminaux mobiles d’Apple. De bien étranges spéculations dans la mesure où Flash est présent sur iOS depuis de nombreuses années, non pas dans le navigateur mais au travers de AIR. Un des plus grands succès de l’iPad (Machinarium) a par exemple été développé sous Flash. Précisons au passage que Flash n’est pas la seule technologie tierce présente sur iOS, je pense notamment à Unity utilisé entre autres pour The Room ou Temple Run 2.

Bref, tout ça pour dire que si Kevin Lynch a naturellement été un grand défenseur de Flash, son départ de Adobe ne signe pas l’arrêt de mort de cette technologie. L’essentiel de l’action de Kevin Lynch ces dernières années a ainsi porté sur la transformation des offres de l’éditeur qui sont passées d’un modèle de licence à un modèle SaaS. Cette tâche titanesque étant achevée, les offres Creative Cloud et Marketing Cloud sont disponibles sur de nombreux marchés, il va s’occuper du cloud d’Apple qui en a bien besoin.

Le départ de Kevin Lynch va en attrister plus d’un(e), mais Adobe est une grosse société qui emploie de nombreux autres talents, dont Ben Forta et notre Thibault national. Dans tous les cas, le départ d’une figure, aussi emblématique soit-elle, ne remet pas en cause la roap map d’un éditeur (Microsoft a également connu le départ de son CRO, Ray Ozzie). Flash va donc logiquement continuer son évolutionAdobe Flash Player 11.6 and AIR 3.6 now available et Google declares Flash is now ‘fully sandboxed’ in Chrome for Windows, Mac, Linux and Chrome OS.

Comma j’avais déjà eu l’occasion de l’expliquer, Flash est et aurait toujours dû être un produit de niche. Le fait est qu’avec la stagnation des spécifications HTML, la communauté s’est rabattu sur cette technologie pour proposer des expériences toujours plus différenciantes. Maintenant que HTML5 est là, Flash retrouve la place qu’il aurait dû avoir, notamment en se recentrant sur les jeux et la vidéo. Cela n’empêche bien évidemment pas Adobe de le valoriser en tant que support de créativité, comme c’est le cas au travers des Cutting Edge Projects : Adobe partners with FWA to highlight new, cutting edge Web designs every week.

Moralité : Flash continuera d’exister, au même titre que d’autres technologies propriétaires comme Quicktime, Unity ou 3DVia.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/03/25/flash-continuera-dexister-meme-apres-le-depart-de-kevin-lynch/feed/ 4 Le Responsive Web Design n’est pas une solution, c’est un compromis http://www.interfacesriches.fr/2013/03/13/le-responsive-web-design-nest-pas-une-solution-cest-un-compromis/ http://www.interfacesriches.fr/2013/03/13/le-responsive-web-design-nest-pas-une-solution-cest-un-compromis/#comments Wed, 13 Mar 2013 06:40:23 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5363 Voilà près de deux ans que je vous parle de Responsive Web Design. Largement plébiscité par la profession, le RWD est néanmoins petit à petit en train de se transformer en buzz word de l’année. Comprenez par là qu’au même titre que les Big Data ou qu’Ajax à son époque, on nous sort le Responsive Web Design en toutes circonstances comme LA solution miraculeuse à tous les problèmes liés à la mobilité. Or, la mobilité n’est pas un problème, c’est une évolution majeure dans les usages, une tendance forte que l’on peut subir ou exploiter. Bref, il est grand temps de démystifier ce terme et de faire preuve de réalisme.

Le Responsive Web Design est donc un terme générique qui désigne une façon de coder une page web pour qu’elle s’adapte à tous les écrans. Cette technique à largement été popularisée par des sites de journaux prestigieux comme le précurseur Boston Globe ou dernièrement le Time Magazine.

La page d'accueil du Time Magazine sur différents terminaux
La page d’accueil du Time Magazine sur différents terminaux

Le problème du Responsive Web Design est que c’est une technique permettant d’optimiser l’affichage d’un site web conçu pour ordinateurs sur des terminaux mobiles, mais pas de répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs en situation de mobilité. Le passage d’un ordinateur avec un grand écran, une souris et clavier à un petit écran tactile n’est pas une mince affaire. Il ne suffit pas de masquer des éléments sur le page ou d’en revoir l’ordre pour satisfaire les mobinautes. C’est un peu comme si vous me disiez qu’il suffit de réduire le nombre de rayons d’un hypermarché pour en faire une supérette de centre-ville. Réduire leur nombre ne suffit pas, il faut tout revoir : les zones de circulation, l’achalandage, la signalétique… Pour un site web, c’est la même chose : si le RWD fonctionne très bien pour un blog et plutôt bien pour un site éditorial, cette technique est par contre perfectible pour un site institutionnel ou une boutique en ligne. La version mobile du site du Vertbaudet est pour moi un très bon exemple : ils ont créé deux versions séparées pour maximiser l’expérience.

