Synthèse des annonces de Adobe Max 2009

Voilà, la grande convention annuelle d’Adobe s’achève. Il est maintenant temps pour moi de vous faire une synthèse des nouveautés de ce MAX 2009.

Un nouveau Flash Player universel

Flash Player 10.1 disponible au premier trimestre 2010, cette nouvelle version sera la première “compatible” avec l’initiative Open Screen Project : Adobe Unveils First Full Flash Player for Mobile Devices and PCs. Concrètement cela veut dire que le prochain Flash Player sera disponible pour un très grand nombre de terminaux alternatifs (téléphones mobiles, smartphones, set-top-boxes…) et qu’il garantira un comportement homogène quel que soit l’environnement ciblé. Pour faire simple : un Flash Player universel.

Est-ce une bonne chose ? Oui tout à fait car cela permettra aux développeurs d’animations / applications Flash de les déployer n’importe où. Est-ce réaliste ? Non pas réellement dans la mesure où chaque terminal possède des spécificités dont il faut impérativement tenir compte (affichage, périphériques de saisie…).

Ce Flash Player universel est une première étape qui ne sera validée qu’avec la livraison d’outils d’édition permettant d’anticiper et de tester les particularités de chacun de ces terminaux. Device Central est l’outil idéal pour faire ça mais il faudrait le remettre à niveau.

Meilleure prise en compte des terminaux alternatifs

Outre des poids lourds comme Google et RIM qui ont annoncé leur volonté de rejoindre le consortium Open Screen Project, un certain nombre de partenariats industriels ont été passé avec des acteurs comme Nvidia, Qualcomm et Nokia pour améliorer l’expérience des interfaces riches sur les terminaux alternatifs comme les netbooks et smartphones.

C’est une très bonne chose car force est de constater que jusqu’à présent les interfaces riches n’étaient pas réellement viables sur ces terminaux : impossible par exemple de regarder une vidéo de plus de 30 secondes sur un netbooks sans de gros ralentissements de l’image. Ces industriels ont bien compris que la solution n’est pas d’équiper ces terminaux de processeurs plus puissants mais plutôt de donner accès à la carte graphique via de l’accélération matérielle.

Flash sur l’iPhone (presque)

Belle pirouette d’Adobe qui proposera bientôt la possibilité d’exporter une applications depuis Flash Professional CS5 vers l’iPhone : Adobe Opens iPhone to Flash Developers. Donc en clair il s’agit d’une astuce pour pouvoir palier au refus d’Apple (plus d’infos sur le site dédié Applications for iPhone).

Très honnêtement je ne pense pas que l’on verra du Flash sur l’iPhone avant de nombreuses années. Dans tous les cas de figure Apple est maitre sur son terrain et continuera d’imposer le passage obligatoire par iTunes. De toute façon je doute que l’expérience d’utilisation d’animations et applications Flash conçues pour un ordinateur soit réellement agréable à regarder / consommer sur un iPhone (cf. ce qui est dit plus haut sur Flash et les netbooks).

Une nouvelle version majeure de AIR

Autre nouvelle, la disponibilité au premier trimestre 2010 de la V.2 de AIR : Previewing Adobe AIR 2 at Adobe MAX. Au programme des nouveautés :

  • Amélioration des performances, de la sécurité et de l’accessibilité ;
  • Meilleur prise en charge du hardware, avec notamment la détection de supports de stockage externes (clés USB…) et l’accès à plus de périphériques (micro, accéléromètre…) ;
  • Support du multi-touch pour les terminaux compatibles ;
  • Prise en charge de l’HTML 5 et des CSS 3.

Avec un runetime toujours plus proche de la machine, les équipes d’Adobe vont très certainement frapper un grand coup et attirer toujours plus d’annonceurs. Il reste néanmoins du travail pour convaincre les éditeurs d’applications critiques nécessitant de la puissance. Idéalement je verrais bien une fusion de AIR et de Native Client (ha mince, on me signale que ce produit existe déjà, c’est Google Chrome).

