Les interfaces riches au service de l’émotion

Non, les interfaces riches ne servent pas qu’à jouer des vidéos ou à animer des objets 3D à l’écran. Bon en fait, si, les technologies d’interfaces riches servent à ça, mais elles sont d’autant mieux exploitées qu’elles servent un but précis. Dans les exemples que je vais vous citer, il est ainsi question d’utiliser Flash pour faire passer un message chargé d’émotions. Ce message peu être de différentes natures (commerciale, caritatif, artistique…), mais l’important est de bien comprendre que la technologie n’est ici qu’un moyen d’immersion pour bien capter l’attention des internautes et de faire vibrer chez la bonne corde émotionnelle.

Commençons d’abord par étudier la dernière campagne de Only, une marque de vêtements de djeunz. Only Because We Can est un mini site proposant une vidéo interactive en plein écran dont l’unique objectif est de mettre en scène les produits de la marque dans une narration tournant autour de l’envie de… faire des choses simplement parce que l’on peut les faire. Le support (la vidéo) sert ainsi le message (“only because we can“) et accessoirement la marque (Only).

La vidéo interactive de ONLY

La vidéo est donc jouée automatiquement, un clic de la souris permet de la mettre en pause et d’avoir des détails sur les produits portées par les actrices. Rien de novateur, mais une bonne illustration commerciale de ce que l’on peut faire avec une vidéo d’ambiance.

Autre exemple avec Carly’s Cafe, un mini-site accompagnant la sortie du livre Carly’s Voice qui raconte l’histoire et quotidien de Carly Fleischmann, une jeune femme autiste.

La mini-site Carly’s Cafe

Après une courte introduction vidéo sur l’enfance de Carly, ce mini-site propose de vivre une scène de sa vie quotidienne (boire un chocolat dans un café). Tout l’intérêt de cette vidéo interactive est de restituer de la façon la plus fidèle possible sa perception du monde qui l’entoure et de ses angoisses. Une expérience assurément intense, car elle restitue bien les troubles d’attention et de langage de la fameuse Carly.

Dernier exemple avec la société Alzheimer du Canada qui a mené une campagne très originale sur un grand portail d’information : La maladie d’Alzheimer version web. L’idée était de sensibiliser l’opinion publique sur la maladie d’Alzheimer en effaçant le contenu des pages du portail au fur et à mesure que l’internaute fait défiler la page vers le bas.

Là encore, rien de très spectaculaire (il existe d’autres exemples de bannières en Flash qui interagissent avec le contenu de la page), mais une technologie utilisée pour servir un message (les conséquences de la parte de mémoire).

Avec ces trois exemples, vous avec une illustration de ce que les technologies RIA permettent de faire pour transmettre des émotions. Si vous avez d’autres exemples probants, je suis preneur…

De la 3D encore plus réaliste sur vos mobiles grâce à Unity 4

Si vous lisez régulièrement ce blog, alors vous savez à quel point j’affectionne particulièrement la 3D en temps réel (à ne pas confondre avec l’infâme 3D stéréoscopique). D’autant plus qu’en ce moment, les esprits s’échauffent avec ce que l’on pourra voire tourner sur les consoles de prochaine génération avec les moteurs de Square Enix, CryTech, Unreal ou encore Quantic Dream. Mais le sujet qui nous intéresse tous est bien évidement la 3D sur les supports que nous utilisons au quotidien (navigateur web, smartphones, tablettes…).

Après de nombreuses années d’égarement, les techniques de représentation de la 3D dans un navigateur semblent se stabiliser avec WebGL d’un côté et Flash de l’autre. Mais il reste encore à traiter l’épineux problème des mobiles… Pour vous la faire simple, le marché est considéré comme “stabilisé” lorsque la majorité des éditeurs s’approprient un moteur 3D offrant le meilleur compromis entre le réalisme du rendu et la facilité de prise en main.

Exemple de rendu 3D avec Unity

Déjà présent depuis de nombreuses années, l’environnement Unity semble avoir trouvé le parfait compromis pour séduire les éditeurs de jeux mobiles. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Unity est avant tout un environnement de développement de jeux, il a notamment été utilisé pour des jeux mobiles auxquels vous avez forcément dû jouer (Shadowgun, ZombieVille, Slingshot Racing, Smash Cops ou encore Ski Safari). Déjà plébiscitée lors de la sortie de la version 3 de la plateforme (Unity3D bientôt la référence des Rich Internet Games ?), la version 4 devrait permettre de creuser l’écart avec les solutions concurrentes.

Cette quatrième version permettra notamment d’exploiter DirectX 11 et de proposer de superbes rendues 3D.

Magnifique rendu 3D avec Unity4

Mais outre les aspects graphiques (gestion des particules, textures…), la gestion des animations 3D va être grandement simplifiée avec la possibilité de convertir un modèle 3D en avatar (lui permettant de bouger les bras, jambes, coudes… comme un squelette) et d’exploiter les mouvements d’un modèle en motion capture. En d’autres termes : vous créez le modèle et le moteur se charge de l’animer. Magie !

La quatrième version introduit également un certain nombre d’améliorations sur l’environnement de travail lui-même et le processus de création. Visiblement, la plateforme est maintenant beaucoup plus orientée vers la production de jeux sur smartphones et tablettes, un créneau très lucratif où l’éditeur trouve la plupart de ses clients : Unity 4 upgrades focus on triple-A, with a dash of web and mobile.

Toutes les conditions sont donc réunies pour que la croissance des jeux mobiles soit maintenue dans les prochaines années : des outils performants et efficaces, des éditeurs inventifs, car libérés de nombreuses contraintes techniques et des clients pleinement satisfaits avec des jeux de très bonne facture à des prix bien plus abordables que sur consoles de jeux.