Graphic.ly, l’iTunes des comics

Vous connaissez iTunes ? Vous connaissez les comics ? Alors vous adorerez Graphic.ly, un lecteur de comics numériques. En fait ce n’est pas tant un lecteur qu’une plateforme, car Graphic.ly ambitionne d’être aux comics ce qu’iTunes est aux chansons : Une plateforme complète pour consulter, gérer, acheter et même sociabiliser.

Il vous faut donc télécharger l’application (qui tourne sur AIR) et créer un compte. Vous accédez alors à l’écran d’accueil qui est subtil mélange de Twitter (pour le flux d’activités), de l’App Store (pour les meilleures ventes) et de l’Adobe Media Player (pour le côté sobre et élégant de l’interface) :

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Le basculement entre les écrans est très fluide et l’on trouve tout de suite ses repères, notamment dans la boutique qui est un modèle de sobriété :

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Là où ça devient intéressant, c’est dans la partie News où vous pouvez consulter différents flux RSS de blogs dédiés aux comics mais dans l’environnement de l’application (mêmes couleurs, typos…). Le résultat est très plaisant et donne réellement la sensation d’être dans un espace protégé (sans pub ou agressions visuelles) :

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La lecture des comics en eux-même se fait en mode plein écran avec différentes possibilités de visualisation et notamment la vue par défaut qui affiche une double page en grisée et fait un zoom sur la case en cours de lecture (navigation au clavier) :

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La visualisation en plein écran dans Graphic.ly

Il y a aussi un mode de lecture plus classique où l’on peut également consulter les commentaires laissés par vos amis ou la communauté :

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La visualisation des commentaires dans Graphic.ly

Nous avons donc au final une application tout à fait remarquable car elle garantie une expérience utilisateur de très haut niveau dans un environnement parfaitement maîtrisé. Le fait d’intégrer un lecteur de flux RSS de même que des fonctions sociales (profil, liste d’amis, messagerie interne…) plonge l’utilisateur dans une petite bulle de bonheur (sous réserve que vous appréciez les comics).

Finalement est-ce ça l’avenir des contenus numériques ? Peut-être… En tout cas l’expérience est tout à fait plaisante et la possibilité de pouvoir accéder à sa collection quelque soit le support (c’est tout l’intérêt de AIR) est un plus indéniable pour celles et ceux qui n’aiment pas voir s’entasser les comics dans une bibliothèque.

Reste à trancher LA question : Est-ce que l’iPad ne serait pas le support idéal pour ce genre d’application ? Si, bien sûr que si. Mais ça n’arrivera pas pour les raisons que vous connaissez (il va falloir attendre la sortie de la version spécifique à l’iPad – PanelFly est déjà sur le coup). Je me demande également comment ce type d’application pourrait voir le jour sur des ebooks… en théorie Amazon s’apprête à lancer une App Marketplace pour son Kindle donc nous devrions y retrouver cette application (reste à régler les problèmes de droits et de partage des revenus).

Au final il ne manque qu’une seule chose à cette application : Du son ! Autant il faut vraiment être fan pour acheter les comics tels qu’ils sont vendus sur la boutique (après tout ce ne sont que des PDF), autant en y ajoutant du son et des voix le produit prendrait carrément plus de valeur, quitte à augmenter le prix (cf. la très concluante expérience menée avec Megalex).

Avec SilverFace, Silverlight concurrence AIR sur les applications riches

Comme annoncé lors de la PDC de la fin d’année dernière, SilverFace (le client Silverlight pour Facebook) est disponible depuis quelques jours. Vous pourriez me dire “tout le monde s’en fout car il existe une grande quantité de logiciels client pour Facebook” mais je vous répondrais “pas si vite car ce logiciel là est propulsé par Silverlight 4“. Donc contrairement à Tweetdeck, Seesmic Desktop & cie qui reposent sur AIR, ou Fishbowl qui est un exécutable Windows, SilverFace est donc une Rich Desktop Application qui est propulsée par la dernière version de Silverlight (disponible pour Windows, Mac et bientôt Linux).