Bon en tout cas moi je crois toujours en la nécessité pour Adobe d’éditer son propre browser (cf. Adobe pourrait-il sortir un browser ?). Ceci a d’ailleurs été confirmé à demi-mot lors qu’une session “presse” avec les équipes de la Flash Platform qui ont déclaré réfléchir sérieusement à la fusion du Flash Player avec Acrobat Reader (l’appellation “Adobe Reader” porterait alors tout son sens).

Plus de productivité dans les outils de développement

Autres annonces :

  • Nouvelles version de Flash Pro avec l’implémentation d’un moteur physique (certainement pour simplifier la tâche des développeurs de jeux en ligne) ;
  • Nouvelle version de Flash Catalyst avec pleins de nouveaux éléments d’interface, une meilleure gestion du texte et de nouveaux effets visuels (cf. Flash Catalyst Beta 2: New Features).

Très clairement l’accent est mit sur la productivité et la collaboration entre les différents membres d’une équipe de conception / développement. Tout ceci devrait encore s’améliorer avec la livraison de la suite complète CS5.

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Voilà, ça fait donc une belle moisson de nouveautés que j’attends de pied ferme pour le début de l’année prochaine.

Mes attentes pour l’édition 2009 de Adobe MAX

Comme chaque année Adobe organise une grande messe pour la communauté d’utilisateurs de ces produits : MAX. D’habitude il y a 3 conférences (USA, Europe et Asie) mais cette année il n’y en aura qu’une seule à Los Angeles la semaine prochaine. Je m’envole donc dimanche matin pour une semaine afin d’assister à une série de keynotes et de conférences en relation avec la création numérique et les interfaces riches.

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Cette année je vais être particulièrement attentif à différents sujets :

  • La série d’acquisitions d’Adobe. Je doute que l’on en sache beaucoup plus sur les véritables raisons du rachat d’Omniture, mais j’espère bien en apprendre d’avantage sur ce que nous réserve Adobe en ce qui concerne les solutions de commerce en ligne et notamment ce qu’ils vont faire de GoodBarry.
  • La prochaine version de Flash. On ne sait pas encore grand chose sur Flash 11 mais je pense qu’ils vont devoir frapper fort pour ne pas se laisser distancer notamment en ce qui concerne les capacités vidéos car Silverlight grignote petit ) petit toujours plus de parts de marché (cf. Canal + goes Silverlight for Foot+), car Google nous mijote des choses avec sont Native Client et ses capacités concernant l’accès aux ressources hardware, et car sur le front de la 3D il y a aussi fort à faire avec les initiatives de Google (O3D) et surtout de standards comme WebGL (il faudra plus de Papervision 3D pour convaincre le marché).
  • Les applications mobiles. Alors que nous sommes toujours en attente d’une implémentation de Flash sur l’iPhone et que nous sommes dans l’expectative de ce que peuvent nous proposer des applications tournant sur Android ou WebOS, il serait grand temps qu’Adobe songe à s’imposer sur ce créneau (ou plutôt sur ce média de masse) afin d’élever des barrières à l’entrée et ne pas se laisser distancer sur des niches à forte valeur ajoutée comme les applications de réalité augmentée.
  • Les jeux en ligne. Au vue des dernières évolutions du marché du casual gaming ou même des MMO, Adobe se doit de proposer au marché une approche plus verticale afin de fidéliser les développeurs de jeux en ligne pour éviter une érosion vers des plateformes plus “métiers” comme Unity.
  • La cohérence de la gamme. Je suis stupéfait littéralement par les capacités de Photoshop CS5 mais je suis toujours en attente d’une offre viable pour les designeurs et concepteurs web (un fusion entre Fireworks et Flash Catalyst ?).

Bref, j’ai comme l’impression qu’Adobe est à un tournant de son histoire et qu’ils ont l’obligation de réussir le tournant qui est en train de se profiler avec les nouveaux usages (médias sociaux, web squared…).

Compte-rendus détaillés, interviews vidéo et news en temps réelle (via Twitter et #AdobeMAX) dès Lundi matin.

Adobe pourrait-il sortir un browser ?

Adobe ? Sortir un navigateur “maison” ? Oui tout à fait, lorsque l’on prend du recul sur ce qu’est devenu la gamme Adobe (et notamment la Flash Platform), on se dit que l’idée n’est pas si farfelue.