La version mobile du site du Vertbaudet
La version mobile du site du Vertbaudet

Plusieurs voix commencent à s’élever pour remettre en question la pertinence de certaines implémentations du RWD : Not All Responsive Web Design Is Created Equal. Pour résumer les propos de cet article : l’étroitisation de la mise en page pose de gros problèmes ergonomiques que des astuces de code ne peuvent pas forcément gérer (cf. Des mises en page adaptives aux systèmes de navigation adaptatifs).

Outre les problèmes ergonomiques, le RWD pose également quelques soucis en terme de référencement : When Responsive Web Design Is Bad For SEO. Le point de départ de cet article est l’outil mis à disposition récemment par Google pour consolider les URLs de version mobiles. Cet outil met un terme à la pénalisation de l’éparpillement des versions d’un site par rapport à l’utilisation d’une URL unique. Plusieurs arguments particulièrement pertinents sont avancés par l’auteur de cet article pour remettre en cause le choix du RWD :

En résumé : le Responsive Web Design est un compromis très intéressant pour toucher un maximum de mobinautes en limitant les coûts de développement, mais ce n’est pas une solution universelle, loin de là. Vous noterez d’ailleurs que les grands acteurs ne se limitent pas à un site en RWD (Amazon, Ebay…), ils éditent différentes versions pour maximiser l’expérience. Les investissements sont certes plus élevés, mais l’excellence à un prix.

J’ai publié récemment un article sur la façon de remédier aux problèmes de temps de chargement (Améliorez la performance de vos interfaces mobiles avec RESS), aussi je vous propose une piste de réflexion pour maximiser le référencement : utiliser des landing pages mobiles pour répondre aux besoins des internautes en situation de mobilité. Ces landing pages  mobiles seraient spécifiquement référencées en fonction des recherches utilisées en situation de mobile, et proposeraient les contenus et/ou fonctionnalités les plus pertinentes pour les mobinautes.

Tout ceci renforce le besoin des marques avec un minimum d’ambitions de nommer un Chief Mobile Officer pour bien appréhender les besoins des mobinautes et définir une feuille de route cohérente (cf. Pourquoi lancer une application mobile ne sert à rien).

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/03/13/le-responsive-web-design-nest-pas-une-solution-cest-un-compromis/feed/ 18 L’adoption de NativeClient passera par les jeux… et la bureautique http://www.interfacesriches.fr/2013/02/25/ladoption-de-nativeclient-passera-par-les-jeux-et-la-bureautique/ http://www.interfacesriches.fr/2013/02/25/ladoption-de-nativeclient-passera-par-les-jeux-et-la-bureautique/#comments Mon, 25 Feb 2013 12:04:46 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5356 Lancé à la fin de l’année 2008 en catimini, NativeClient évolue sous le radar depuis un certain nombre d’années. Plusieurs raisons expliquent le peu de moyens déployés par Google pour communiquer sur son produit : une technologie complexe à expliquer (donc des bénéfices difficiles à appréhender pour les non-initiés) et une crainte de voir se reproduire la déroute de Google Wave, qui était pour tant un produit exceptionnel. Bref, NativeClient est la technologie “révolutionnaire” de Google dont personne ne connaît l’existence, mais les choses pourraient bien changer par le biais d’une acquisition récente.

Si j’avais été très sceptique au lancement de NaCl (Native Client, la technologie RIA de Google qui risque de faire long feu), c’est que les conditions de marché n’étaient pas très favorables et que les équipes de Google n’ont pas non plus dévoilé une feuille de route parfaitement claire et cohérente. En résumé : l’intérêt de faire tourner du code natif dans le navigateur en 2008 était plutôt limité. Impression confirmée il y a deux ans lors d’un second lancement officiel (Pourquoi Google a deux ans de retard avec Native Client). Je vous rappelle qu’à cette époque nous étions en pleine montée en puissance des terminaux mobiles et que le gain de performance promît par NaCl pour les processeurs x86 n’était encore une fois pas très vendeur (HTML5 était nettement plus sexy).

Nous sommes maintenant en 2013 et les terminaux mobiles ont envahi le monde (smartphones, tablettes, ultrabook…). Quasiment la totalité des internautes est équipée de terminaux mobiles et les utilisateurs veulent accéder aux mêmes services qu’avec leur ordinateur, ils ont donc besoin de puissance et le récent portage de NaCl sur les processeurs de famille ARM prend tout son sens (Native Client support on ARM). Grâce à NativeClient, les développeurs ont donc la possibilité de créer des applications en code natif qui exploitent directement les ressources de la machine (processeur et puce graphique) sans déperdition de puissance. La promesse est belle, mais elle est difficile à tenir, car la puissance se fait au détriment de la simplicité. En d’autres termes, il faut être talentueux et motivé pour mettre en oeuvre la technologie et profiter de ses bénéfices. D’autres éditeurs ont fait la même promesse, mais il semble que NaCl soit mieux cadré et plus rigoureux (Google Chrome Native Client compared with plugin or extension).