C’est donc une grande étape dans la maturation de la technologie d’interface riche de Microsoft qui sort maintenant du navigateur pour proposer une expérience très proche (si ce n’est quasi-identique) à celle des applications.

C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de tester cette application. L’installation sous Mac se fait de façon tout à fait traditionnelle : une icône à glisser dans le dossier “Applications“. L’interface est plutôt surprenante avec un environnement immersif où les fonctions et le contenu flottent au dessus d’un fond sombre tapissé de photos (assez proche de Seesmic Look) :

Le flux d'activité dans SilverFace

Le flux d'activité dans SilverFace

Le basculement d’un écran à l’autre se fait en douceur et les effets de transition sont plutôt réussis. Plusieurs modes d’affichage sont proposés comme la vue “grid” :

La vue en grille du flux d'activité

La vue en grille de SilverFace

Il y a également une vue en mosaïque pour les photos :

La mosaïque de photos dans SilverFace

La mosaïque de photos dans SilverFace

La page de profil est bien proportionnée et conserve les mêmes codes graphiques :

Une page de profil dans SilverFace

Une page de profil dans SilverFace

L’application réagit bien et semble stable. Les mises à jour ne se font pas “à chaud” (il faut redémarrer l’application) mais se passent sans souci particulier. Nous pouvons donc en conclure que c’est une première expérience concluante qui propulse donc Silverlight en concurrence directe avec Flash et AIR.

Microsoft ne cache pas ses ambitions en ce qui concerne l’évolution de Silverlight et les équipes mettent les bouchées doubles pour rattraper le retard sur AIR : accès à la webcam, drag & drop de fichiers depuis le bureau… tout est mit en oeuvre pour soutenir la comparaison (cf. Silverlight Client for Facebook available).

Les questions auxquelles je ne sais pas répondre pour le moment sont les suivantes :

  • Silverlight 4 est-il plus stable / performant / gourmand en ressources que AIR ?
  • Les applications reposant sur Silverlight 4 sont elles plus rapides à créer / plus faciles à maintenir ?
  • Quel va être le rythme d’évolution de Silverlight ?

Bref, passée cette première expérimentation les questions sont nombreuses et j’anticipe une sortie officielle pour la quatrième édition du MIX (en mars prochain). La technologie est (presque) prête, attendons de voir comment le marché va réagir et surtout à quel rythme l’écosystème de développeurs va adopter cette technologie et développer de nouvelles opportunités.

Si je ne me trompe pas, les prochains J.O. d’hiver de Vancouver (pour lesquels Microsoft a déployé les grands moyens avec NBCOlympics.com) vont grandement contribuer à augmenter le nombre d’utilisateurs. La bataille ne fait que commencer…

Synthèse des annonces de Adobe Max 2009

Voilà, la grande convention annuelle d’Adobe s’achève. Il est maintenant temps pour moi de vous faire une synthèse des nouveautés de ce MAX 2009.

Un nouveau Flash Player universel

Flash Player 10.1 disponible au premier trimestre 2010, cette nouvelle version sera la première “compatible” avec l’initiative Open Screen Project : Adobe Unveils First Full Flash Player for Mobile Devices and PCs. Concrètement cela veut dire que le prochain Flash Player sera disponible pour un très grand nombre de terminaux alternatifs (téléphones mobiles, smartphones, set-top-boxes…) et qu’il garantira un comportement homogène quel que soit l’environnement ciblé. Pour faire simple : un Flash Player universel.

Est-ce une bonne chose ? Oui tout à fait car cela permettra aux développeurs d’animations / applications Flash de les déployer n’importe où. Est-ce réaliste ? Non pas réellement dans la mesure où chaque terminal possède des spécificités dont il faut impérativement tenir compte (affichage, périphériques de saisie…).

Ce Flash Player universel est une première étape qui ne sera validée qu’avec la livraison d’outils d’édition permettant d’anticiper et de tester les particularités de chacun de ces terminaux. Device Central est l’outil idéal pour faire ça mais il faudrait le remettre à niveau.