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Flash Platform, la nébuleuse de produits d'Adobe

Avant toute chose, il faut savoir qu’Adobe a aujoud’hui une part de marché proche de 99% (Flash Player Statistics). Un très bon chiffre qui aurait contenté Macromedia mais qui n’est pas assez pour Adobe car Flash ne concerner qu’une petite partie de la gamme. Ils doivent donc voir plus grand et grignoter petit à petit des parts de marché ou plutôt des parts d’installation sur leurs différents player pour pousser les ventes des produits de la gamme.

Si l’on récapitule, cela concerne :

Voilà, le compte est bon : 7 “technologies” pour couvrir une très large gamme de besoins. Le problème c’est que cela fait 7 players à installer et à maintenir. Même si la direction d’Adobe a toujours travaillé dur pour maintenir le Flash player en dessous de la barre symbolique des 5 Mo, la logique de gamme risque de l’emporter et nous risquons de voir apparaitre un Adobe Bundle (ou un Flash Bundle) permettant de télécharger tout ces players. Tout ça ne vous rappelle rien ? Google Pack peut-être ?

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Le Google Pack qui inclut un produit Adobe

Vu sous cet angle, une suite de petits players plutôt qu’un gros logiciel, il semblerait que l’Adobe Browser soit déjà sur votre machine au travers de l’Adobe Updater. Oseront-ils un jour “sortir du bois” et s’afficher au grand jour ? Pas évident dans la mesure où cela les métraient dans une position délicate :

Bref, ça n’est pas simple mais la question mérite d’être posée. Quelle serait selon vous la probabilité pour un Adobe Browser ?

Flash s’invite sur la télévision, une révolution pour la VoD ?

Grosses annonces en ce début de semaine pour Adobe concernant la vidéo en ligne : Big Video Announcements from Adobe. Il y a en premier lieu la disponibilité prochaine de Flash sur la télévision : Adobe Extends Flash Platform to Digital Home. Pour être plus précis il s’agit de l’implémentation de Flash dans un certain nombre de terminaux (TV connectées, Set-top box et lecteurs Blue-ray). De nombreux partenariats ont été signés auprès de producteurs de puces, de câblo-opérateurs et diffuseurs de contenus pour assurer un lancement dans la second moitié de l’année.

Nous pouvons voir dans cette annonce la concrétisation de l’Open Screen Project et la réponse d’Adobe à des initiatives similaires comme Yahoo! Connected TV ou ce qu’ambitionne Sun avec JavaFX (et dans une certaine mesure Google : Google’s Android Going to Set-Top Boxes).

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Mais l’ambition d’Adobe ne s’arrête à la diffusion de widgets sur votre TV (qui cependant reste une très bonne idée puisque de nombreux services seraient alors disponibles). Les premières analyses tablent plutôt sur une mini révolution dans la diffusion de contenus et notamment la VoD : Adobe Flash for Your TV Means Hulu in Your Living Room et Can Adobe’s Flash Take TV To The Next Level?.

Adobe choisit donc de déporter la bataille du contenu sur d’autres supports que votre ordinateur et s’attaque à la nouvelle génération d’installation TV. Une manoeuvre intelligente car la technologie Flash a déjà fait ses preuves pour la VoD (notamment sur Hulu) et le partenariat initié avec Brightcove va dans le sens d’une rationalisation de ce secteur pour pouvoir rassurer les producteurs de contenus (films, séries TV…) : Brightcove and Adobe Expand Strategic Alliance and Further Adoption of the Adobe Flash Platform. Au programme de ce partenariat : une meilleur performance pour le streaming de longs-métrages en HD, une gestion plus fine des DRM, une intégration complète avec la Creative Suite (pour remonter la chaîne de production).

Et ce n’est pas tout puisqu’Adobe annonce aussi le lancement de Strobe, un framework open source de développement de media player : Adobe Unveils New Framework for Media Player Development.

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Flash va-t-il devenir le standard de-facto de la vidéo en ligne ?

Traduction : Adobe a bien compris les inquiétudes de la communauté vis à vis de sa position dominante pour la diffusion de contenus vidéos (reposant sur Flash, une technologie propriétaire) et essaye de noyauter tous les acteurs pour une adoption encore plus forte et une domination totale des lecteurs vidéos en Flash. Encore une manoeuvre habille pour contrer les dernières avancées de Microsoft et de Silverlight 3 avec son Smooth Streaming ainsi que les initiatives de media player conformes aux standards web (cf. Faire de la vidéo un citoyen du Web à part entière).

