Vidéo panoramique interactive pour la série Crash & Burn

Dans la même lignée que le film Believe pour la promotion de Halo 3 ou la fantastique pub TV Carousel pour les téléviseurs 21:9 de Philips, la branche canadienne de Showcase vient de lancer une campagne très intéressante pour faire la promotion de sa nouvelle série TV Crash & Burn : Une vidéo panoramique (Autotopsy: Point of Impact, toujours aussi fascinante à regarder) et un mini-site pour prolonger l’expérience (Autotopsy.ca).

La série suit le quotidien d’un expert en analyse d’accidents de voitures, le mini-site reprend la vidéo panoramique du teaser mais y rajoute une couche d’interactivité avec la possibilité de naviguer dans une timeline en bas de page :

La navigation par timeline sur le mini-site Autotopsy
La navigation par timeline sur le mini-site Autotopsy

L’immersion est maximale avec une vidéo en pleine écran (et 3 niveau de qualité pour ne pas trop ralentir le chargement). La scène de l’accident est ponctuée de points d’intérêts (les victimes) sur lesquels il est possible de cliquer pour avoir accès à une petite vidéo de storytelling (les 2 minutes précédents l’accident) :

Gros plan sur une des victimes du mini-site (c'est pour une série TV)
Gros plan sur une des victimes du mini-site (c'est pour une série TV)

Il est également possible d’avoir une description plus complète (Case Study) :

Le dossier complet des victimes
Le dossier complet des victimes

Il y a enfin un plan en 3D très utile pour s’y retrouver dans la scène de l’accident :

Le plan en 3D de l'accident
Le plan en 3D de l'accident

Au final nous avons donc un mini-site assez long à charger (il faut le reconnaitre) mais parfaitement immersif et avec une très grande qualité de réalisation. Rien à redire, c’est à ça que servent les interfaces riches et ils ne sont pas prêt d’être remplacés pour ce type de réalisation.

Adobe livre AIR pour Android et officialise les Rich Mobile Applications

Ils l’avaient annoncé l’année dernière et ils ont (presque) tenus promesse puisque Adobe vient de confirmer la disponibilité très prochaine de AIR pour Android (le système d’exploitation de Google) : Adobe Unveils AIR on Mobile Devices. J’ai encore un doute sur le “très prochaine” qui peut signifier des semaines ou des mois mais il semblerait que la disponibilité réelle soit imminente.

Donc si je récapitule :

  • AIR est un environnement d’exécution qui permet de faire tourner une même application sur différents systèmes d’exploitation desktop (Windows, Mac, Linux) et mobiles (Android dans un premier temps puis BlackBerry, Plam, Windows Phone, Symbian…) ;
  • Cette plateforme permettra d’afficher et d’exécuter aussi bien du Flash que de l’HTML ou des applications en Flex ;
  • Les applications pourront exploiter des API pour tirer partie du hardware (écran tactile, GPS, accéléromètre, caméra…).

C’est donc une grande nouvelle car cela concrétise enfin l’Open Screen Project qui vise à déployer un environnement d’exécution unique quelque soit le terminal (plus d’infos ici : Adobe AIR sur mobile). Vous pourriez me dire que le tableau ne sera pas complet tant que AIR ne sera pas disponible sur l’iPhone, et je vous répondrais que ce n’est pas un problème car il sera possible d’exporter une application en un exécutable pour iPhone (cf. Packager for iPhone). Donc d’ici quelques mois une même application Flash pourra être exécutée sur quasiment tous les smartphones du marché (le nirvana des Rich Mobile Applications).

Une seule application exploitée sur différent terminaux
Une seule application exploitée sur différents terminaux

Plusieurs vidéos et démonstrations technologiques sont disponibles ici : Preview of AIR on Android et Flash Player 10.1 and AIR 2 mobile preview videos. Attendez-vous à voir déferler un vague d’applications et de jeux en Flash “portés” sur smartphones à l’image d’Alchemist.

compatible-iPhone

Les casual games sur mobile sont une catégorie intéressante mais d’autres applications sont en cours de finalisation comme le très attendu e-magazine Wired pour touchbook (réalisé avec AIR) et prochainement disponible sur l’iPad : Transforming the Magazine Experience With Wired and AIR.

Le magazine Wired sur votre iPad grâce à AIR
Le magazine Wired sur votre iPad grâce à AIR

C’est assurément LA nouvelle de ce début d’année et j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner du côté des performances et de la capacité des terminaux à “accueillir” des applications génériques. Loin de moi l’idée de jouer les pessimiste de service, mais j’ai comme l’impression que nous allons avoir droit au grand retour du “Site optimisé pour tel navigateur” mais dans une version “Application mobile optimisée pour tel OS“.

Pourquoi l’iPad n’a pas besoin de Flash

Voilà maintenant 2 semaines que l’iPad a été annoncé… et deux semaines que le marché se demande quand Apple va se décider à implémenter Flash. Autant le dire tout de suite : Je ne pense pas que Flash soit un jour disponible sur l’iPad (ni sur l’iPhone) et je n’y tiens pas car cela ruinerait toute l’expérience utilisateur.