La stratégie de Google a donc été dans un premier temps de mobiliser la communauté des développeurs de jeux pour démontrer l’intérêt de NaCl : Games, apps and runtimes come to Native Client. Un certain nombre de jeux et démonstrations techniques sont donc sortis ces derniers mois, avec des authentiques succès comme AirMech (cf. AirMech Review).

L'interface de AirMech sous Chrome
L’interface de AirMech sous Chrome

Il existe aujourd’hui une petite vingtaine d’applications disponibles dans la galerie et les avis semblent converger : NaCl ouvre de formidables opportunités, mais requiert de gros efforts (The Ins and Outs of Native Client et The trouble with Google Chrome’s Native Client). Qu’à cela ne tienne, ils ont tout prévu : Gaikai ported to Chrome Native Client, which is a bigger deal than it sounds.

Tout ceci est très intéressant, mais les jeux en ligne sont un marché limité, même si on l’étend aux terminaux mobiles. La seconde étape du plan de Google est maintenant de s’attaquer au marché des applications d’entreprise où il y a de bien plus grosses sommes d’argent en jeu : Google Ports Quickoffice To Chrome Using Native Client, Will Get Full Editing Features In About 3 Months. L’arme secrète de Google est donc de proposer un environnement “léger” de création et d’édition de documents bureautiques exploitant la puissance de NaCl et distribué sur iOS, Android et Chrome. Autant des réalisations comme AirMech permettent de crédibiliser NaCl auprès des développeurs d’application, donc une petite audience ; autant QuickOffice est la clé d’entrée ultime de Chrome dans le monde de l’entreprise.

L'interface de QuickOffice sous Android
L’interface de QuickOffice sous Android

J’ai toujours été sceptique quant au succès de NaCl, mais son portage sur les processeurs de famille ARM (qui équipent l’ensemble des terminaux mobiles) et cette future nouvelle version de QuickOffice changent carrément la donne. Je suis persuadé que la prochaine conférence Google I/O le mois prochain sera l’occasion de donner un second souffle à NativeClient et surtout de déployer un levier de différenciation imparable. L’enjeu étant bien plus important que des jeux en ligne plus rapides (un autre article en préparation sur ce sujet).

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/02/25/ladoption-de-nativeclient-passera-par-les-jeux-et-la-bureautique/feed/ 1 De l’intérêt d’optimiser les applications mobiles HTML5 http://www.interfacesriches.fr/2013/02/11/de-linteret-doptimiser-les-applications-mobiles-html5/ http://www.interfacesriches.fr/2013/02/11/de-linteret-doptimiser-les-applications-mobiles-html5/#comments Mon, 11 Feb 2013 10:28:49 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5353 Souvenez-vous, en septembre dernier, le patron de Facebook jetait un pavé dans la marre en déclarant qu’ils avaient fait fausse route en choisissant HTML5 pour leur version mobile et qu’ils allaient corriger le tir avec une application mobile native : Mark Zuckerberg: Our Biggest Mistake Was Betting Too Much On HTML5. Un terrible coup pour tous les supporters de HTML5, qui a été enfoncé quelque mois plus tard avec la livraison de la version Android (Facebook Speeds Up Android App By Ditching HTML5 And Rebuilding It Natively Just Like The iOS Version). Suite à cette “défection” d’un des plus gros sites de la toile, le débat était relancé sur la supériorité des applications natives par rapport à leur version utilisant HTML5 (Don’t Make The Same Mistake As Facebook: Why Brands Cannot Rely On HTML5).

Pour vous la faire simple, les discussions tournaient encore et toujours autour des mêmes arguments : les applications natives coûtent plus cher, mais sont plus performantes que leur équivalent en HTML5 qui facilite le déploiement, mais proposent une expérience bien moins riche. La performance et l’expérience utilisateur étaient donc au coeur de ce débat qui semblait pencher en faveur des très exigeants adorateurs de la marque à la pomme. Pourtant, les dernières statistiques ne donnent pas raison aux ayatollahs des applications natives (Android régnera sur le marché des smartphones en 2013, mais ne sera pas seul). D’autant plus que, comme le fait très justement remarqué Ryan Stewart, “it never pays to bet against the web” (Don’t Settle for a Mediocre HTML5 App Experience).