L’année 2009 sera-t-elle l’année du renouveau de la télévision grâce au web ?

Nouvelle version de AIR et de sa marketplace

Adobe a récement mis à jour son client AIR : Adobe AIR 1.5.1 Released. Rien de révolutionnaire si ce n’est une série de bugs corrigés. La grande nouvelle concerne plutôt la mise en ligne d’une marketplace d’applications AIR :

La place de marché des applications AIR

La place de marché des applications AIR

Une ressource de choix pour celles et ceux qui veulent explorer les possibilités de cette technologie. Mais  il y a aussi le AIR Showcase ou encore le blog officiel.

Et sinon vous avez également le toujours très impressionnant Flex Showcase :

Le showcase des applications Flex

Le showcase des applications Flex

Au fait… dans la mesure où AIR veut dire “Adobe Integrated Runetime“, est-ce que l’on dit “Adobe AIR” ou juste “AIR” ?

(via Matsiya)

Flash, grand conquistador du marché RIA

Adobe a profité du Mobile World Congress pour dévoiler une partie de sa stratégie de conquête du marché RIA; Stratégie qui rappelez-vous prend racine en 2003 avec les balbutiements de Flex première génération et l’aube du néologisme made in Macromedia (Rich Internet Application) scandé sur un whitepaper préconisant les bénéfices d’une meilleure expérience utilisateur; Stratégie qui depuis confirme les velléités d’universalisation de la technologie Flash à l’intérieur et à l’extérieur du navigateur avec l’ouverture du player au sein de l’Open Screen Project; Stratégie qui traduit aussi la sérénité avec laquelle certains choix technologiques du dernier player décriés par une partie de la communauté ont été entérinés face à une concurrence prétendue agressive et menaçante; Et stratégie enfin qui montre dans une vision macro avec quelle virtuosité la plateforme Flash s’immisce subrepticement chez les constructeurs pour tenir en respect les éventuels outsiders en matière de technologies riches. Parce dans le monde merveilleux d’Adobe, Java est un langage de développement d’outils tiers et de services web, Ajax un simple collaborateur navigateur et desktop, Silverlight une alternative marketing pour les développeurs .NET et Unity3D une technologie de jeux 3D réservée à l’iPhone et au navigateur.

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Blague à part, voici pour commencer le résumé de ce plan d’attaque découpé en 5 annonces, publiées pour la plupart sur le site d’Open Screen Project:

Arrivée d’un nouvel SDK pour la lecture des PDFs et eBooks sur mobile.
Cette technologie remplace Reader LE et embarque les formats PDF et ePUB avec gestion des DRMs à la clef. Bookeen, iRex Technologies, Lexcycle, Plastic Logic, Polymer Vision et Springs Designs ont répondu à l’appel et proposeront dans le courant de l’année des produits qui intègrent cette technologie. Sony lui joue les précurseurs avec Sony Reader.

Distributable Player Solution ou le packaging du processus d’installation Flash Lite 3.1.
Disponible sur le labs, cette solution est composée du dernier runtime et d’un nouvel outil répondant au doux nom de Mobile Packager. Cet outil permet de générer un installeur Nokia S60 (.SIS) ou Windows Mobile (.CAB) à partir d’un fichier cible SWF. Une fois déployé, un checker se chargera d’installer ou d’updater la version du player spécifiée lors de la publication. Pour faire simple, il s’agit d’une adaptation de ce qui est déjà proposé dans le navigateur. Le système de distribution est en beta et concerne seulement pour l’instant les Etats-Unis, l’Espagne, l’Italie et l’Inde. On s’étonnera par contre qu’Adobe délivre cet outil si tard, quand on connaît le rôle capital que jouent ces assistants au déploiement dans la pénétration d’un parc utilisateurs.
Adobe souligne son effort de distribution d’applications avec l’ajout de Nokia Ovi Store et Windows Mobile application store à la liste des anciens partenaires: ZED, Thumbplay and GetJar.

