Adobe livre AIR pour Android et officialise les Rich Mobile Applications

Ils l’avaient annoncé l’année dernière et ils ont (presque) tenus promesse puisque Adobe vient de confirmer la disponibilité très prochaine de AIR pour Android (le système d’exploitation de Google) : Adobe Unveils AIR on Mobile Devices. J’ai encore un doute sur le “très prochaine” qui peut signifier des semaines ou des mois mais il semblerait que la disponibilité réelle soit imminente.

Donc si je récapitule :

  • AIR est un environnement d’exécution qui permet de faire tourner une même application sur différents systèmes d’exploitation desktop (Windows, Mac, Linux) et mobiles (Android dans un premier temps puis BlackBerry, Plam, Windows Phone, Symbian…) ;
  • Cette plateforme permettra d’afficher et d’exécuter aussi bien du Flash que de l’HTML ou des applications en Flex ;
  • Les applications pourront exploiter des API pour tirer partie du hardware (écran tactile, GPS, accéléromètre, caméra…).

C’est donc une grande nouvelle car cela concrétise enfin l’Open Screen Project qui vise à déployer un environnement d’exécution unique quelque soit le terminal (plus d’infos ici : Adobe AIR sur mobile). Vous pourriez me dire que le tableau ne sera pas complet tant que AIR ne sera pas disponible sur l’iPhone, et je vous répondrais que ce n’est pas un problème car il sera possible d’exporter une application en un exécutable pour iPhone (cf. Packager for iPhone). Donc d’ici quelques mois une même application Flash pourra être exécutée sur quasiment tous les smartphones du marché (le nirvana des Rich Mobile Applications).

Une seule application exploitée sur différent terminaux

Une seule application exploitée sur différents terminaux

Plusieurs vidéos et démonstrations technologiques sont disponibles ici : Preview of AIR on Android et Flash Player 10.1 and AIR 2 mobile preview videos. Attendez-vous à voir déferler un vague d’applications et de jeux en Flash “portés” sur smartphones à l’image d’Alchemist.

compatible-iPhone

Les casual games sur mobile sont une catégorie intéressante mais d’autres applications sont en cours de finalisation comme le très attendu e-magazine Wired pour touchbook (réalisé avec AIR) et prochainement disponible sur l’iPad : Transforming the Magazine Experience With Wired and AIR.

Le magazine Wired sur votre iPad grâce à AIR

Le magazine Wired sur votre iPad grâce à AIR

C’est assurément LA nouvelle de ce début d’année et j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner du côté des performances et de la capacité des terminaux à “accueillir” des applications génériques. Loin de moi l’idée de jouer les pessimiste de service, mais j’ai comme l’impression que nous allons avoir droit au grand retour du “Site optimisé pour tel navigateur” mais dans une version “Application mobile optimisée pour tel OS“.

Quelles interfaces pour les touchbooks ?

Je pense que les avis convergent pour prédire que 2010 sera l’année de l’explosion des touchbooks (autrement appelés “tablet PC” mais le “PC” peut prêter à confusion). Entre les différents produits déjà lancé en 2009 (cf. Netbook + TabletPC = Touchbook, et le web devient tactile) et les rumeurs de futurs machines chez Apple et Google, le marché est en ébulition.

Mais qui dit nouvelles machines, dit nouveaux services et surtout nouvelles interfaces. Car n’oublions pas que l’interface est un élément clé dans l’adoption et le succès d’une innovation technologique (cf. l’iPhone qui a révolutionné le marché). Je souhaiterais donc partager avec vous les différents concepts d’interfaces déjà proposés par certains.

Commençons avec la ces particulier des magazines papier “portés” sur support numérique comme cette démonstration technologique de Condé Nast, l’éditeur de nombreux magazines US (dont Wired), qui devraient être disponible sur la tablet d’Apple : Condé Nast’s Offering for Apple’s Mystery Tablet: Wired Magazine.