Nous en étions là dans ce débat complexe à appréhender, quand les équipes de Sencha nous ont livré un argument mettant définitivement fin aux discussions : une application HTML5 parfaitement optimisée peut être plus performante qu’une application native et délivrer une expérience similaire (The Making of Fastbook: An HTML5 Love Story). Le résultat est une application HTML5 disponible en ligne ici : Fastbook.

Comparison de l’application native Facebook et de Fastbook

Les explications sont assez techniques (l’astuce consiste à filtrer le flux pour éviter de gâcher la bande passante), mais le résultat est très convainquant comme en témoigne la vidéo ci-dessous :

À partir du moment où l’adoption de HTML5 pour les applications mobile ne se fait pas au détriment de la performance, le choix est beaucoup plus simple à faire, d’autant plus avec les frameworks hybrides : How Hybrid Apps Are Accelerating HTML5 Adoption. Entendons-nous bien : le choix de HTML5 n’est pertinent que si vous devez étendre la présence d’une marque ou d’un service sur les terminaux mobiles. Si votre objectif est de lancer un service uniquement accessible sur smartphones Apple (comme l’était Instagram à l’époque), le contexte est très différent. Dans tous les cas de figure, le débat est enfin apaisé et nous sommes revenus à un niveau de discussion beaucoup plus sain où les arguments rationnels l’emportent : Why HTML5 Should Replace Native Apps for Ecommerce.

Moralité : Si nous sommes tous d’accord pour dire que l’idéal est que tous vos clients soient verrouillés au travers d’une application mobile native, il faut savoir revenir à la réalité du marché et reconnaitre que toutes les marques ou services en ligne ne peuvent imposer l’installation d’une application, car le temps, la motivation, les connaissances et la capacité de stockage des smartphones des utilisateurs sont limités. À partir de là, la meilleure approche est de commencer par servir le plus grand nombre d’utilisateurs avec une solution hybride qui comblera aisément les usages ponctuels. C’est votre priorité, car le développement et le déploiement de x applications mobiles natives vont devenir des tâches de plus en plus complexes et coûteuses.

]]> http://www.interfacesriches.fr/2013/02/11/de-linteret-doptimiser-les-applications-mobiles-html5/feed/ 4 Le NY Times innove avec Snow Fall, mais illustre les limites de la narration multimédia http://www.interfacesriches.fr/2013/01/23/le-ny-times-innove-avec-snow-fall-mais-illustre-les-limites-de-la-narration-multimedia/ http://www.interfacesriches.fr/2013/01/23/le-ny-times-innove-avec-snow-fall-mais-illustre-les-limites-de-la-narration-multimedia/#comments Wed, 23 Jan 2013 08:56:11 +0000 Frédéric Cavazza http://www.interfacesriches.fr/?p=5347 Je vous parlais en début de mois dernier des bienfaits du multimédia pour mieux accrocher l’attention des lecteurs (Dopez votre narration interactive avec HTML5). Les esprits se rencontrent, car le NY Times publiait la semaine suivante un superbe article multimédia racontant les mésaventures d’un groupe de skieurs pris dans une avalanche : Snow Fall, The Avalanche at Tunnel Creek.
La première page de Snow Fall

Oui je sais, “article multimédia” fait résonner en vous les bons vieux CD-Rom des années 90. Même si le terme est un peu désuet (euphémisme), il reste néanmoins parfaitement valide pour décrire l’objet éditorial publié par le journal : un mélange de textes, images, vidéos et animations interactives. Le résultat final est un modèle d’élégance et de storytelling, il a d’ailleurs remporté un franc succès : More than 3.5 Million Page Views for New Yorl Times’ ‘Snow Fall’ Feature.

Ce sont ainsi près de 3 millions de visiteurs qui sont venus s’immerger dans ce récit passionnant et dans les nombreuses vidéos et infographies :

Exemple d’infographie dans Snow Fall

Le succès remporté par cet article soulève néanmoins de nombreux questionnements au sein de la profession. Si certains journalistes sont très enthousiastes (What the New York Times’s ‘Snow Fall’ Means to Online Journalism’s Future), d’autres sont plus mitigés (The good — and the bad — about the NYT’s Snow Fall feature et Avec “Snow Fall”, le New York Times cristallise les défis de la presse en ligne). Sont en cause dans cette histoire les coûts de production (visiblement très élevés) et les leviers de monétisation (de vulgaires bannières insérées à l’arrache dans l’article qui défigurent la mise ne page).

Melange de vidéo et d’animation dans Snow Fall

Je ne suis pas un expert de la production multimédia, loin de là, mais je constate que les outils à disposition pour produire et distribuer ce type d’article enrichi (notamment HTML5) permettent de limiter les investissements. La grande question est ensuite de savoir si vous vous positionnez comme un média qui produit de l’information brute (de l’information chaude au format texte) ou une expérience de lecture différenciante (des contenus tièdes ou froids avec une mise en page valorisante).

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