Meilleure prise en compte des terminaux alternatifs

Outre des poids lourds comme Google et RIM qui ont annoncé leur volonté de rejoindre le consortium Open Screen Project, un certain nombre de partenariats industriels ont été passé avec des acteurs comme Nvidia, Qualcomm et Nokia pour améliorer l’expérience des interfaces riches sur les terminaux alternatifs comme les netbooks et smartphones.

C’est une très bonne chose car force est de constater que jusqu’à présent les interfaces riches n’étaient pas réellement viables sur ces terminaux : impossible par exemple de regarder une vidéo de plus de 30 secondes sur un netbooks sans de gros ralentissements de l’image. Ces industriels ont bien compris que la solution n’est pas d’équiper ces terminaux de processeurs plus puissants mais plutôt de donner accès à la carte graphique via de l’accélération matérielle.

Flash sur l’iPhone (presque)

Belle pirouette d’Adobe qui proposera bientôt la possibilité d’exporter une applications depuis Flash Professional CS5 vers l’iPhone : Adobe Opens iPhone to Flash Developers. Donc en clair il s’agit d’une astuce pour pouvoir palier au refus d’Apple (plus d’infos sur le site dédié Applications for iPhone).

Très honnêtement je ne pense pas que l’on verra du Flash sur l’iPhone avant de nombreuses années. Dans tous les cas de figure Apple est maitre sur son terrain et continuera d’imposer le passage obligatoire par iTunes. De toute façon je doute que l’expérience d’utilisation d’animations et applications Flash conçues pour un ordinateur soit réellement agréable à regarder / consommer sur un iPhone (cf. ce qui est dit plus haut sur Flash et les netbooks).

Une nouvelle version majeure de AIR

Autre nouvelle, la disponibilité au premier trimestre 2010 de la V.2 de AIR : Previewing Adobe AIR 2 at Adobe MAX. Au programme des nouveautés :

  • Amélioration des performances, de la sécurité et de l’accessibilité ;
  • Meilleur prise en charge du hardware, avec notamment la détection de supports de stockage externes (clés USB…) et l’accès à plus de périphériques (micro, accéléromètre…) ;
  • Support du multi-touch pour les terminaux compatibles ;
  • Prise en charge de l’HTML 5 et des CSS 3.

Avec un runetime toujours plus proche de la machine, les équipes d’Adobe vont très certainement frapper un grand coup et attirer toujours plus d’annonceurs. Il reste néanmoins du travail pour convaincre les éditeurs d’applications critiques nécessitant de la puissance. Idéalement je verrais bien une fusion de AIR et de Native Client (ha mince, on me signale que ce produit existe déjà, c’est Google Chrome).

Bon en tout cas moi je crois toujours en la nécessité pour Adobe d’éditer son propre browser (cf. Adobe pourrait-il sortir un browser ?). Ceci a d’ailleurs été confirmé à demi-mot lors qu’une session “presse” avec les équipes de la Flash Platform qui ont déclaré réfléchir sérieusement à la fusion du Flash Player avec Acrobat Reader (l’appellation “Adobe Reader” porterait alors tout son sens).

Plus de productivité dans les outils de développement

Autres annonces :

  • Nouvelles version de Flash Pro avec l’implémentation d’un moteur physique (certainement pour simplifier la tâche des développeurs de jeux en ligne) ;
  • Nouvelle version de Flash Catalyst avec pleins de nouveaux éléments d’interface, une meilleure gestion du texte et de nouveaux effets visuels (cf. Flash Catalyst Beta 2: New Features).

Très clairement l’accent est mit sur la productivité et la collaboration entre les différents membres d’une équipe de conception / développement. Tout ceci devrait encore s’améliorer avec la livraison de la suite complète CS5.

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Voilà, ça fait donc une belle moisson de nouveautés que j’attends de pied ferme pour le début de l’année prochaine.