Il y a ensuite cette très belle illustration d’un magazine de sport en version électronique (Time Inc. shows off magazine tablet demo) :

Votre magazine de sport en versino électronique et tactile

Votre magazine de sport en version électronique et tactile

Le texte et les images occupent donc toute la surface d’affichage avec un menu radial qui est affiché en tapotant l’écran. Démonstration vidéo ici :

Plus futuriste mais nettement plus impressionnant, le Mag+ de l’éditeur suédois Bonnier (Bonnier Takes A Stab At Re-Inventing The Mag) :

Concept futuriste de touchbook

Concept futuriste de touchbook

À découvrir en vidéo ici :

Il y a aussi le grand retour de l’OLPC (l’ordinateur à 100$) qui pourrait bien faire un retour en force avec une machine de troisième génération à la sauce touchscreen (OLPC Comes Up With a Beautiful, Thin Tablet Concept) :

Evolution de l'OLPC en touchscreen

Evolution de l'OLPC en touchscreen

Pour finir n’oublions pas le brevet déposer par Apple pour un écran à retour de force (Possible Apple tablet multi-touch tactile keyboard detailed) un concept dont j’avais déjà parlé dans un précédent billet (Interfaces en relief et crayonnage 3D) :

L'écran en relief d'Apple

L'écran en relief d'Apple

Donc comme vous pouvez le constater c’est un véritable festival d’innovations en tout genre pour les différents constructeurs et éditeurs qui semblent prêt à se lancer dans une course à l’armement autour de ce nouveau format (les touchbooks).

Tout ceci n’est-il pas un peu précipité ? Si, bien sûr que si dans la mesure où les ordinateurs à écran tactile existent déjà depuis de nombreuses années et où un système d’exploitation comme Windows 7 intègre maintenant de façon plus fine la gestion du multitouch. Le frein à l’adoption se situe donc bien du côté du logiciel plutôt que du côté du hardware ou des services. Comprenez par là que les machines sont prêtes, mais que les interfaces permettant de “consommer” de l’information et des services sont encore à inventer. Et sur ce point précis, c’est Adobe qui semble le mieux placé. Pourquoi ? Tout simplement parce que les interfaces tactiles vont littéralement inonder le marché et qu’il va falloir gérer de nombreux terminaux et systèmes d’exploitation. Ors, c’est justement pour palier à ce défi que AIR a été conçu.

D’autant plus que AIR est une technologie qui a fait ses preuves avec le Times Reader qui pourrait donc s’imposer comme la référence de facto de la presse en ligne qu’il faudrait “juste” adapter aux écrans tactiles, dont le iSlate d’Apple qui sera le premier à sortir sur le marché. Oui mais voilà, le torchon brule entre Adobe et Apple (notamment en ce qui concerne le portage de Flash sur l’iPhone ou les problèmes de performance du dernier Flash Player sur Mac OS). Il se pourrait donc que nous soyons à l’aube d’une belle bataille entre Apple et le reste de l’industrie soutenue par Adobe (Can Adobe and Apple Play Nicely When–And If–The Tablet Shows Up?).

Pour résumer une longue histoire, je suis intimement persuadé qu’une partie du succès de ces touchbooks va reposer sur leur capacité à proposer une expérience enrichissante de consommation d’informations et de services à valeur ajoutée. Tout comme il existe des applications mobiles payantes pour smartphones éditées par les grands journaux, attendez-vous à voir fleurir des offres équivalentes adaptées au format des touchbooks dans différents domaines (news, sport, cuisine…). L’innovation dans ce domaine a toutes les chances d’être passionnante, notamment dans le commerce en ligne.

Une bande annonce interactive pour Avatar

Alors qu’il reste un peu moins d’un mois à attendre pour découvrir Avatar, le dernier film de James Cameron, je vous propose de vous plonger un peu plus en détail dans l’univers très riche du film (lire à ce sujet l’article de Wired) avec leur toute nouvelle bande annonce interactive : Official Avatar Interactive Trailer Powered by Adobe AIR. Il s’agit en fait d’une application propulsée par AIR qui vous permet de lire une bande annonce “augmentée” de nombreux détails sur les personnages ou les équipements du film :

La bande annonce interactive de Avatar

La bande annonce interactive de Avatar

Bon OK ce n’est pas vraiment le premier film interactif, mais je trouve que de repackager la bande annonce avec des “hot spots” et tout un tas de news en provenance de Twitter, YouTube, FlickR… est plutôt une bonne idée. Disons que l’ensemble est très efficace, idéal pour faire patienter les fans. Et pour celles et ceux que ça branche, ne ratez sou aucun prétexte le site dédié aux produits dérivés du film et notamment les cartes en réalité augmentée : Avatar i-Tag.

(via Mashable)

Nouvelles versions pour Flash, AIR et Silverlight

Sur ce coup là j’ai carrément un train de retard, c’est inacceptable car en une semaine ce ne sont pas une mais trois nouvelles versions de technologies RIA / RDA qui viennent d’être annoncées.

