Vidéo panoramique interactive pour la série Crash & Burn

Dans la même lignée que le film Believe pour la promotion de Halo 3 ou la fantastique pub TV Carousel pour les téléviseurs 21:9 de Philips, la branche canadienne de Showcase vient de lancer une campagne très intéressante pour faire la promotion de sa nouvelle série TV Crash & Burn : Une vidéo panoramique (Autotopsy: Point of Impact, toujours aussi fascinante à regarder) et un mini-site pour prolonger l’expérience (Autotopsy.ca).

La série suit le quotidien d’un expert en analyse d’accidents de voitures, le mini-site reprend la vidéo panoramique du teaser mais y rajoute une couche d’interactivité avec la possibilité de naviguer dans une timeline en bas de page :

La navigation par timeline sur le mini-site Autotopsy

La navigation par timeline sur le mini-site Autotopsy

L’immersion est maximale avec une vidéo en pleine écran (et 3 niveau de qualité pour ne pas trop ralentir le chargement). La scène de l’accident est ponctuée de points d’intérêts (les victimes) sur lesquels il est possible de cliquer pour avoir accès à une petite vidéo de storytelling (les 2 minutes précédents l’accident) :

Gros plan sur une des victimes du mini-site (c'est pour une série TV)

Gros plan sur une des victimes du mini-site (c'est pour une série TV)

Il est également possible d’avoir une description plus complète (Case Study) :

Le dossier complet des victimes

Le dossier complet des victimes

Il y a enfin un plan en 3D très utile pour s’y retrouver dans la scène de l’accident :

Le plan en 3D de l'accident

Le plan en 3D de l'accident

Au final nous avons donc un mini-site assez long à charger (il faut le reconnaitre) mais parfaitement immersif et avec une très grande qualité de réalisation. Rien à redire, c’est à ça que servent les interfaces riches et ils ne sont pas prêt d’être remplacés pour ce type de réalisation.

Adobe livre AIR pour Android et officialise les Rich Mobile Applications

Ils l’avaient annoncé l’année dernière et ils ont (presque) tenus promesse puisque Adobe vient de confirmer la disponibilité très prochaine de AIR pour Android (le système d’exploitation de Google) : Adobe Unveils AIR on Mobile Devices. J’ai encore un doute sur le “très prochaine” qui peut signifier des semaines ou des mois mais il semblerait que la disponibilité réelle soit imminente.

Donc si je récapitule :

  • AIR est un environnement d’exécution qui permet de faire tourner une même application sur différents systèmes d’exploitation desktop (Windows, Mac, Linux) et mobiles (Android dans un premier temps puis BlackBerry, Plam, Windows Phone, Symbian…) ;
  • Cette plateforme permettra d’afficher et d’exécuter aussi bien du Flash que de l’HTML ou des applications en Flex ;
  • Les applications pourront exploiter des API pour tirer partie du hardware (écran tactile, GPS, accéléromètre, caméra…).

C’est donc une grande nouvelle car cela concrétise enfin l’Open Screen Project qui vise à déployer un environnement d’exécution unique quelque soit le terminal (plus d’infos ici : Adobe AIR sur mobile). Vous pourriez me dire que le tableau ne sera pas complet tant que AIR ne sera pas disponible sur l’iPhone, et je vous répondrais que ce n’est pas un problème car il sera possible d’exporter une application en un exécutable pour iPhone (cf. Packager for iPhone). Donc d’ici quelques mois une même application Flash pourra être exécutée sur quasiment tous les smartphones du marché (le nirvana des Rich Mobile Applications).

Une seule application exploitée sur différent terminaux

Une seule application exploitée sur différents terminaux

Plusieurs vidéos et démonstrations technologiques sont disponibles ici : Preview of AIR on Android et Flash Player 10.1 and AIR 2 mobile preview videos. Attendez-vous à voir déferler un vague d’applications et de jeux en Flash “portés” sur smartphones à l’image d’Alchemist.

compatible-iPhone

Les casual games sur mobile sont une catégorie intéressante mais d’autres applications sont en cours de finalisation comme le très attendu e-magazine Wired pour touchbook (réalisé avec AIR) et prochainement disponible sur l’iPad : Transforming the Magazine Experience With Wired and AIR.