200 millions d’installations pour Adobe AIR

Voilà moins d’un an et demi que la technologie de Rich Desktop Application d’Adobe est sortie et AIR a déjà dépassé les 200 millions d’installations : Adobe AIR now installed over 200 millions times. Un nombre tout à fait intéressant, surtout lorsque l’on sait que le rythme d’installation accélère (100 millions sur les 6 derniers mois).

Bien évidement les utilisateurs n’installent pas AIR pour le plaisir ou l’exploit technique, ce sont donc les applications qui tirent le déploiement. Au palmarès des applications les plus populaires nous retrouvons le pionnier eBay Desktop ainsi que les social softwares comme TweetDeck ou Seesmic Desktop.

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La version desktop d'eBay

Il y a également les applications proposées par les médias traditionnels comme le BBC iPlayer ou le NYTimes Reader.

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Le NY Times sur votre bureau

On retrouve enfin des applications plus “critiques” comme SocialTexet Desktop ou celles exploitant des ERP (SalesForce, Oracle ou SAP) ou encore cette assistant pour payer ces impôts en ligne en Pologne.

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La version desktop de SocialText

Autre application critique, cette incroyable interface servant à piloter un robot de combat :

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L'interface de pilotage d'un robot de combat

Pour la petite histoire, le robot en question tourne sous Linux et embarque une mitrailleuse de calibre 50, elle se pilote à l’aide d’une manette de Xbox 360 (les jeunes recrues y étant particulièrement bien habituées). Plus d’infos ici : Adobe AIR driving the military of tomorrow.

Outre les bons chiffres de déploiement de AIR, je m’intéresse plus particulièrement aux applications payantes. Le cas du NY Times Reader est ainsi représentatif du modèle économique qu’il peut y avoir derrière une RDA payante : abonnement de 15$/mois pour un accès illimité aux contenus (récents et archives), consultation hors-ligne et lisibilité améliorée grâce au Text Layout Framework. Il existe une version gratuite mais limitée qui permet de faire découvrir les fonctionnalités et de tester le reader. Plus d’infos ici : NY Times Desktop Reader Gest a Makeover.

Autre exemple avec Pandora One Desktop, l’extension applicative du service de recommandations affinitaires de musique : une version gratuite mais limitée et une version payante à 3$/mois proposant une meilleure qualité d’écoute, le retrait des publicités et une diffusion quasi-illimitée. Plus d’infos ici : The Freemium Model And A Desktop App Get The Thumbs Up With Pandora One.

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La verison payante de Pandora

Ces deux exemples me confortent dans l’idée que le potentiel marchand d’une application (sa capacité à générer du C.A.) n’est pas fonction de sa sophistication (le nombre de fonctionnalités) ou de sa puissance (le nombre de données qu’elle est capable de traiter) mais plutôt de la qualité du service rendu. Et en ce sens, une plateforme de déploiement comme AIR n’est pas un frein : Le NY Times Reader ou TweetDeck ne sont pas mal considérées sous prétexte qu’elle ne sont pas développées en C++ ou qu’elle ne pèsent pas 800 Mo.

Flash devient une marque ombrelle et autres annonces d’Adobe

C’est à San Francisco que vient de s’ouvrir l’édition 2008 de MAX, la grande messe d’Adobe, et les annonces se succèdent. Je vous propose donc un petit résumé.

Flash à tous les étages

Avant il y avait Flash, Flex, AIR… à partir de maintenant il n’y aura plus que Flash. C’est en substance la nouvelle posture de communication d’Adobe qui souhaite simplifier l’accès à des technologies peut visibles du grand public comme Flex ou AIR en les englobant dans la Flash Platform :

Le schéma est un peu indigeste mais cette stratégie a du sens dans la mesure où l’offre commençait à ne plus être très lisible. Plus d’infos ici : Flash Is Now A Platform, AIR Gets An Upgrade, And Adobe Puts A Catalyst In Gumbo.

Nouvelle version pour AIR (oups !)

Au passage vous noterez que la version 1.5 de AIR est disponibles. Heu… suis-je encore autorisé à parler de AIR ?