Commençons par Adobe avec les sorties en beta de Flash 10.1 et de AIR 2.0 : AIR 2 and Flash Player 10.1 Betas now Available.

Au programme des nouveautés pour Flash 10.1 :

  • Prise en charge du multi-touch ;
  • Gains de performance ;
  • Disponibilité prochaine sur des terminaux mobiles comme le Palm Pre (cf. Full Adobe Flash Is Coming Soon to Mobile) ;
  • Grosse amélioration de la gestion de la mémoire.
Meilleure gestion de la mémoire avec Flash 10.1

Meilleure gestion de la mémoire avec Flash 10.1

Concernant AIR 2.0, voici les nouveautés :

  • Prise en charge des périphériques de stockage et du hardware (micro, webcam…) ;
  • Possibilité d’accéder aux commandes natives ;
  • Prise en charge du multi-touch et des commandes gestuelles ;
  • Mise à jour du moteur de rendu pour une meilleure gestion du HTML 5 / CSS 3…

Pour plus de détails ça se passe ici : Introducing Adobe AIR 2 beta.

Du côté de chez Microsoft, ils viennent tout juste d’annoncer la beta de Silvelright 4 lors de la Professional Developers Conference 2009. Voici les nouveautés :

  • Prise en charge complète de l’impression ;
  • De nouveaux éléments de formulaire (Rich Texbox with links…) ;
  • amélioration de la fluidité de l’interface et des effets proposés ;
  • Support de la webcam, du micro, du clic droit et de la molette dela souris ;
  • Copier / Coller depuis le clipboard ;
  • Fonctionne dans Google Chrome ;
  • Des applications deux fois plus rapides au démarrage (mais pas forcément à l’exécution ?) ;
  • Accès aux répertoires utilisateurs (”Mes documents, “Ma musique”…)…

C’est sur ce dernier point que Microsoft dévoile ses réelles intentions quand à cette nouvelle version de Silverlight : concurrencer à la fois Flash et AIR. Il sera ainsi possible d’installer des simili-applications sur votre bureau (ils appellent ça des client apps) pour pouvoir contourner les limitations du navigateur (et notamment la sandbox qui l’isole du système). Autant dire que cette possibilité change complètement la donne : Silverlight Four Is Going To Be Huge.

Illustration avec SilverFace, une Rich Desktop Application conçu avec le SDK de Facebook :

Silverlight + Facebook = SilverFace

Silverlight + Facebook = SilverFace

Pour résumer : ça ressemble à une application, ça se comporte comme une application et c’est du 100% Facebook (plus d’infos ici : Silverlight 4 In Beta, Screenshots of Facebook Desktop App et The Windows Platform, Silverlight 4, and Facebook.

Wow, que de nouveautés et de très très grosses ambitions pour Adobe et Microsoft qui semblent bien avoir décidé de se prendre de vitesse l’un comme l’autre. Pour le moment il ne s’agit que de versions beta, il reste encore à stabiliser tout ça, mais je pressens que 2010 va être l’année où la frontière entre service en ligne et application va disparaitre.

Synthèse des annonces de Adobe Max 2009

Voilà, la grande convention annuelle d’Adobe s’achève. Il est maintenant temps pour moi de vous faire une synthèse des nouveautés de ce MAX 2009.

Un nouveau Flash Player universel

Flash Player 10.1 disponible au premier trimestre 2010, cette nouvelle version sera la première “compatible” avec l’initiative Open Screen Project : Adobe Unveils First Full Flash Player for Mobile Devices and PCs. Concrètement cela veut dire que le prochain Flash Player sera disponible pour un très grand nombre de terminaux alternatifs (téléphones mobiles, smartphones, set-top-boxes…) et qu’il garantira un comportement homogène quel que soit l’environnement ciblé. Pour faire simple : un Flash Player universel.

Est-ce une bonne chose ? Oui tout à fait car cela permettra aux développeurs d’animations / applications Flash de les déployer n’importe où. Est-ce réaliste ? Non pas réellement dans la mesure où chaque terminal possède des spécificités dont il faut impérativement tenir compte (affichage, périphériques de saisie…).

Ce Flash Player universel est une première étape qui ne sera validée qu’avec la livraison d’outils d’édition permettant d’anticiper et de tester les particularités de chacun de ces terminaux. Device Central est l’outil idéal pour faire ça mais il faudrait le remettre à niveau.

Meilleure prise en compte des terminaux alternatifs

Outre des poids lourds comme Google et RIM qui ont annoncé leur volonté de rejoindre le consortium Open Screen Project, un certain nombre de partenariats industriels ont été passé avec des acteurs comme Nvidia, Qualcomm et Nokia pour améliorer l’expérience des interfaces riches sur les terminaux alternatifs comme les netbooks et smartphones.