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Adobe et Nokia investissent la coquette somme de 10 millions de dollars pour encourager le développement d’applications Flash multi-screen.
Ces fonds sont disponibles dès maintenant précise Anup Murarka qui invite les équipes de développement à soumettre leur concept d’application via le formulaire prévu à cet effet. En cas d’affiliation, les auteurs conservent les droits de leurs productions. Voici une offre alléchante qui réconciliera peut-être certains studios avec Flash Lite.

Dans un même élan, on notera l’arrivée du Flash Lite Developer Challenge. Ce concours conçu en partenariat avec Thumbplay et Getjar est ouvert aux développeurs désireux de promouvoir leur application Flash Lite. En sus, 100.000 dollars de dotation seront offerts aux gagnants répartis en 7 catégories.

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Palm rejoint l’Open Screen Project
Encore une nouvelle qui doit faire grincer des dents Apple. Pour rappel une partie de l’équipe de développement iPhone avait quitté Cupertino pour fouler les pâturages software du Pre. L’outsider de Palm continue donc de se positionner en concurrent frontal de l’iPhone et ajoute à son arc l’intégration de la technologie Flash dans son WebOS.

La véritable annonce du MWC, c’est la disponibilité du Flash Player 10 pour tous les smartphones dès 2010, ou presque…
Après le teaser Kevin Lynch à Max San Francisco, on a la confirmation qu’Android, Windows Mobile et Nokia S60/Symbian seront les premiers systèmes d’exploitation à intégrer la dernière version du player Flash. Plusieurs betas devraient être lancées sur le labs courant 2009 dès que les produits seront estimés assez matures dixit Ryan Stewart.
Apple et BlackBerry demeurent les grand absents de cette annonce…

Pendant ce temps Microsoft contre-attaque avec LG et Apple joue stupidement l’embargo en privant ses utilisateurs d’une expérience web complète, du moins c’est ce que clament ses détracteurs.

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En piqûre de rappel voici un extrait de mon analyse du contexte et des enjeux économiques dans cette guerre des RIAs. J’avais tenté l’année dernière de décrypter les motivations d’Apple et Microsoft dans l’embargo sur les validations ES4.
En bref ?
Adobe ferait donc peur ? Encore récemment, Steve Jobs nous faisait une belle démonstration des craintes que pouvaient susciter l’essor de la plateforme Flash en boycottant le player sur la version Safari de l’IPhone et en vantant les prouesses du très conventionnel SproutCore pour faire avaler la pilule. “Euh… Mais Steve, si la technologie Flash n’est pas adaptée à l’IPhone, comment se fait-il qu’elle le soit à d’autres technologies mobiles ?” :p En exergue donc ici, les effets pervers du lobbying ou quand un fabricant d’OS et d’hardware informatique se met à truster la téléphonie mobile.
Mais les analystes le savent bien, c’est un conflit bien plus large qui se dessine à l’horizon. On pourrait le résumer en ces quelques mots: Desktop vs Browser.
Pour comprendre les enjeux économiques de ce nouveau combat, imaginez un ordinateur où le système d’exploitation ne serait plus qu’une pièce mineure pour faire fonctionner les applications, destitué peu à peu par les services proposés par le navigateur. C’est aujourd’hui, une partie du web qui menace le desktop, parce que les RIAs (cf: Photoshop Online powered by tamarin ou la menace potentielle des machines virtuelles en plugin navigateur), les (le devrais-je dire !) moteurs de recherche (cf: Google Operating System ou la prise en otage de l’information) et les réseaux sociaux (cf: Facebook et son écrasante plateforme F8 – prononcez fate – dont le nom de code ressemble à une inquiétante allegorie comme le prophétise Techcrunch) pourraient bien remplacer un jour, en partie ou totalement, les applicatifs qui tournent sur nos chers systèmes d’exploitation.