Bon toujours est-il que l’on nous annonce de meilleurs performances, une gestion plus fine de la mémoire et le support de Flash 10 / Webkit : Adobe AIR 1.5 (”Cosmo”) builds now in Flex SDK Nightly builds.

Version mobile pour Flash 10

Adobe et ARM unissent leurs forces pour porter Flash 10 et AIR sur les terminaux mobiles équipés d’une architecture ARMV- et ARMv7, c’est à dire… heu… et bien en fait je ne sais pas à quels terminaux ça correspond (en tout cas pas l’iPhone).

Bon de toute façon les démos n’ont pas encore eu lieu, mais c’est assurément une très bonne chose notamment pour la popularisation des Rich Mobile Application. Plus d’infos ici : Flash 10 for Mobile Devices.

Thermo devient Flash Catalyst

Thermo sort de l’ombre et récupère un nom grand public “conforme” à la nouvelle politique de gamme : Flash Catalyst. En deux mots ce nouvel outil permet de faire le pont entre deux métiers jusqu’alors fâchés : les designeurs et les développeurs. Avec Flash Catalyst la promesse est de laisser la main aux designeurs pour ajouter une première couche d’interactivité à leur création. Plus d’infos ici : The Flash Platform (again) and Hello Flash Catalyst.

Traduction :

  1. Vous prenez vos fichiers Photoshop, Illustrator ou Fireworks ;
  2. Vous les importez dans Flash Catalyst ;
  3. Vous définissez une fonction / un comportement à vos éléments graphiques (”ça c’est un bouton”, “ça c’est un champ texte”…) ;
  4. Vous testez votre prototype (puisque c’est ce que votre design est devenu) ;
  5. Vous le transmettez aux développeurs qui finissent le travail.

Voilà, c’est merveilleux, tout le monde est content. Tout le monde sauf moi, le concepteur. Car c’est encore tout une partie de la chaîne de production d’un site web ou d’une application en ligne qui est toujours ignorée par les éditeurs : avec quoi les concepteurs peuvent-ils bien travailler pour faire leurs arborescences, scénarios d’utilisations, parcours-client et maquettes fonctionnelles ?

Personnellement je suis persuadé que Fireworks serait la solution idéale pour les concepteurs (puisque de toute façon il n’y a pas la place pour 3 produits “graphiques” dans la gamme). Il suffirait “juste” de la simplifier et surtout de faire en sorte qu’il sache gérer les tableaux de données.

Mais bon j’aurais l’occasion d’en reparler…

Cocomo pour faire des applications sociales riches en mode Saas

“Applications sociales riches en mode Saas“, hé hé hé ça vous la coupe autant de buzzword, non ? Pour faire simple, disons que Cocomo désigne une série de composants (des briques logicielles) qui permettent de créer plus rapidement des applications à vocation sociales qui seront hébergées sur la plateforme Acrobat.com.

Plus d’infos ici : CoCoMo – Collaboration for Every Developer.

Voilà donc une très belle série d’annonces, vivement la suite (car la semaine ne fait que débuter) !

Vos RIAs en dehors du navigateur avec Silverlight 3 ?

Alors que la V.2 de Silverlight vient à peine de sortir, on nous parle déjà de Silverlight 3 et d’une évolution majeure : Silverlight 3: The Next Fit Client?

Évolution majeure ? Oui car il serait ainsi question de faire de Silverlight non pas un plug-in pour navigateur mais un environnement d’exécution indépendant, quelque chose à mi-chemin entre Adobe Centrale (qui permettait de faire tourner du Flash dans une fenêtre indépendante) et AIR (cf. Microsoft lays out Silverlight ambitions).

Voici donc une hypothèse d’évolution tout à fait intéressante car Silverlight est un produit fini contrairement à WPF qui est un socle technologique très puissant mais lourd (et exclusive à Windows). Cet hypothétique Silverlight 3 se positionnerait donc comme une alternative légère qui pourrait servir à faire tourner tout un tas d’applications riches (RIA) sur différents terminaux cibles.