Le magazine Wired sur votre iPad grâce à AIR

Le magazine Wired sur votre iPad grâce à AIR

C’est assurément LA nouvelle de ce début d’année et j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner du côté des performances et de la capacité des terminaux à “accueillir” des applications génériques. Loin de moi l’idée de jouer les pessimiste de service, mais j’ai comme l’impression que nous allons avoir droit au grand retour du “Site optimisé pour tel navigateur” mais dans une version “Application mobile optimisée pour tel OS“.

Pourquoi l’iPad n’a pas besoin de Flash

Voilà maintenant 2 semaines que l’iPad a été annoncé… et deux semaines que le marché se demande quand Apple va se décider à implémenter Flash. Autant le dire tout de suite : Je ne pense pas que Flash soit un jour disponible sur l’iPad (ni sur l’iPhone) et je n’y tiens pas car cela ruinerait toute l’expérience utilisateur.

Le succès de l’iPhone (et celui de l’iPad) repose sur une parfaite maitrise de l’interface

Quand vous y réfléchissez bien, quels facteurs ont participé au succès de l’iPhone : Des interfaces et modalités d’interactions homogènes et un usage quotidien reposant sur les applications. Pour être exacte, il s’agit plus de mini-applications qui sont utilisées de façon intermittente et ponctuelle.

En lançant un iPad propulsé par le même système d’exploitation que l’iPhone, Apple souhaite ainsi capitaliser sur cet héritage et même enrichir l’expérience avec des contenus multimédia (des comics comme chez PanelFly ou des magazine digitalisés comme chez Condé Nast).

Panelfly

Le web sans Flash est-il encore le web ?

L’iPad est également vendu comme le terminal de référence pour surfer sur le web depuis votre canapé. OK, mais tout comme l’iPhone, l’iPad ne permet pas d’afficher des contenus Flash. Ors d’après Adobe, Flash est devenu un élément indispensable du web : Open Access to Content and Applications et Apple’s iPad, a broken link?. Je ne peux qu’abonder dans ce sens car une grosse partie des contenus que nous consommons repose tout ou partie sur Flash (les vidéos sur YouTube, les jeux dans Facebook, une très grosse majorité de sites de marque, une part non-négligeable des applications en ligne… Lire à ce sujet l’article suivant : iPad Limits User’s Web Surfing.

Impossible d'afficher des contenus Flash sur l'iPad

Impossible d'afficher des contenus Flash sur l'iPad

À partir de là nous en venons donc à nous demander si le web sans Flash n’est pas un web limité, amoindri. Mais au fond, un web consulté à partir d’un terminal sans souris / clavier est de toute façon un web limité. D’autant plus si vous êtes habitué à surfer sur un écran plus grand que 1024*768 (soit 80% des lecteurs de ce blog) ou avec un navigateur comme Firefox et ses nombreuses extensions (plus de 60% des lecteurs de ce blog).

Bref, je suis convaincu que surfer sur un iPhone ou un iPad ne rend pas le même service que surfer depuis un ordinateur. Il s’agit donc d’un surf d’appoint, qui peut rendre de très précieux services, mais qui ne risque pas réellement de faire de la concurrence aux ordinateurs (et notamment les netbooks). Mais au final ce n’est pas très grave car cette limitation est compensée par la disponibilité de très nombreuses applications et par certains sites adaptés (comme Wikipedia).

À partir du moment où Apple à la capacité de fournir un service équivalent aux travers de ces applications (grande stabilité, basculement très rapide d’une application à l’autre) cela ne dérange pas les utilisateurs d’iPhone, moi le premier. Je dirais même plus que dans certains cas les applications sont plus performantes que les sites web (Facebook, Twitter…).

L’iPhone se passe très bien de Flash

Prenons un peu de recul et essayons de synthétiser l’usage de Flash et la gène que cela peut procurer aux utilisateurs d’iPhone :

  • Les vidéos ? Il y a déjà une application YouTube et de toute façon la bande passante en 3G est trop faible.
  • Les jeux ? Ceux disponibles en version native sont parfaitement adaptés aux capacités de l’iPhone et tournent plus vite.
  • Les applications en ligne ? Soyons sérieux, quelle application est réellement exploitable avec une surface d’affichage si restreinte et l’absence de souris / clavier.