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La première version de cet ordinateur (où le système d’exploitation pourrait devenir une pièce mineure) s’appelle SmartPhone. Les investisseurs l’ont compris.
D’ailleurs pour revenir à l’extrait, il est marrant de constater avec quelle crédulité les arguments de Steve Jobs ont été accueillis en Mars dernier. Cristallisés depuis dans la mémoire collective des fanboys, ce sont ces mêmes arguments que l’on nous assène sans relâche pour défendre les intérêts d’Apple: La technologie Flash serait donc trop gourmande pour le processeur de l’iPhone ? Vaste blague ! Malheureusement, les porte-paroles d’Adobe soufflent dans le sens du vent et utilisent le xyloglotte pour traduire en dialecte politiquement correct les interminables tractations qu’ils essuient avec Apple.

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Shantanu Narayen, le CEO d’Adobe déclarait en début d’année: “C’est un défi technologique complexe, c’est pour cette raison qu’Apple et Adobe collaborent main dans la main. La balle est dans notre camp. Il nous incombe de trouver la bonne solution.” A Anup Murarka d’ajouter à Barcelone: “On adorerait nous aussi voir la technologie Flash embarquée sur l’iPhone, mais la décision finale sur le quand et le comment n’appartient qu’à Apple. C’est pourquoi nous continuons de travailler sur le sujet.“. Tout cela sent le discours marketing ultra-formaté et réchauffé. Flash Magazine s’était emparé à l’époque de la déclaration acidulée du CEO, pensant qu’il s’agissait là d’un présage de bon augure. Difficile de ne pas céder à la tentation quand on garde à l’esprit la révélation maladroite de Paul Betlem lors de la dernière édition de Flash On The Beach. Les participants  se souviennent encore de l’annonce d’un flash player pour iPhone totalement opérationnel présent dans les laboratoires d’Adobe, un player qui n’attendait que l’accord d’Apple pour être offert au grand public. La déclaration de l’ingénieur fut aussitôt enterrée à coups de déclarations officielles bien plus tièdes. Bill Perry résumera plus tard l’inertie de la situation en ces quelques mots: “Pas mal de travail reste à accomplir avec Apple, l’iPhone SDK et la licence qui l’accompagne ne nous permettant pas de délivrer une expérience complète de Flash dans le navigateur Safari de l’iPhone.“. Nul besoin d’être Champollion pour décrypter cet axiome xyloglotte.

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Soyons clairs, Apple ne compte pas rejoindre le projet Open Screen, ni accueillir le Flash Player 10 dans sa version complète sur Safari mobile. Apple protège jalousement son business model (iPhone SDK/iTunes Store) et propose au mieux de downgrader les fonctionnalités de la VM Adobe pour qu’elle se conforme à la licence de son SDK. Et dissipons pour finir un autre malentendu, l’argument SproutCore n’est qu’un leurre (cf: la pauvreté de l’expérience utilisateur MobileMe), d’ailleurs le conflit Flash vs Ajax n’a pas lieu d’être, mais ceci est un autre débat…

C’est dans ce contexte donc, qu’Adobe joue la carte de la concurrence en infiltrant le marché avec la démocratisation de sa technologie, l’essor de la plateforme Flash, l’expansion d’Open Screen Project et l’arrivée des applications multi-screens, applications 100% compatibles desktop, Nokia séries S, Windows Mobile, Palm Pre, PS3, Android, processeurs Intel Media CE 3100 et plus encore… Un argument choc qui pourrait bien faire plier Apple à terme et forcer l’adoption de la technologie Flash sous la pression commerciale de la concurrence.

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Résumons ! Adobe tente de proposer une expérience multimédia complète cross-browser et cross-OS, c’est l’essence même d’Open Screen Project. Ce sont ces mêmes raisons qui tiennent pour l’instant la technologie Flash à l’écart d’une véritable course à l’armement à l’instar de produits plus tape à l’œil (cf: Unity3D). Mais surtout, ce sont toutes ces problématiques (évidentes ? pas pour tous…) de poids et d’universalité middleware/hardware qui pourraient laisser la concurrence loin derrière si Adobe arrive à formaliser son offre à temps, SilverLight inclus, et ce même après le cuisant échec ES4.

