Écouter de la musique selon l’ambiance souhaitée

Musicovery Logo

Vous direz sans doute que je suis en retard en vous parlant de Musicovery, ce site où il est possible d’écouter de la musique selon l’ambiance souhaitée.

À mon avis, je crois qu’il est toujours bon d’en parler. Musicovery est un autre exemple ou l’interface riche est basée sur l’intérêt et les goûts de l’utilisateur.

Musicovery Controle

Musicovery est un mélange de Liveplasma et de Rockola. Pour ceux qui ne le connaissaient pas encore, Musicovery permet de créer rapidement une liste de lecture qui correspond à une « ambiance » musicale souhaitée. Pour vous donner une idée du fonctionnement, voici une courte vidéo trouvée sur Youtube.

Source : Accessoweb

Pour ou contre les sites de contenu en Flash ?

Oui je sais : Flash n’a jamais été conçu pour afficher du contenu textuel et en plus c’est super mauvais pour le référencement, l’accessibilité et même en terme d’empreinte carbone (votre processeur consomme plus d’énergie avec du contenu en Flash).

Il n’empêche que certains sites me laissent à penser que l’on peut dans certains cas avoir recours aux interfaces riches pour un portail de contenus.

Premier exemple avec le très vénérable Ultrashock (une communauté / place de marché pour les flasheurs). Ce sont principalement les pages d’accueil et de rubriques qui font appel à Flash pour ajouter de l’interactivité et du volume aux contenus. Vous noterez également l’utilisation de menus customisés si vous faites un clic droit avec votre souris :

Deuxième exemple avec Parleys, un blog gonflé à l’action script pour les développeurs Flex. Ici c’est surtout dans les possibilités de modification de l’affichage (modes grille et liste) et dans les effets de transition que l’usage de Flash est intéressant. Vous noterez également la grande souplesse d’utilisation sur un site qui marie parfaitement des contenus audio, vidéo, texte et diaporama.

Dernier exemple enfin avec le portail Where Life Connects de Linksys qui propose des cinématiques d’ouverture de page très spectaculaires (lire à ce sujet : Vive les transitions !).

Alors bien évidement il y a le rédhibitoire argument du référencement (quoi que : Adobe collabore avec Google et Yahoo! pour améliorer l’indexation de Flash) mais je pense qu’il serait intéressant de ne pas condamner des initiatives comme celles-ci car elles ont le mérite de (re)lancer le débat.

Non ?

Découvrez le parc Yosemite avec des panoramas de 45 Gigapixels

45 Gigapixels ? Oui môsieur, ce ne sont pas moins de 20 panoramas de 45 Gigapixels (soit 900 milliards de pixels) que nous propose le studio Xrez pour découvrir le parc Yosemite : Yosemite Extreme Pnoramic Imaging Project.

Le résultat est tout simplement stupéfiant : une gigantesque carte associée aux technologies DeepZoom et Silverlight de Microsof.

YEPIP1.jpg

Choisissez un panorama en zoomant dessus :

YEPIP2.jpg

Puis vous continuez à zoomer jusqu’à un niveau de détail hallucinant :

YEPIP3.jpg

Hallucinant ? Pas tant que ça puisque ces panoramas sont vraiment gigantesques (45 Gigapixels), à la démesure du paysage en fait…

Les plus observateurs s’amuseront à trouver la photo panoramique de l’équipe ;-)

(via Curul)

Quand les interfaces riches nous rapprochent des sujets, qui au départ, ne nous intéressent pas !

À mon avis, il est intéressant de voir combien les interfaces riches peuvent nous rapprocher de sujets qui, à l’origine, ne nous intéressaient pas particulièrement.

L’interface en FLEX de Chesscube, un jeu d’échecs en ligne, en est un bon exemple parmi plusieurs.

Contrairement aux jeux d’échecs développés sur des interfaces en java et pauvre sur le plan visuel Chesscube apporte un nouveau regard pour ce type de jeu.

Inscription Chesscube

L’inscription sur le site est particulièrement facile grâce au formulaire dynamique ( que j’adore ! ).

Chesscube

Une fois inscrit, on vous propose une visite guidée dans le jeu. L’intégration des outils 2.0 est bien pensée, on peut y retrouver par exemple, un système de gestion d’amis, de chat, de statistiques, etc. Un moteur de recherche est également présent pour vous permettre de trouver des utilisateurs selon leur niveau de joueur. Il existe également d’autres options dont une, en beta, qui vous invite à écouter des parties d’échecs.

ChesscubeChesscube

Bref, … Chesscube = des heures de plaisirs pour les habitués et novices du jeu d’échecs. En ce qui concerne l’expérience utilisateur, de mon côté , ça s’est particulièrement bien passé. Est-ce le cas pour ceux qui sont moin geek que moi ?

Au fait, quels sont les sites qui, grâce aux interfaces riches, vous ont permis d’avoir un nouveau regard sur un sujet en particulier ?