Certes avec l’iPad et son écran beaucoup plus grand la gêne risque d’être plus forte, mais de toute façon les interactions reposant sur l’écran tactile sont beaucoup moins précises et efficientes qu’avec un clavier et une souris. Mieux vaut passer par une version de l’application spécifiquement adaptée aux contraintes / opportunités de la machine. De plus Flash est très gourmand et risquerait de fortement diminuer l’autonomie de l’iPad.

Donc au final l’iPhone se passant très bien de Flash, il n’y a pas de raison apparente pour que cela soit différent sur l’iPad. Ceci venant en plus s’ajouter à des histoires de DRM et de modèle économique qui font que Flash est perçu comme un danger pour l’iPhone (cf. Flash is the Real iPhone Killer).

ipad_flash

Flash risque de remettre en cause l’intégrité de l’expérience d’utilisation de l’iPhone / iPad

Mais ce qui est à mon avis un facteur rédhibitoire pour Flash, c’est l’impact qu’il pourrait avoir sur l’expérience utilisateur de l’iPad. Depuis le début de l’iPhone, les interfaces et interactions des applications doivent se conformer à la charte définie par Apple. C’est cette charte qui garantie l’intégrité et la cohérence des interface. Implémenter Flash veut dire s’extraire de la contrainte des applications native donc remettre en cause cette intégrité. Je suis convaincu que le succès de l’iPhone (et probablement celui de l’iPad) repose sur cette maitrise des interfaces.

Nous verrons bien ce que cela donnera sur les smartphones équipés d’Android (le système d’exploitation de Google qui permettra très bientôt de faire tourner des contenus Flash) ou sur les futurs touchbooks tournant sous Chrome OS, mais je pense que l’expérience sera moins bien maitrisée. Cela ouvrira beaucoup plus de possibilités, mais cela va rendre la prise en main plus complexe. Je reste donc fidèle à l’approche plus fermée d’Apple mais à ses interfaces parfaitement maitrisées (cf. Flash Is Never Coming To the iPhone).

Existe-t-il des alternatives ?

Oui bien sur, il existe toujours des alternatives :

  • La possibilité de compiler des contenus Flash en application iPhone avec la Creative Suite 5 (dont les performances et la stabilité restent encore à prouver);
  • La possibilité de passer par HTML5 et sa fameuse balise <video> ;
  • Le probable portage de Silverlight sur iPhone / iPad.

Silverlight sur l’iPhone OS ? Oui je sais ça peut sembler étrange comme idée mais je me devais de lister toutes les hypothèses. Pour le moment l’alternative technologique la plus crédible semble donc être HTML5. Mais n’oublions pas qu’Apple a l’entière maîtrise de la version mobile de Safari, donc ils peuvent tout à fait imposer des limitations de ce côté-là s’ils sentent une menace.

Donc au final il y a très peu de chances pour qu’une alternatives viable à Flash fasse sont apparition sur l’iPhone / iPad. De toutes façon ces machines n’en ont pas réellement besoin de Flash, et ça tombe bien car Apple n’est pas prêt à l’implémenter !

Avec SilverFace, Silverlight concurrence AIR sur les applications riches

Comme annoncé lors de la PDC de la fin d’année dernière, SilverFace (le client Silverlight pour Facebook) est disponible depuis quelques jours. Vous pourriez me dire “tout le monde s’en fout car il existe une grande quantité de logiciels client pour Facebook” mais je vous répondrais “pas si vite car ce logiciel là est propulsé par Silverlight 4“. Donc contrairement à Tweetdeck, Seesmic Desktop & cie qui reposent sur AIR, ou Fishbowl qui est un exécutable Windows, SilverFace est donc une Rich Desktop Application qui est propulsée par la dernière version de Silverlight (disponible pour Windows, Mac et bientôt Linux).

C’est donc une grande étape dans la maturation de la technologie d’interface riche de Microsoft qui sort maintenant du navigateur pour proposer une expérience très proche (si ce n’est quasi-identique) à celle des applications.