C’est une très bonne chose car force est de constater que jusqu’à présent les interfaces riches n’étaient pas réellement viables sur ces terminaux : impossible par exemple de regarder une vidéo de plus de 30 secondes sur un netbooks sans de gros ralentissements de l’image. Ces industriels ont bien compris que la solution n’est pas d’équiper ces terminaux de processeurs plus puissants mais plutôt de donner accès à la carte graphique via de l’accélération matérielle.

Flash sur l’iPhone (presque)

Belle pirouette d’Adobe qui proposera bientôt la possibilité d’exporter une applications depuis Flash Professional CS5 vers l’iPhone : Adobe Opens iPhone to Flash Developers. Donc en clair il s’agit d’une astuce pour pouvoir palier au refus d’Apple (plus d’infos sur le site dédié Applications for iPhone).

Très honnêtement je ne pense pas que l’on verra du Flash sur l’iPhone avant de nombreuses années. Dans tous les cas de figure Apple est maitre sur son terrain et continuera d’imposer le passage obligatoire par iTunes. De toute façon je doute que l’expérience d’utilisation d’animations et applications Flash conçues pour un ordinateur soit réellement agréable à regarder / consommer sur un iPhone (cf. ce qui est dit plus haut sur Flash et les netbooks).

Une nouvelle version majeure de AIR

Autre nouvelle, la disponibilité au premier trimestre 2010 de la V.2 de AIR : Previewing Adobe AIR 2 at Adobe MAX. Au programme des nouveautés :

  • Amélioration des performances, de la sécurité et de l’accessibilité ;
  • Meilleur prise en charge du hardware, avec notamment la détection de supports de stockage externes (clés USB…) et l’accès à plus de périphériques (micro, accéléromètre…) ;
  • Support du multi-touch pour les terminaux compatibles ;
  • Prise en charge de l’HTML 5 et des CSS 3.

Avec un runetime toujours plus proche de la machine, les équipes d’Adobe vont très certainement frapper un grand coup et attirer toujours plus d’annonceurs. Il reste néanmoins du travail pour convaincre les éditeurs d’applications critiques nécessitant de la puissance. Idéalement je verrais bien une fusion de AIR et de Native Client (ha mince, on me signale que ce produit existe déjà, c’est Google Chrome).

Bon en tout cas moi je crois toujours en la nécessité pour Adobe d’éditer son propre browser (cf. Adobe pourrait-il sortir un browser ?). Ceci a d’ailleurs été confirmé à demi-mot lors qu’une session “presse” avec les équipes de la Flash Platform qui ont déclaré réfléchir sérieusement à la fusion du Flash Player avec Acrobat Reader (l’appellation “Adobe Reader” porterait alors tout son sens).

Plus de productivité dans les outils de développement

Autres annonces :

  • Nouvelles version de Flash Pro avec l’implémentation d’un moteur physique (certainement pour simplifier la tâche des développeurs de jeux en ligne) ;
  • Nouvelle version de Flash Catalyst avec pleins de nouveaux éléments d’interface, une meilleure gestion du texte et de nouveaux effets visuels (cf. Flash Catalyst Beta 2: New Features).

Très clairement l’accent est mit sur la productivité et la collaboration entre les différents membres d’une équipe de conception / développement. Tout ceci devrait encore s’améliorer avec la livraison de la suite complète CS5.

———

Voilà, ça fait donc une belle moisson de nouveautés que j’attends de pied ferme pour le début de l’année prochaine.

200 millions d’installations pour Adobe AIR

Voilà moins d’un an et demi que la technologie de Rich Desktop Application d’Adobe est sortie et AIR a déjà dépassé les 200 millions d’installations : Adobe AIR now installed over 200 millions times. Un nombre tout à fait intéressant, surtout lorsque l’on sait que le rythme d’installation accélère (100 millions sur les 6 derniers mois).

Bien évidement les utilisateurs n’installent pas AIR pour le plaisir ou l’exploit technique, ce sont donc les applications qui tirent le déploiement. Au palmarès des applications les plus populaires nous retrouvons le pionnier eBay Desktop ainsi que les social softwares comme TweetDeck ou Seesmic Desktop.

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La version desktop d'eBay

Il y a également les applications proposées par les médias traditionnels comme le BBC iPlayer ou le NYTimes Reader.