So, wait and see !

shAIR, une solution de distribution commerciale d’applications AIR

Bonjour à tous ! Je m’appelle Francis Bourre. Pour faire court, j’ai enchaîné tour à tour les rôles de développeur, directeur technique et chargé de recherche dans diverses entreprises. Ces expériences m’ont permis de me spécialiser sur la plateforme Flash, donner des conférences à l’étranger et publier une partie de mes travaux en open source. Mes nouvelles activités en tant qu’indépendant vont me permettre de contribuer sereinement à la veille de ce blog en apportant mon expertise technologique. Fidèle à mon credo, je vais marcher en maquisard dans le brouillard de guerre des RIAs pour défricher l’information et la partager avec vous. Voici un premier billet pour donner la note en douceur.

Même après la refonte ultra-médiatisée du AIR MarketPlace, Adobe ne fournit toujours aucun outil de distribution pour les applications AIR. La nouvelle mouture permet juste de spécifier un url pour l’acquisition d’une application. Maigre consolation pour les développeurs professionnels d’applications, surtout venant de la firme qui se vante de vouloir universaliser sa technologie de publication desktop.

L’ingénieux Kelvin Luck vient à la rescousse et propose une solution clefs en main pour combler ce manque. shAIR va vous permettre de disposer enfin d’un outil de transactions e-commerce pour distribuer vos applications AIR.

shAIR, une solution de distribution commerciale d'applications AIR

shAIR, une solution de distribution commerciale d'applications AIR

Au programme: Enregistrement, authentification, période d’essai, moyen de paiement, administration des licences et tracking utilisateur. Pour couronner le tout, seulement 3% des bénéfices des ventes seront prélevés pour couvrir les frais de ce service.

On se demande maintenant si cette belle initiative couplée au rutilant MarketPlace suffiront pour combler l’absence d’un vrai Adobe App Store et freiner les migrations incessantes des développeurs Flash vers le business model d’Apple.

Via Dr. Woohoo

C’est quoi Flash ?

Depuis maintenant près de 10 ans que la technologie Flash existe, nous sommes maintenant dans une situation de marché où “Flash” désigne plus un écosystème qu’une technologie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Adobe parle maintenant de Flash Platform et est en train de transformer un nom de produit en une marque ombrelle.

C’est dans ce contexte que Lee Brimelow publie un article (Flash is being redefined) où il s’interroge sur la terminologie autour de Flash :

  • Flash” tout d’abord qui ne se contente plus de désigner le plug-in mais également les autres technologies d’interfaces riches (comme Air) et les différents produits de la gamme (dont Flash CS4 et Flash Catalyst) ;
  • Flex” qui désigne à la fois le framework et l’IDE (sans compter tous les produits qui y sont associés comme LiveCycle) ;
  • Développeur Flash” qui recouvre en fait tout une gamme de métiers et de langages (Flash, Action Script, Flex, Java…) ;
  • Designeur Flash” qui recouvre également une large palette de métiers (concepteur d’interfaces, graphiste, animateur, sound designeur, spécialiste vidéo…).

Bref, difficile pour le moment de savoir comment la gamme Flash va évoluer mais Adobe aurait tout intérêt à clarifier tout ça pour ne pas noyer les nouveaux entrants dans l’écosysteme Flash.

Bon je ne sais pas pour vous mais moi je n’ai pas encore réussi à trouver ma place dans cet écosystème. Plus grâve, je ne m’y retrouve pas dans le workflow décrit ici : Designer Developer Workflows are Lacking a Critical Component.

Les gagnants des MAX Awards 2008

Comme chaque année à l’occasion de la grande messe d’Adobe (MAX), un concours est organisée pour récompenser les plus belles interfaces. Les gagnants de l’édition 2008 ont été annoncés en fin de semaine : Adobe Announces 2008 MAX Awards Winners.

Dans la catégorie Advertising & Branding : Hapiness Factory de Coca-Cola, une incroyable immersion au pays imaginaire du bonheur (autres finalistes : Fracture de LucasArts et le fameux Color Visualizer de Shewin-Williams).

Le site Happiness Factory

Dans la catégorie Enterprise : Nasdaq pour son application Market Relpay dédiée aux traders :

L'application riche du Nasdaq

Dans la catégorie Mobile : Succubus Vertigo (pas d’URL) avec un incroyable jeu en 3D.

Phase de jeu de Succubus Vertigo

Dans la catégorie RIA : Scrapblog (mention honorable pour EarthBrowser) :

Un exemple de Scrapblog

Voici donc une très belle moisson d’interfaces riches de qualité. Et n’oubliez pas qu’il y a également un concours européen pour les MAX Europe Awards 2008.