C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de tester cette application. L’installation sous Mac se fait de façon tout à fait traditionnelle : une icône à glisser dans le dossier “Applications“. L’interface est plutôt surprenante avec un environnement immersif où les fonctions et le contenu flottent au dessus d’un fond sombre tapissé de photos (assez proche de Seesmic Look) :

Le flux d'activité dans SilverFace

Le flux d'activité dans SilverFace

Le basculement d’un écran à l’autre se fait en douceur et les effets de transition sont plutôt réussis. Plusieurs modes d’affichage sont proposés comme la vue “grid” :

La vue en grille du flux d'activité

La vue en grille de SilverFace

Il y a également une vue en mosaïque pour les photos :

La mosaïque de photos dans SilverFace

La mosaïque de photos dans SilverFace

La page de profil est bien proportionnée et conserve les mêmes codes graphiques :

Une page de profil dans SilverFace

Une page de profil dans SilverFace

L’application réagit bien et semble stable. Les mises à jour ne se font pas “à chaud” (il faut redémarrer l’application) mais se passent sans souci particulier. Nous pouvons donc en conclure que c’est une première expérience concluante qui propulse donc Silverlight en concurrence directe avec Flash et AIR.

Microsoft ne cache pas ses ambitions en ce qui concerne l’évolution de Silverlight et les équipes mettent les bouchées doubles pour rattraper le retard sur AIR : accès à la webcam, drag & drop de fichiers depuis le bureau… tout est mit en oeuvre pour soutenir la comparaison (cf. Silverlight Client for Facebook available).

Les questions auxquelles je ne sais pas répondre pour le moment sont les suivantes :

  • Silverlight 4 est-il plus stable / performant / gourmand en ressources que AIR ?
  • Les applications reposant sur Silverlight 4 sont elles plus rapides à créer / plus faciles à maintenir ?
  • Quel va être le rythme d’évolution de Silverlight ?

Bref, passée cette première expérimentation les questions sont nombreuses et j’anticipe une sortie officielle pour la quatrième édition du MIX (en mars prochain). La technologie est (presque) prête, attendons de voir comment le marché va réagir et surtout à quel rythme l’écosystème de développeurs va adopter cette technologie et développer de nouvelles opportunités.

Si je ne me trompe pas, les prochains J.O. d’hiver de Vancouver (pour lesquels Microsoft a déployé les grands moyens avec NBCOlympics.com) vont grandement contribuer à augmenter le nombre d’utilisateurs. La bataille ne fait que commencer…

CSS3 et javascript seront-elles les technologies RIA du future ?

L’idée d’associer les interfaces riches à javascript peut vous sembler banale, mais je rappelle pour certain(e)s que l’époque du web pre-Ajax n’est pas si éloignée de nous (à peine 5 ans). Bref, tout ça pour dire qu’avec les dernières générations de navigateurs (Chrome, Firefox, Safari…) les améliorations apportées aux moteurs de rendu CSS ainsi qu’au moteurs javascript remettent en cause une partie des usages de technologies RIA que l’on croyait immuables, et plus particulièrement Flash.

Autant Flash reste la technologie de référence pour tout ce qui est animation vectorielle et manipulation de vidéos / sons, autant pour des usages plus basiques la question se pose… Elle se pose notamment chez Youtube, Dailymotion et Vimeo qui expérimentent tous les trois des lecteurs vidéo en HTML5. Et ce n’est que le début !

Prenons par exemple les techniques de remplacement d’image, elles deviennent obsolètes avec @font-face : Using @font-face.

Bien évidemment nous aurons toujours besoin de Flash, Silverlight et cie pour des interfaces véritablement riches, mais pour faire de petits enrichissements “locaux”, CSS3 va nous permettre de faire des choses tout à fait intéressantes comme en témoigne le dernier article de Smashing Magazine : The New Hotness: Using CSS3 Visual Effects. C’est ainsi un festival d’exemples comme ces boutons lumineux (Radioactive buttons) :

Des boutons qui flashent avec... CSS3

Des boutons qui flashent avec... CSS3

Mais aussi des petits effets de zoom comme ces simili polaroids :

Superbe galerie avec CSS3

Superbe galerie avec CSS3

Ou encore ces très beaux dégradés assortis d’animations (sliding vinyl) :

Animations et dégradés avec CSS3

Animations et dégradés avec CSS3

Et puisque l’on parle d’animations, il serait aussi possible de les utiliser pour des menus de navigation (Nicer Navigation with CSS Transitions) ou des effets de zoom : Make An Elastic Thumbnail Menu. Plus d’exemples ici : 45 Powerful CSS/JavaScript-Techniques.