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Le NY Times sur votre bureau

On retrouve enfin des applications plus “critiques” comme SocialTexet Desktop ou celles exploitant des ERP (SalesForce, Oracle ou SAP) ou encore cette assistant pour payer ces impôts en ligne en Pologne.

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La version desktop de SocialText

Autre application critique, cette incroyable interface servant à piloter un robot de combat :

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L'interface de pilotage d'un robot de combat

Pour la petite histoire, le robot en question tourne sous Linux et embarque une mitrailleuse de calibre 50, elle se pilote à l’aide d’une manette de Xbox 360 (les jeunes recrues y étant particulièrement bien habituées). Plus d’infos ici : Adobe AIR driving the military of tomorrow.

Outre les bons chiffres de déploiement de AIR, je m’intéresse plus particulièrement aux applications payantes. Le cas du NY Times Reader est ainsi représentatif du modèle économique qu’il peut y avoir derrière une RDA payante : abonnement de 15$/mois pour un accès illimité aux contenus (récents et archives), consultation hors-ligne et lisibilité améliorée grâce au Text Layout Framework. Il existe une version gratuite mais limitée qui permet de faire découvrir les fonctionnalités et de tester le reader. Plus d’infos ici : NY Times Desktop Reader Gest a Makeover.

Autre exemple avec Pandora One Desktop, l’extension applicative du service de recommandations affinitaires de musique : une version gratuite mais limitée et une version payante à 3$/mois proposant une meilleure qualité d’écoute, le retrait des publicités et une diffusion quasi-illimitée. Plus d’infos ici : The Freemium Model And A Desktop App Get The Thumbs Up With Pandora One.

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La verison payante de Pandora

Ces deux exemples me confortent dans l’idée que le potentiel marchand d’une application (sa capacité à générer du C.A.) n’est pas fonction de sa sophistication (le nombre de fonctionnalités) ou de sa puissance (le nombre de données qu’elle est capable de traiter) mais plutôt de la qualité du service rendu. Et en ce sens, une plateforme de déploiement comme AIR n’est pas un frein : Le NY Times Reader ou TweetDeck ne sont pas mal considérées sous prétexte qu’elle ne sont pas développées en C++ ou qu’elle ne pèsent pas 800 Mo.

Nouvelle version de AIR et de sa marketplace

Adobe a récement mis à jour son client AIR : Adobe AIR 1.5.1 Released. Rien de révolutionnaire si ce n’est une série de bugs corrigés. La grande nouvelle concerne plutôt la mise en ligne d’une marketplace d’applications AIR :

La place de marché des applications AIR

La place de marché des applications AIR

Une ressource de choix pour celles et ceux qui veulent explorer les possibilités de cette technologie. Mais  il y a aussi le AIR Showcase ou encore le blog officiel.

Et sinon vous avez également le toujours très impressionnant Flex Showcase :

Le showcase des applications Flex

Le showcase des applications Flex

Au fait… dans la mesure où AIR veut dire “Adobe Integrated Runetime“, est-ce que l’on dit “Adobe AIR” ou juste “AIR” ?

(via Matsiya)

Flash, grand conquistador du marché RIA

Adobe a profité du Mobile World Congress pour dévoiler une partie de sa stratégie de conquête du marché RIA; Stratégie qui rappelez-vous prend racine en 2003 avec les balbutiements de Flex première génération et l’aube du néologisme made in Macromedia (Rich Internet Application) scandé sur un whitepaper préconisant les bénéfices d’une meilleure expérience utilisateur; Stratégie qui depuis confirme les velléités d’universalisation de la technologie Flash à l’intérieur et à l’extérieur du navigateur avec l’ouverture du player au sein de l’Open Screen Project; Stratégie qui traduit aussi la sérénité avec laquelle certains choix technologiques du dernier player décriés par une partie de la communauté ont été entérinés face à une concurrence prétendue agressive et menaçante; Et stratégie enfin qui montre dans une vision macro avec quelle virtuosité la plateforme Flash s’immisce subrepticement chez les constructeurs pour tenir en respect les éventuels outsiders en matière de technologies riches. Parce dans le monde merveilleux d’Adobe, Java est un langage de développement d’outils tiers et de services web, Ajax un simple collaborateur navigateur et desktop, Silverlight une alternative marketing pour les développeurs .NET et Unity3D une technologie de jeux 3D réservée à l’iPhone et au navigateur.