Flash devient une marque ombrelle et autres annonces d’Adobe

C’est à San Francisco que vient de s’ouvrir l’édition 2008 de MAX, la grande messe d’Adobe, et les annonces se succèdent. Je vous propose donc un petit résumé.

Flash à tous les étages

Avant il y avait Flash, Flex, AIR… à partir de maintenant il n’y aura plus que Flash. C’est en substance la nouvelle posture de communication d’Adobe qui souhaite simplifier l’accès à des technologies peut visibles du grand public comme Flex ou AIR en les englobant dans la Flash Platform :

Le schéma est un peu indigeste mais cette stratégie a du sens dans la mesure où l’offre commençait à ne plus être très lisible. Plus d’infos ici : Flash Is Now A Platform, AIR Gets An Upgrade, And Adobe Puts A Catalyst In Gumbo.

Nouvelle version pour AIR (oups !)

Au passage vous noterez que la version 1.5 de AIR est disponibles. Heu… suis-je encore autorisé à parler de AIR ?

Bon toujours est-il que l’on nous annonce de meilleurs performances, une gestion plus fine de la mémoire et le support de Flash 10 / Webkit : Adobe AIR 1.5 (”Cosmo”) builds now in Flex SDK Nightly builds.

Version mobile pour Flash 10

Adobe et ARM unissent leurs forces pour porter Flash 10 et AIR sur les terminaux mobiles équipés d’une architecture ARMV- et ARMv7, c’est à dire… heu… et bien en fait je ne sais pas à quels terminaux ça correspond (en tout cas pas l’iPhone).

Bon de toute façon les démos n’ont pas encore eu lieu, mais c’est assurément une très bonne chose notamment pour la popularisation des Rich Mobile Application. Plus d’infos ici : Flash 10 for Mobile Devices.

Thermo devient Flash Catalyst

Thermo sort de l’ombre et récupère un nom grand public “conforme” à la nouvelle politique de gamme : Flash Catalyst. En deux mots ce nouvel outil permet de faire le pont entre deux métiers jusqu’alors fâchés : les designeurs et les développeurs. Avec Flash Catalyst la promesse est de laisser la main aux designeurs pour ajouter une première couche d’interactivité à leur création. Plus d’infos ici : The Flash Platform (again) and Hello Flash Catalyst.

Traduction :

  1. Vous prenez vos fichiers Photoshop, Illustrator ou Fireworks ;
  2. Vous les importez dans Flash Catalyst ;
  3. Vous définissez une fonction / un comportement à vos éléments graphiques (”ça c’est un bouton”, “ça c’est un champ texte”…) ;
  4. Vous testez votre prototype (puisque c’est ce que votre design est devenu) ;
  5. Vous le transmettez aux développeurs qui finissent le travail.

Voilà, c’est merveilleux, tout le monde est content. Tout le monde sauf moi, le concepteur. Car c’est encore tout une partie de la chaîne de production d’un site web ou d’une application en ligne qui est toujours ignorée par les éditeurs : avec quoi les concepteurs peuvent-ils bien travailler pour faire leurs arborescences, scénarios d’utilisations, parcours-client et maquettes fonctionnelles ?

Personnellement je suis persuadé que Fireworks serait la solution idéale pour les concepteurs (puisque de toute façon il n’y a pas la place pour 3 produits “graphiques” dans la gamme). Il suffirait “juste” de la simplifier et surtout de faire en sorte qu’il sache gérer les tableaux de données.

Mais bon j’aurais l’occasion d’en reparler…

Cocomo pour faire des applications sociales riches en mode Saas

“Applications sociales riches en mode Saas“, hé hé hé ça vous la coupe autant de buzzword, non ? Pour faire simple, disons que Cocomo désigne une série de composants (des briques logicielles) qui permettent de créer plus rapidement des applications à vocation sociales qui seront hébergées sur la plateforme Acrobat.com.

Plus d’infos ici : CoCoMo – Collaboration for Every Developer.

Voilà donc une très belle série d’annonces, vivement la suite (car la semaine ne fait que débuter) !

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