Un menu en fish-eye avec CSS3

Un menu en fish-eye avec CSS3

Il serait même possible d’aller beaucoup plus loin comme nous le prouve les différentes expérimentations présentées sur Chrome Experiment dont l’incroyable jeu Crystal Galaxy :

Un shoot-them-up en javascript et HTML5

Un shoot-them-up en javascript et HTML5

Tout ceci est très encourageant, mais ne sera viable que dans quelques années quand ces navigateurs de nouvelle génération se seront répandus. Comptez ainsi 5 à 6 ans avant qu’IE 8 et ses prédécesseurs soient sur le déclin et que le marché se sente prêt à tourner la page. Cette période étant bien sûr sujette à une petite rallonge de quelques années si Microsoft décide de ne pas intégrer HTML5 et CSS3 à IE 9 (fort probable).

Le plus surprenant dans cette histoire (navrante) c’est que nous pourrions commencer à exploiter HTML5 et CSS3 très prochainement, non pas dans le navigateur mais en dehors : Adobe AIR 2 brings Advanced CSS3 Support to the Desktop. Et oui, car la prochaine version de AIR embarquera un moteur de rendu HTML de dernière génération qui bénéficiera de toutes ces avancées.

Comme c’est ironique : Utiliser une technologie Adobe pour faire mûrir les usages d’alternatives technologiques à Flash. Méditons là-dessus…

Les jeux Point and Click vont-ils revenir à la mode ?

En ce moment ce sont surtout les social games et les Rich Internet Games qui sont sur le devant de la scène, mais il y a une catégorie de jeux en ligne qui pourrait bien faire un come back fracassant en 2010 : les point and click games. Apparus il y a presque une trentaine d’année sur les ordinateurs 8 bits, la particularité de ces jeux étaient de proposer  une ambiance très immersive et un gameplay avant tout fondé sur l’observation et la manipulation d’objets. Certaines choisissaient de tout miser sur le graphisme (comme le mythique Myst), d’autres sur l’humour (comme le non moins mythique Leasure Suit Larry).

Depuis ces jeux sont passés de mode et se sont fait complètement largués par les simulations sportives, FPS et autres MMORPG. Oui mais voilà, il semblerait que nous ayons atteint un pic de réalisme dans les jeux et que certains joueurs de l’époque (dont je fais parti) aient la nostalgie des jeux privilégiant la qualité de la création artistique (au détriment du réalisme) et de la narration. Mélangez tout cela à de nouveaux canaux de distribution comme l’iPhone et vous obtenez de très bonnes conditions de marché pour donner une seconde vie aux point and click games.

Illustration avec le grand retour de Secrets of Monkey Island sur iPhone :

monkey.island.iphone

Il y a aussi des spécialistes comme Big Fish qui proposent tout une série de Hidden Object Games :

Dark Tales disponible chez Big Fish Games

Dark Tales disponible chez Big Fish Games

Ces jeux peuvent être testés en ligne mais sont limités car la version complète est payante et téléchargeable. Une mécanique bien huilée mais qui manque un peu d’âme (les jeux sont produits à un rythme industriel et se ressemblent tous plus ou moins).

Je vous propose donc de découvrir un jeu beaucoup plus intéressant : Machinarium. Le gameplay est le même mais le travail réalisé sur l’ambiance graphique et sonore ainsi que le story-telling est tout à fait remarquable :

L'univers graphique dégantée de Machinarium

L'univers graphique dégantée de Machinarium

Il est possible de jouer à la démo en ligne mais la version complète doit être achetée et téléchargée.

Les superbes décors de Machinarium

Les superbes décors de Machinarium

(via Tapahont)

Vous pourriez me dire que les jeux à télécharger n’ont rien de révolutionnaires, et vous auriez bien raison. Par contre se sont les conditions de marché qui ont changées : Avec la déferlante des netbooks, ce sont des millions de machines qui pourraient être ciblées par ces jeux, car ces dernières sont incapables de faire tourner des jeux plus lourds (avec de la 3D en temps réel). bon OK il y a bien eu cette démo technique au dernier CES (Tegra 2 runs Unreal Engine 3, puts high-end console 3D graphics in your pocket), mais ce n’est pas très sérieux de vouloir faire tourner un FPS sur un netbook.