Et ça tombe bien car Microsoft est en train de progressivement migrer son offre sous forme de RIA (notamment avec ses très ambitieux projets Azure et Mesh) et parce que Microsoft vise un grand nombre de terminaux : desktop (Windows, Mac ou Linux), netbook, mobile, console de jeux, set-top box, baladeurs numériques… Ce Silverlight serait donc une sorte de sur-couche, comme un pseudo-système d’exploitation.

ça ne vous rappelle rien ? JavaFX peut-être… Effectivement l’approche est à peu près similaire, tout comme celle d’Adobe avec Open Screen Project (dans une moindre mesure).

Vous vous doutez donc que les répercussions de cette nouvelle approche seraient énormes, elles porterait le débat des RIAs à un niveau supérieur, là où il y a de très grosses sommes d’argent en jeux. Mais avant de tirer des conclusions hâtives j’aimerais bien avoir une confirmation officielle de la part de Microsoft quand à ses intentions car pour le moment il est surtout question de pouvoir faire du streaming de contenus vidéo HD : Silverlight 3 to Support Streaming HD Flash Video.

Chirstophe ? Dick ?

Sun lance enfin JavaFX pour concurrencer Microsoft et Adobe sur le marché des interfaces riches

Après plus d’un an d’attente (cf. mon premier billet sur le sujet : Sun relance Java dans la compétition des interfaces riches), Sun se décide enfin à sortir une preview de JavaFX : Sun Announces JavaFX Preview. Pour faire simple, disons qu’il s’agit de la nouvelle offre pour faire des interfaces riches et concurrencer ainsi Microsoft et Adobe (et Curl).

En fait il s’agit d’un framework qui comprend des environnements d’exécution (des plug-ins pour faire tourner les applications), un langage de développement (JavaFX Script) et différents outils (environnement de développement…). Pour en savoir plus, je vous recommande le blog officiel : JavaFX Blog.

Pourquoi JavaFX ?

Pour mémoire, Sun est le créateur et un des plus gros sponsors du langage Java, maintenant largement répandu dans la communauté des développeurs, et principalement en entreprise et dans le milieu universitaire. Ce langage a la particularité d’être très rigoureux (chose que les informaticiens apprécient) et surtout qu’il est multiplateforme : un seul code pour n’importe qu’elle machine. L’astuce est de mettre à disposition une machine virtuelle qui puisse faire tourner ce code unique. Ce principe est particulièrement intéressant car les applications écrites en Java peuvent être exploitée dans le browser, grâce aux fameuses Applets. En ce sens, Java était précurseur puisqu’il permettait de faire des RIA et des RDA bien avant les autres. Oui mais voilà, Java est un langage sophistiqué (donc complexe) et les possibilités d’interfaces sont limitées. Java c’est donc très rapidement vu voler la vedette par Flash pour ce qui concerne les interfaces riches. Avec JavaFX, Sun espère redorer le blason de Java et pouvoir réussir à regagner la confiance de sa communauté (au détriment de Flash / Flex).

Je précise au passage pour qu’il n’y ai pas ambigüité que Javascript n’a pas grand chose à voir avec Java, en fait rien à voir.

Le principal avantage de JavaFX est de ne pas (trop) réinventer la roue et de pouvoir récupérer une application existante en Java pour mettre par dessus une nouvelle interface plus sexy. Sun choisit donc de capitaliser sur son immense communauté de développeurs comme Microsoft l’a fait avec Silverlight. Plus d’infos ici : What is JavaFX Preview SDK.

La seconde promesse forte est de pouvoir développer des interfaces “portables” sur différents terminaux cibles : web, desktop, mobile, TV et même disques Blue-Ray ! Sun élargit donc le spectre des possibles afin de surenchérir sur des offres d’interfaces universelles comme celle d’Adobe (cf. Adobe sort son arme secrète avec Open Screen).