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Blague à part, voici pour commencer le résumé de ce plan d’attaque découpé en 5 annonces, publiées pour la plupart sur le site d’Open Screen Project:

Arrivée d’un nouvel SDK pour la lecture des PDFs et eBooks sur mobile.
Cette technologie remplace Reader LE et embarque les formats PDF et ePUB avec gestion des DRMs à la clef. Bookeen, iRex Technologies, Lexcycle, Plastic Logic, Polymer Vision et Springs Designs ont répondu à l’appel et proposeront dans le courant de l’année des produits qui intègrent cette technologie. Sony lui joue les précurseurs avec Sony Reader.

Distributable Player Solution ou le packaging du processus d’installation Flash Lite 3.1.
Disponible sur le labs, cette solution est composée du dernier runtime et d’un nouvel outil répondant au doux nom de Mobile Packager. Cet outil permet de générer un installeur Nokia S60 (.SIS) ou Windows Mobile (.CAB) à partir d’un fichier cible SWF. Une fois déployé, un checker se chargera d’installer ou d’updater la version du player spécifiée lors de la publication. Pour faire simple, il s’agit d’une adaptation de ce qui est déjà proposé dans le navigateur. Le système de distribution est en beta et concerne seulement pour l’instant les Etats-Unis, l’Espagne, l’Italie et l’Inde. On s’étonnera par contre qu’Adobe délivre cet outil si tard, quand on connaît le rôle capital que jouent ces assistants au déploiement dans la pénétration d’un parc utilisateurs.
Adobe souligne son effort de distribution d’applications avec l’ajout de Nokia Ovi Store et Windows Mobile application store à la liste des anciens partenaires: ZED, Thumbplay and GetJar.

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Adobe et Nokia investissent la coquette somme de 10 millions de dollars pour encourager le développement d’applications Flash multi-screen.
Ces fonds sont disponibles dès maintenant précise Anup Murarka qui invite les équipes de développement à soumettre leur concept d’application via le formulaire prévu à cet effet. En cas d’affiliation, les auteurs conservent les droits de leurs productions. Voici une offre alléchante qui réconciliera peut-être certains studios avec Flash Lite.

Dans un même élan, on notera l’arrivée du Flash Lite Developer Challenge. Ce concours conçu en partenariat avec Thumbplay et Getjar est ouvert aux développeurs désireux de promouvoir leur application Flash Lite. En sus, 100.000 dollars de dotation seront offerts aux gagnants répartis en 7 catégories.

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Palm rejoint l’Open Screen Project
Encore une nouvelle qui doit faire grincer des dents Apple. Pour rappel une partie de l’équipe de développement iPhone avait quitté Cupertino pour fouler les pâturages software du Pre. L’outsider de Palm continue donc de se positionner en concurrent frontal de l’iPhone et ajoute à son arc l’intégration de la technologie Flash dans son WebOS.

La véritable annonce du MWC, c’est la disponibilité du Flash Player 10 pour tous les smartphones dès 2010, ou presque…
Après le teaser Kevin Lynch à Max San Francisco, on a la confirmation qu’Android, Windows Mobile et Nokia S60/Symbian seront les premiers systèmes d’exploitation à intégrer la dernière version du player Flash. Plusieurs betas devraient être lancées sur le labs courant 2009 dès que les produits seront estimés assez matures dixit Ryan Stewart.
Apple et BlackBerry demeurent les grand absents de cette annonce…

Pendant ce temps Microsoft contre-attaque avec LG et Apple joue stupidement l’embargo en privant ses utilisateurs d’une expérience web complète, du moins c’est ce que clament ses détracteurs.

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En piqûre de rappel voici un extrait de mon analyse du contexte et des enjeux économiques dans cette guerre des RIAs. J’avais tenté l’année dernière de décrypter les motivations d’Apple et Microsoft dans l’embargo sur les validations ES4.
En bref ?
Adobe ferait donc peur ? Encore récemment, Steve Jobs nous faisait une belle démonstration des craintes que pouvaient susciter l’essor de la plateforme Flash en boycottant le player sur la version Safari de l’IPhone et en vantant les prouesses du très conventionnel SproutCore pour faire avaler la pilule. “Euh… Mais Steve, si la technologie Flash n’est pas adaptée à l’IPhone, comment se fait-il qu’elle le soit à d’autres technologies mobiles ?” :p En exergue donc ici, les effets pervers du lobbying ou quand un fabricant d’OS et d’hardware informatique se met à truster la téléphonie mobile.
Mais les analystes le savent bien, c’est un conflit bien plus large qui se dessine à l’horizon. On pourrait le résumer en ces quelques mots: Desktop vs Browser.
Pour comprendre les enjeux économiques de ce nouveau combat, imaginez un ordinateur où le système d’exploitation ne serait plus qu’une pièce mineure pour faire fonctionner les applications, destitué peu à peu par les services proposés par le navigateur. C’est aujourd’hui, une partie du web qui menace le desktop, parce que les RIAs (cf: Photoshop Online powered by tamarin ou la menace potentielle des machines virtuelles en plugin navigateur), les (le devrais-je dire !) moteurs de recherche (cf: Google Operating System ou la prise en otage de l’information) et les réseaux sociaux (cf: Facebook et son écrasante plateforme F8 – prononcez fate – dont le nom de code ressemble à une inquiétante allegorie comme le prophétise Techcrunch) pourraient bien remplacer un jour, en partie ou totalement, les applicatifs qui tournent sur nos chers systèmes d’exploitation.