Le succès de l’iPhone (et celui de l’iPad) repose sur une parfaite maitrise de l’interface

Quand vous y réfléchissez bien, quels facteurs ont participé au succès de l’iPhone : Des interfaces et modalités d’interactions homogènes et un usage quotidien reposant sur les applications. Pour être exacte, il s’agit plus de mini-applications qui sont utilisées de façon intermittente et ponctuelle.

En lançant un iPad propulsé par le même système d’exploitation que l’iPhone, Apple souhaite ainsi capitaliser sur cet héritage et même enrichir l’expérience avec des contenus multimédia (des comics comme chez PanelFly ou des magazine digitalisés comme chez Condé Nast).

Panelfly

Le web sans Flash est-il encore le web ?

L’iPad est également vendu comme le terminal de référence pour surfer sur le web depuis votre canapé. OK, mais tout comme l’iPhone, l’iPad ne permet pas d’afficher des contenus Flash. Ors d’après Adobe, Flash est devenu un élément indispensable du web : Open Access to Content and Applications et Apple’s iPad, a broken link?. Je ne peux qu’abonder dans ce sens car une grosse partie des contenus que nous consommons repose tout ou partie sur Flash (les vidéos sur YouTube, les jeux dans Facebook, une très grosse majorité de sites de marque, une part non-négligeable des applications en ligne… Lire à ce sujet l’article suivant : iPad Limits User’s Web Surfing.

Impossible d'afficher des contenus Flash sur l'iPad
Impossible d'afficher des contenus Flash sur l'iPad

À partir de là nous en venons donc à nous demander si le web sans Flash n’est pas un web limité, amoindri. Mais au fond, un web consulté à partir d’un terminal sans souris / clavier est de toute façon un web limité. D’autant plus si vous êtes habitué à surfer sur un écran plus grand que 1024*768 (soit 80% des lecteurs de ce blog) ou avec un navigateur comme Firefox et ses nombreuses extensions (plus de 60% des lecteurs de ce blog).

Bref, je suis convaincu que surfer sur un iPhone ou un iPad ne rend pas le même service que surfer depuis un ordinateur. Il s’agit donc d’un surf d’appoint, qui peut rendre de très précieux services, mais qui ne risque pas réellement de faire de la concurrence aux ordinateurs (et notamment les netbooks). Mais au final ce n’est pas très grave car cette limitation est compensée par la disponibilité de très nombreuses applications et par certains sites adaptés (comme Wikipedia).

À partir du moment où Apple à la capacité de fournir un service équivalent aux travers de ces applications (grande stabilité, basculement très rapide d’une application à l’autre) cela ne dérange pas les utilisateurs d’iPhone, moi le premier. Je dirais même plus que dans certains cas les applications sont plus performantes que les sites web (Facebook, Twitter…).

L’iPhone se passe très bien de Flash

Prenons un peu de recul et essayons de synthétiser l’usage de Flash et la gène que cela peut procurer aux utilisateurs d’iPhone :

  • Les vidéos ? Il y a déjà une application YouTube et de toute façon la bande passante en 3G est trop faible.
  • Les jeux ? Ceux disponibles en version native sont parfaitement adaptés aux capacités de l’iPhone et tournent plus vite.
  • Les applications en ligne ? Soyons sérieux, quelle application est réellement exploitable avec une surface d’affichage si restreinte et l’absence de souris / clavier.

Certes avec l’iPad et son écran beaucoup plus grand la gêne risque d’être plus forte, mais de toute façon les interactions reposant sur l’écran tactile sont beaucoup moins précises et efficientes qu’avec un clavier et une souris. Mieux vaut passer par une version de l’application spécifiquement adaptée aux contraintes / opportunités de la machine. De plus Flash est très gourmand et risquerait de fortement diminuer l’autonomie de l’iPad.

Donc au final l’iPhone se passant très bien de Flash, il n’y a pas de raison apparente pour que cela soit différent sur l’iPad. Ceci venant en plus s’ajouter à des histoires de DRM et de modèle économique qui font que Flash est perçu comme un danger pour l’iPhone (cf. Flash is the Real iPhone Killer).

ipad_flash

Flash risque de remettre en cause l’intégrité de l’expérience d’utilisation de l’iPhone / iPad

Mais ce qui est à mon avis un facteur rédhibitoire pour Flash, c’est l’impact qu’il pourrait avoir sur l’expérience utilisateur de l’iPad. Depuis le début de l’iPhone, les interfaces et interactions des applications doivent se conformer à la charte définie par Apple. C’est cette charte qui garantie l’intégrité et la cohérence des interface. Implémenter Flash veut dire s’extraire de la contrainte des applications native donc remettre en cause cette intégrité. Je suis convaincu que le succès de l’iPhone (et probablement celui de l’iPad) repose sur cette maitrise des interfaces.