Notez qu’il existe aussi d’autres plug-ins qui pourraient faire tourner des jeux de très bonne facture dans le navigateur, notamment le Unity Player qui propulse les jeux de Lego : Unity Powers 3D Lego Star Wars Browser Game.

Et ce n’est qu’un début puisqu’avec l’Open Screen Project, le lecteur Flash sera disponible sur de nombreux smartphones en 2010 : Flash Player bientôt disponible sur les smartphones Android. Autant de terminaux qui rentrent dans la poche et sont les compagnons de tous les jours de millions de trentenaires et quarantenaires qui ne demandent qu’à replonger dans les mécaniques de jeux de leur enfance, à l’image de ce portage de Maniac Mansion : Maniac Mansion 3D Remake.

Le remake de Maniac Mansion en Flash

Le remake de Maniac Mansion en Flash

Démo vidéo disponible ici :

(via Tapahont)

Netbooks, smartphones… il ne manque plus qu’un seul type de terminal à cibler : les touchbooks. Hé oui, car quand vous y réfléchissez bien les jeux en Flash qui fonctionnent sur le principe d’écrans à découvrir en cliquant un peu partout sont les candidats idéals pour venir apporter une dimension ludique aux touchbooks. Pour le moment le marché est embryonnaire, mais nous feront le point dans un mois ou deux quand la tablet d’Apple sera sortie et que le grand public découvrira le potentiel derrière ces machines.

Et tant que nous sommes dans le recyclage des jeux rétro sur des machines de nouvelle génération, nous pourrions-nous pas envisager un retour des jeux d’aventure textuels sur les ebooks ? Pourquoi pas des jeux du type Zork ou Les livres dont vous êtes le héros… Encore une fois je vous propose d’attendre quelques mois que les usages se développent.

Flash Player bientôt disponible sur les smartphones Android

Depuis le temps que l’on attend ça, Flash sera bientôt entièrement supporté sur le tout nouveau téléphone de Google : Flash Player 10.1 coming to Google Nexus One. C’est une très bonne nouvelle de pouvoir enfin bénéficier d’une version complète de Flash en situation de mobilité (c’est l’objectif annoncé de l’Open Screen Project) mais cela ne concerne pour le moment que le Nexus One de Google.

Du vrai Flash sur le Nexus One

Du vrai Flash sur le Nexus One

Réaliser un portage complet du Falsh Player sur un terminal mobile est en effet un gros chantier et il va falloir encore de nombreux mois de travail pour que ce chantier mobilisant les équipes d’Adobe, deGoogle et de Qualcomm soit finalisé. D’autres terminaux devraient suivre mais les sorties vont se faire au compte-goutte : Flash Player 10.1 coming to Motorola Droid et Flash Player 10.1 coming to Palm Pre.

Les premières expérimentations ont l’air concluantes (cf. Flash Player 10.1 public prerelease demos and interviews) et le player semble très réactif comme ici sur cette vidéo :

C’est une très bonne nouvelle pour l’industrie et surtout pour les utilisateurs qui vont pouvoir bénéficier de la très large palette de contenus Flash (vidéos, jeux…) sans subir la restriction d’un constructeur (vous voyez de qui je veux parler). Reste à voir dans quelle mesure la disponibilité de tous ces contenus ne va pas venir parasiter les sources de revenus comme ça peut être le cas pour le Palm Pre qui débute la commercialisation de jeux : 3D Gaming Comes to the Palm Pre.

(via Ryan Stewart)

Quelles interfaces pour les touchbooks ?

Je pense que les avis convergent pour prédire que 2010 sera l’année de l’explosion des touchbooks (autrement appelés “tablet PC” mais le “PC” peut prêter à confusion). Entre les différents produits déjà lancé en 2009 (cf. Netbook + TabletPC = Touchbook, et le web devient tactile) et les rumeurs de futurs machines chez Apple et Google, le marché est en ébulition.

Mais qui dit nouvelles machines, dit nouveaux services et surtout nouvelles interfaces. Car n’oublions pas que l’interface est un élément clé dans l’adoption et le succès d’une innovation technologique (cf. l’iPhone qui a révolutionné le marché). Je souhaiterais donc partager avec vous les différents concepts d’interfaces déjà proposés par certains.