La contre partie est que pour pouvoir profiter de tout cela, il va vous falloir installer pas mal de chose, dont le Java Runtime Environment (qui pèse plus de 15 Mo), le JavaFX plug-in for browser et le JavaFX Plugin for desktop. Et oui, ça fait beaucoup… Plus d’infos ici : Sun releases preview of JavaFX SDK.

Qu’est capable de faire JavaFX ?

Dans sa première mouture (pré-mouture ?), JavaFX est capable de prendre en charge les animations 2D, différents formats de médias (photo, vidéo…), mais il va falloir attendre quelques mois avant d’avoir la possibilité de faire de la 3D ou du streaming. De même, les versions mobiles et TV du plug-in JavaFX ne seront lancées qu’en 2009 (dates non communiquées).

Au final, nous avons donc une offre très ambitieuse (RIA + RDA + RMA) qui va s’appuyer sur une communauté importante et surtout volontaire (c’est un sérieux atout). Le fait que Sun fournisse dans ce preview un outil pour importer des objets depuis Illustrator ou Photoshop prouve que la communauté des designeurs n’est pas délaissée.

Impossible pour moi de tester le plug-in JavaFX dans le mesure où je suis censé être en vacance à l’heure où je rédige ces lignes, mais les premières impressions sont plutôt bonnes… quoique réservées (cf. Hands on with JavaFX, First Impressions et JavaFX – just for Java guys?). Ce sont visiblement le poids des applications ainsi que la structure du langage qui laissent sceptique. Pas de conclusion hâtive, c’est une preview et surtout c’est une technologie toute neuve, donc ce n’est pas étonnant si elle déstabilise au premier abord (personne n’aime perdre ses repères).

Et alors ?

Bon… force est de constater que JavaFX ne va pas révolutionner le marché du jour au lendemain :

  • L’offre est pour le moment parcellaire et fragmentée (attendons que toutes les briques soient disponibles et finalisées) ;
  • Les possibilités en terme d’animations vectorielles (les trucs qui sont beau et qui bougent dans l’écran) sont pour le moment loin d’approcher ce qu’il est possible de faire avec Flash ;
  • Les possibilités de maniement de contenus audio / vidéo restent à prouver (tout en sachant que Flash est une technologie tout à fait robuste et que Silverlight apporte des innovations tout à fait convaincantes.

Bref, Sun a du retard sur ses concurrents et ils vont devoir travailler très très dur pur le rattraper. Reste un énorme potentiel du côté des RIA d’entreprise, mais Microsoft et Adobe travaillent dur pour évangéliser leur solution respective dans ce domaine.

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.

Quand service en ligne et browser ne font plus qu’un

Je passe suffisamment de temps sur le web pour savoir que cet environnement n’est pas du tout adapté aux plus jeunes. Même s’il existe des filtres parentaux et autres outils de protection, la toile reste quand même un endroit que je ne recommanderais pas à mes enfants (pour le moment).

C’est là où KidZui entre en scène : il s’agit d’un navigateur internet qui permet aux plus petits de “consommer” du contenu et des services mais dans un cadre parfaitement sécurisé (approbation préalable par une équipe de modération).

Là où ça devient très intéressant, c’est que ce navigateur offre une interfaces complètement nouvelle :

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Vous noterez  que service et interface ne font plus qu’un : le navigateur intègre ainsi de façon native des fonctionnalités sociales comme la messagerie et le partage de photos / vidéos / musiques… Les sites et services web sont donc passés au filtre et reformatés pour être plus facilement assimilés par les enfants. Vous noterez également l’avatar en haut à droite qui permet aux enfants d’exister sans trop se dévoiler (pas de photos).

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Force est de constater que ce système est bougrement intéressant : un logiciel doublé d’un service (il existe une formule premium à 5$ par mois) qui propose une interface réellement novatrice et adaptée à la cible.

Je ne peux que me réjouir de voir l’arrivée sur le marché de ce type de solutions (proche du “Software and  a Service” de Microsoft) et qui me fait penser à une approche verticalisée du MSN Explorer. C’est assurément un modèle à suivre.

(via Mashable)