Nous verrons bien ce que cela donnera sur les smartphones équipés d’Android (le système d’exploitation de Google qui permettra très bientôt de faire tourner des contenus Flash) ou sur les futurs touchbooks tournant sous Chrome OS, mais je pense que l’expérience sera moins bien maitrisée. Cela ouvrira beaucoup plus de possibilités, mais cela va rendre la prise en main plus complexe. Je reste donc fidèle à l’approche plus fermée d’Apple mais à ses interfaces parfaitement maitrisées (cf. Flash Is Never Coming To the iPhone).

Existe-t-il des alternatives ?

Oui bien sur, il existe toujours des alternatives :

  • La possibilité de compiler des contenus Flash en application iPhone avec la Creative Suite 5 (dont les performances et la stabilité restent encore à prouver);
  • La possibilité de passer par HTML5 et sa fameuse balise
  • Le probable portage de Silverlight sur iPhone / iPad.

Silverlight sur l’iPhone OS ? Oui je sais ça peut sembler étrange comme idée mais je me devais de lister toutes les hypothèses. Pour le moment l’alternative technologique la plus crédible semble donc être HTML5. Mais n’oublions pas qu’Apple a l’entière maîtrise de la version mobile de Safari, donc ils peuvent tout à fait imposer des limitations de ce côté-là s’ils sentent une menace.

Donc au final il y a très peu de chances pour qu’une alternatives viable à Flash fasse sont apparition sur l’iPhone / iPad. De toutes façon ces machines n’en ont pas réellement besoin de Flash, et ça tombe bien car Apple n’est pas prêt à l’implémenter !

Avec SilverFace, Silverlight concurrence AIR sur les applications riches

Comme annoncé lors de la PDC de la fin d’année dernière, SilverFace (le client Silverlight pour Facebook) est disponible depuis quelques jours. Vous pourriez me dire “tout le monde s’en fout car il existe une grande quantité de logiciels client pour Facebook” mais je vous répondrais “pas si vite car ce logiciel là est propulsé par Silverlight 4“. Donc contrairement à Tweetdeck, Seesmic Desktop & cie qui reposent sur AIR, ou Fishbowl qui est un exécutable Windows, SilverFace est donc une Rich Desktop Application qui est propulsée par la dernière version de Silverlight (disponible pour Windows, Mac et bientôt Linux).

C’est donc une grande étape dans la maturation de la technologie d’interface riche de Microsoft qui sort maintenant du navigateur pour proposer une expérience très proche (si ce n’est quasi-identique) à celle des applications.

C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de tester cette application. L’installation sous Mac se fait de façon tout à fait traditionnelle : une icône à glisser dans le dossier “Applications“. L’interface est plutôt surprenante avec un environnement immersif où les fonctions et le contenu flottent au dessus d’un fond sombre tapissé de photos (assez proche de Seesmic Look) :

Le flux d'activité dans SilverFace
Le flux d'activité dans SilverFace

Le basculement d’un écran à l’autre se fait en douceur et les effets de transition sont plutôt réussis. Plusieurs modes d’affichage sont proposés comme la vue “grid” :

La vue en grille du flux d'activité
La vue en grille de SilverFace

Il y a également une vue en mosaïque pour les photos :

La mosaïque de photos dans SilverFace
La mosaïque de photos dans SilverFace

La page de profil est bien proportionnée et conserve les mêmes codes graphiques :

Une page de profil dans SilverFace
Une page de profil dans SilverFace

L’application réagit bien et semble stable. Les mises à jour ne se font pas “à chaud” (il faut redémarrer l’application) mais se passent sans souci particulier. Nous pouvons donc en conclure que c’est une première expérience concluante qui propulse donc Silverlight en concurrence directe avec Flash et AIR.

Microsoft ne cache pas ses ambitions en ce qui concerne l’évolution de Silverlight et les équipes mettent les bouchées doubles pour rattraper le retard sur AIR : accès à la webcam, drag & drop de fichiers depuis le bureau… tout est mit en oeuvre pour soutenir la comparaison (cf. Silverlight Client for Facebook available).

Les questions auxquelles je ne sais pas répondre pour le moment sont les suivantes :

  • Silverlight 4 est-il plus stable / performant / gourmand en ressources que AIR ?
  • Les applications reposant sur Silverlight 4 sont elles plus rapides à créer / plus faciles à maintenir ?
  • Quel va être le rythme d’évolution de Silverlight ?

Bref, passée cette première expérimentation les questions sont nombreuses et j’anticipe une sortie officielle pour la quatrième édition du MIX (en mars prochain). La technologie est (presque) prête, attendons de voir comment le marché va réagir et surtout à quel rythme l’écosystème de développeurs va adopter cette technologie et développer de nouvelles opportunités.

Si je ne me trompe pas, les prochains J.O. d’hiver de Vancouver (pour lesquels Microsoft a déployé les grands moyens avec NBCOlympics.com) vont grandement contribuer à augmenter le nombre d’utilisateurs. La bataille ne fait que commencer…