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La première version de cet ordinateur (où le système d’exploitation pourrait devenir une pièce mineure) s’appelle SmartPhone. Les investisseurs l’ont compris.
D’ailleurs pour revenir à l’extrait, il est marrant de constater avec quelle crédulité les arguments de Steve Jobs ont été accueillis en Mars dernier. Cristallisés depuis dans la mémoire collective des fanboys, ce sont ces mêmes arguments que l’on nous assène sans relâche pour défendre les intérêts d’Apple: La technologie Flash serait donc trop gourmande pour le processeur de l’iPhone ? Vaste blague ! Malheureusement, les porte-paroles d’Adobe soufflent dans le sens du vent et utilisent le xyloglotte pour traduire en dialecte politiquement correct les interminables tractations qu’ils essuient avec Apple.

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Shantanu Narayen, le CEO d’Adobe déclarait en début d’année: “C’est un défi technologique complexe, c’est pour cette raison qu’Apple et Adobe collaborent main dans la main. La balle est dans notre camp. Il nous incombe de trouver la bonne solution.” A Anup Murarka d’ajouter à Barcelone: “On adorerait nous aussi voir la technologie Flash embarquée sur l’iPhone, mais la décision finale sur le quand et le comment n’appartient qu’à Apple. C’est pourquoi nous continuons de travailler sur le sujet.“. Tout cela sent le discours marketing ultra-formaté et réchauffé. Flash Magazine s’était emparé à l’époque de la déclaration acidulée du CEO, pensant qu’il s’agissait là d’un présage de bon augure. Difficile de ne pas céder à la tentation quand on garde à l’esprit la révélation maladroite de Paul Betlem lors de la dernière édition de Flash On The Beach. Les participants  se souviennent encore de l’annonce d’un flash player pour iPhone totalement opérationnel présent dans les laboratoires d’Adobe, un player qui n’attendait que l’accord d’Apple pour être offert au grand public. La déclaration de l’ingénieur fut aussitôt enterrée à coups de déclarations officielles bien plus tièdes. Bill Perry résumera plus tard l’inertie de la situation en ces quelques mots: “Pas mal de travail reste à accomplir avec Apple, l’iPhone SDK et la licence qui l’accompagne ne nous permettant pas de délivrer une expérience complète de Flash dans le navigateur Safari de l’iPhone.“. Nul besoin d’être Champollion pour décrypter cet axiome xyloglotte.

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Soyons clairs, Apple ne compte pas rejoindre le projet Open Screen, ni accueillir le Flash Player 10 dans sa version complète sur Safari mobile. Apple protège jalousement son business model (iPhone SDK/iTunes Store) et propose au mieux de downgrader les fonctionnalités de la VM Adobe pour qu’elle se conforme à la licence de son SDK. Et dissipons pour finir un autre malentendu, l’argument SproutCore n’est qu’un leurre (cf: la pauvreté de l’expérience utilisateur MobileMe), d’ailleurs le conflit Flash vs Ajax n’a pas lieu d’être, mais ceci est un autre débat…

C’est dans ce contexte donc, qu’Adobe joue la carte de la concurrence en infiltrant le marché avec la démocratisation de sa technologie, l’essor de la plateforme Flash, l’expansion d’Open Screen Project et l’arrivée des applications multi-screens, applications 100% compatibles desktop, Nokia séries S, Windows Mobile, Palm Pre, PS3, Android, processeurs Intel Media CE 3100 et plus encore… Un argument choc qui pourrait bien faire plier Apple à terme et forcer l’adoption de la technologie Flash sous la pression commerciale de la concurrence.