Commençons avec la ces particulier des magazines papier “portés” sur support numérique comme cette démonstration technologique de Condé Nast, l’éditeur de nombreux magazines US (dont Wired), qui devraient être disponible sur la tablet d’Apple : Condé Nast’s Offering for Apple’s Mystery Tablet: Wired Magazine.

Il y a ensuite cette très belle illustration d’un magazine de sport en version électronique (Time Inc. shows off magazine tablet demo) :

Votre magazine de sport en versino électronique et tactile

Votre magazine de sport en version électronique et tactile

Le texte et les images occupent donc toute la surface d’affichage avec un menu radial qui est affiché en tapotant l’écran. Démonstration vidéo ici :

Plus futuriste mais nettement plus impressionnant, le Mag+ de l’éditeur suédois Bonnier (Bonnier Takes A Stab At Re-Inventing The Mag) :

Concept futuriste de touchbook

Concept futuriste de touchbook

À découvrir en vidéo ici :

Il y a aussi le grand retour de l’OLPC (l’ordinateur à 100$) qui pourrait bien faire un retour en force avec une machine de troisième génération à la sauce touchscreen (OLPC Comes Up With a Beautiful, Thin Tablet Concept) :

Evolution de l'OLPC en touchscreen

Evolution de l'OLPC en touchscreen

Pour finir n’oublions pas le brevet déposer par Apple pour un écran à retour de force (Possible Apple tablet multi-touch tactile keyboard detailed) un concept dont j’avais déjà parlé dans un précédent billet (Interfaces en relief et crayonnage 3D) :

L'écran en relief d'Apple

L'écran en relief d'Apple

Donc comme vous pouvez le constater c’est un véritable festival d’innovations en tout genre pour les différents constructeurs et éditeurs qui semblent prêt à se lancer dans une course à l’armement autour de ce nouveau format (les touchbooks).

Tout ceci n’est-il pas un peu précipité ? Si, bien sûr que si dans la mesure où les ordinateurs à écran tactile existent déjà depuis de nombreuses années et où un système d’exploitation comme Windows 7 intègre maintenant de façon plus fine la gestion du multitouch. Le frein à l’adoption se situe donc bien du côté du logiciel plutôt que du côté du hardware ou des services. Comprenez par là que les machines sont prêtes, mais que les interfaces permettant de “consommer” de l’information et des services sont encore à inventer. Et sur ce point précis, c’est Adobe qui semble le mieux placé. Pourquoi ? Tout simplement parce que les interfaces tactiles vont littéralement inonder le marché et qu’il va falloir gérer de nombreux terminaux et systèmes d’exploitation. Ors, c’est justement pour palier à ce défi que AIR a été conçu.

D’autant plus que AIR est une technologie qui a fait ses preuves avec le Times Reader qui pourrait donc s’imposer comme la référence de facto de la presse en ligne qu’il faudrait “juste” adapter aux écrans tactiles, dont le iSlate d’Apple qui sera le premier à sortir sur le marché. Oui mais voilà, le torchon brule entre Adobe et Apple (notamment en ce qui concerne le portage de Flash sur l’iPhone ou les problèmes de performance du dernier Flash Player sur Mac OS). Il se pourrait donc que nous soyons à l’aube d’une belle bataille entre Apple et le reste de l’industrie soutenue par Adobe (Can Adobe and Apple Play Nicely When–And If–The Tablet Shows Up?).

Pour résumer une longue histoire, je suis intimement persuadé qu’une partie du succès de ces touchbooks va reposer sur leur capacité à proposer une expérience enrichissante de consommation d’informations et de services à valeur ajoutée. Tout comme il existe des applications mobiles payantes pour smartphones éditées par les grands journaux, attendez-vous à voir fleurir des offres équivalentes adaptées au format des touchbooks dans différents domaines (news, sport, cuisine…). L’innovation dans ce domaine a toutes les chances d’être passionnante, notamment dans le commerce en ligne.