Correction : J’ai publié ce billet en mode “brouillon” trop rapidement. J’ai également modifié les copies d’écrans après la lecture des commentaires. La source du sujet provient de : www.hebiflux.com


Sun lance enfin JavaFX pour concurrencer Microsoft et Adobe sur le marché des interfaces riches

Après plus d’un an d’attente (cf. mon premier billet sur le sujet : Sun relance Java dans la compétition des interfaces riches), Sun se décide enfin à sortir une preview de JavaFX : Sun Announces JavaFX Preview. Pour faire simple, disons qu’il s’agit de la nouvelle offre pour faire des interfaces riches et concurrencer ainsi Microsoft et Adobe (et Curl).

En fait il s’agit d’un framework qui comprend des environnements d’exécution (des plug-ins pour faire tourner les applications), un langage de développement (JavaFX Script) et différents outils (environnement de développement…). Pour en savoir plus, je vous recommande le blog officiel : JavaFX Blog.

Pourquoi JavaFX ?

Pour mémoire, Sun est le créateur et un des plus gros sponsors du langage Java, maintenant largement répandu dans la communauté des développeurs, et principalement en entreprise et dans le milieu universitaire. Ce langage a la particularité d’être très rigoureux (chose que les informaticiens apprécient) et surtout qu’il est multiplateforme : un seul code pour n’importe qu’elle machine. L’astuce est de mettre à disposition une machine virtuelle qui puisse faire tourner ce code unique. Ce principe est particulièrement intéressant car les applications écrites en Java peuvent être exploitée dans le browser, grâce aux fameuses Applets. En ce sens, Java était précurseur puisqu’il permettait de faire des RIA et des RDA bien avant les autres. Oui mais voilà, Java est un langage sophistiqué (donc complexe) et les possibilités d’interfaces sont limitées. Java c’est donc très rapidement vu voler la vedette par Flash pour ce qui concerne les interfaces riches. Avec JavaFX, Sun espère redorer le blason de Java et pouvoir réussir à regagner la confiance de sa communauté (au détriment de Flash / Flex).

Je précise au passage pour qu’il n’y ai pas ambigüité que Javascript n’a pas grand chose à voir avec Java, en fait rien à voir.

Le principal avantage de JavaFX est de ne pas (trop) réinventer la roue et de pouvoir récupérer une application existante en Java pour mettre par dessus une nouvelle interface plus sexy. Sun choisit donc de capitaliser sur son immense communauté de développeurs comme Microsoft l’a fait avec Silverlight. Plus d’infos ici : What is JavaFX Preview SDK.

La seconde promesse forte est de pouvoir développer des interfaces “portables” sur différents terminaux cibles : web, desktop, mobile, TV et même disques Blue-Ray ! Sun élargit donc le spectre des possibles afin de surenchérir sur des offres d’interfaces universelles comme celle d’Adobe (cf. Adobe sort son arme secrète avec Open Screen).

La contre partie est que pour pouvoir profiter de tout cela, il va vous falloir installer pas mal de chose, dont le Java Runtime Environment (qui pèse plus de 15 Mo), le JavaFX plug-in for browser et le JavaFX Plugin for desktop. Et oui, ça fait beaucoup… Plus d’infos ici : Sun releases preview of JavaFX SDK.

Qu’est capable de faire JavaFX ?

Dans sa première mouture (pré-mouture ?), JavaFX est capable de prendre en charge les animations 2D, différents formats de médias (photo, vidéo…), mais il va falloir attendre quelques mois avant d’avoir la possibilité de faire de la 3D ou du streaming. De même, les versions mobiles et TV du plug-in JavaFX ne seront lancées qu’en 2009 (dates non communiquées).

Au final, nous avons donc une offre très ambitieuse (RIA + RDA + RMA) qui va s’appuyer sur une communauté importante et surtout volontaire (c’est un sérieux atout). Le fait que Sun fournisse dans ce preview un outil pour importer des objets depuis Illustrator ou Photoshop prouve que la communauté des designeurs n’est pas délaissée.

Impossible pour moi de tester le plug-in JavaFX dans le mesure où je suis censé être en vacance à l’heure où je rédige ces lignes, mais les premières impressions sont plutôt bonnes… quoique réservées (cf. Hands on with JavaFX, First Impressions et JavaFX – just for Java guys?). Ce sont visiblement le poids des applications ainsi que la structure du langage qui laissent sceptique. Pas de conclusion hâtive, c’est une preview et surtout c’est une technologie toute neuve, donc ce n’est pas étonnant si elle déstabilise au premier abord (personne n’aime perdre ses repères).

Et alors ?

Bon… force est de constater que JavaFX ne va pas révolutionner le marché du jour au lendemain :

  • L’offre est pour le moment parcellaire et fragmentée (attendons que toutes les briques soient disponibles et finalisées) ;
  • Les possibilités en terme d’animations vectorielles (les trucs qui sont beau et qui bougent dans l’écran) sont pour le moment loin d’approcher ce qu’il est possible de faire avec Flash ;
  • Les possibilités de maniement de contenus audio / vidéo restent à prouver (tout en sachant que Flash est une technologie tout à fait robuste et que Silverlight apporte des innovations tout à fait convaincantes.

Bref, Sun a du retard sur ses concurrents et ils vont devoir travailler très très dur pur le rattraper. Reste un énorme potentiel du côté des RIA d’entreprise, mais Microsoft et Adobe travaillent dur pour évangéliser leur solution respective dans ce domaine.

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.