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Résumons ! Adobe tente de proposer une expérience multimédia complète cross-browser et cross-OS, c’est l’essence même d’Open Screen Project. Ce sont ces mêmes raisons qui tiennent pour l’instant la technologie Flash à l’écart d’une véritable course à l’armement à l’instar de produits plus tape à l’œil (cf: Unity3D). Mais surtout, ce sont toutes ces problématiques (évidentes ? pas pour tous…) de poids et d’universalité middleware/hardware qui pourraient laisser la concurrence loin derrière si Adobe arrive à formaliser son offre à temps, SilverLight inclus, et ce même après le cuisant échec ES4.

So, wait and see !

shAIR, une solution de distribution commerciale d’applications AIR

Bonjour à tous ! Je m’appelle Francis Bourre. Pour faire court, j’ai enchaîné tour à tour les rôles de développeur, directeur technique et chargé de recherche dans diverses entreprises. Ces expériences m’ont permis de me spécialiser sur la plateforme Flash, donner des conférences à l’étranger et publier une partie de mes travaux en open source. Mes nouvelles activités en tant qu’indépendant vont me permettre de contribuer sereinement à la veille de ce blog en apportant mon expertise technologique. Fidèle à mon credo, je vais marcher en maquisard dans le brouillard de guerre des RIAs pour défricher l’information et la partager avec vous. Voici un premier billet pour donner la note en douceur.

Même après la refonte ultra-médiatisée du AIR MarketPlace, Adobe ne fournit toujours aucun outil de distribution pour les applications AIR. La nouvelle mouture permet juste de spécifier un url pour l’acquisition d’une application. Maigre consolation pour les développeurs professionnels d’applications, surtout venant de la firme qui se vante de vouloir universaliser sa technologie de publication desktop.

L’ingénieux Kelvin Luck vient à la rescousse et propose une solution clefs en main pour combler ce manque. shAIR va vous permettre de disposer enfin d’un outil de transactions e-commerce pour distribuer vos applications AIR.

shAIR, une solution de distribution commerciale d'applications AIR

shAIR, une solution de distribution commerciale d'applications AIR

Au programme: Enregistrement, authentification, période d’essai, moyen de paiement, administration des licences et tracking utilisateur. Pour couronner le tout, seulement 3% des bénéfices des ventes seront prélevés pour couvrir les frais de ce service.

On se demande maintenant si cette belle initiative couplée au rutilant MarketPlace suffiront pour combler l’absence d’un vrai Adobe App Store et freiner les migrations incessantes des développeurs Flash vers le business model d’Apple.

Via Dr. Woohoo

EarthBrowser, très bonne alternative à Google Earth

Je présuppose que vous connaissez déjà Google Earth, mais connaissez-vous EarthBrowser ? Pour faire simple il s’agit d’un visualisateur de données relatives à la Terre développé avec AIR (donc qui tourne sur Windwos, Mac…). Jusqu’à ce WE ce logiciel serati passé inaperçu, sauf que l’on sait maintenant que même Google peut avoir des ratés (lire à ce sujet Human Error Causes Google’s ‘Epic Fail’ et Imagine there’s no Google).

EarthBrowser est donc une application très sympa qui permet d’observer notre Terre sous toutes les coutures et surtout de choisir quelles données vont être affichées :

La Terre vu de mon Mac

La Terre vu de mon Mac

Les données que vous pouvez afficher sont issues d’une multitude de source et vous pouvez également ajouter les votre (au format KML). La manipulation se fait de façon intuitive et l’interface dépouillée (en tout cas bien plus que son grand rival) laisse un maximum de place à la visualisation des données (je vous recommande les températures ainsi que les derniers tremblements de terre) :

Visiblement ils ont eu un WE agité au Japon

Visiblement ils ont eu un WE agité au Japon

Cerise sur le gâteau, l’auteur propose également un widget très sympa qui permet d’encapsuler dans votre site (blog…) une vue 3D de la Terre avec la localisation des derniers visiteurs (grâce au Tracker) :

La localisation des derniers visiteurs de votre site

La localisation des derniers visiteurs de votre site

Voici donc une très bonne solution de replis si jamais Google est à nouveau en rade ou s’ils décident d’abandonner ce produit. Les dernières améliorations sont à suivre sur le blog officiel.

Tiens au fait, vous saviez qu’il y a avait plus de 100 millions d’installations de AIR : Statistiques sur AIR et Flash. Heu… vous écrivez “AIR” ou “Air” ?

(via RIApedia)

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