Réalité augmentée avec Silverlight 4 (et Unity 3D)

La réalité augmentée n’est pas un sujet tout neuf, pourtant l’année 2009 aura été décisive pour les applications “marketing et business” de la réalité augmentée domestique (cf. 10 Awesome Uses of Augmented Reality Marketing et Tracking brands in Augmented Reality). J’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous parler d’applications réalisées avec Flash, il est donc maintenant temps de vous parler de celles réalisées avec Silverlight : Silverlight 4 Augmented Reality Proof Of Concept.

L’astuce est d’utiliser NyARToolkitCS (un dérivé de la librairie ARToolkit) ainsi que l’API webcam de Silverlight 4 (cf. Accessing Web Camera and Microphone).

Mieux, l’auteur de cette première expérimentation nous en propose une autre avec de la 3D en temps réel : Real Time 3D Augmented Reality with Silverlight.

Donc comme le dit si bien Galdric : “Réalité augmentée en Silverlight 4 : ça c’est fait“. Attendons maintenant de voir de meilleures performances avec la version définitive de Silverlight 4. Et puisque l’on parle de meilleures performances, saviez-vous qu’il était possible de combiner Flash, réalité augmentée et Unity3D (Flash pour la capture et Unity3D pour le rendu 3D) : Unity3D + FlarToolkit = … hein ?!.

Bon… il semblerait donc que la prochaine étape soit de faire de la réalité augmentée sans plug-in avec HTML5 et WebGL.

De la 3D à toutes les sauces pour 2010 ?

J’ai comme l’impression que 2010 sera l’année de la 3D (ou peut-être bien 2011 le temps que les technologies murissent). Vous pouvez d’ors et déjà expérimenter de la 3D “nouvelle génération” dans vos salles de cinéma avec le film Avatar, mais vous pourrez bientôt en bénéficier chez vous avec l’arrivée de la 3D sur les disques Blu-Ray (3D high-def movies coming to your living room on Blu-ray) et sur les moniteurs (LG Unveils Full HD 3D Monitor) ou les équipements équipés de technologies comme 3Ddisplay.

Plus proche de nos domaines de préoccupation, les applications et sites web, nous allons commencer à voir des choses tout à fait intéressantes avec notamment ce brevet déposé par Apple pour une technologie mélangeant capture et affichage 3D : Apple Working on 3D ‘Hyper-Reality’ Displays.

L’idée est de pouvoir manipuler des contenus 3D sans avoir recours à des périphériques comme le SpaceNavigator en utilisant votre webcam. Dans l’exemple qui suit, il suffit ainsi de se pencher pour faire pivoter le graphique :

Déplacez des objets 3D avec votre webcam

Déplacez des objets 3D avec votre webcam

Plus intéressant, cette technologie peut également servir à mieux s’y retrouver dans vos fenêtres en décalant votre perspective :

Mieux gérer vos fenêtres avec votre webcam

Mieux gérer vos fenêtres avec votre webcam

Une application fort utile car ne nécessitant pas d’apprentissage (elle reproduit un comportement de tous les jours).

Dans un registre plus terre-à-terre, et pour faire écho à la récente publication des spécifications de WebGL (WebGL draft published, Khronos seeks community involvement), nous commençons à voir des expérimentations d’applications en 3D temps réel dans le navigateur comme ici avec Cube Defense :

Un jeu de tower defense dans votre navigateur avec WebGL

Un jeu de tower defense dans votre navigateur avec WebGL

Rien de révolutionnaire, si ce n’est le fait que cette application ne nécessite aucun plug-in (juste un navigateur compatible). Démonstration vidéo ici (via 3D Test) :

Terminons cette série avec la “3D du pauvre” (n’y voyez rien de péjoratif) réalisée uniquement en CSS : CSS 3D Meninas. L’astuce est de simuler une profondeur de champ avec le mouvement de la souris :

Les CSS au secours de la 3D

En déplaçant la souris sur la droite de l’image, vous déplacez les différents éléments du tableau :

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Les explications sont ici : De la fausse 3D à l’aide de CSS3.

Ces différents exemples ne sont pas directement liés, mais ils illustrent une tendance de fond qui va monter en puissance l’année prochaine. Ça à commencé au cinéma, ça va arriver sur votre TV et votre ordinateur, la prochaine étape sera votre mobile : 3-D Untethered: A Look at Mobile 3-D Technology. À suivre…

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