Et on reparle des Rich Internet Games

Très grosse actualité cette semaine avec la sortie quasi simultanée de trois solutions technologiques d’interfaces riches appliquées aux jeux en ligne (lire à ce sujet mon précédent billet : Après les Rich Internet Applications, les Rich Internet Games ?).

Il y a tout d’abord la sortie publique de Quake Live, la version browser du célèbre jeu FPS qui ouvre officiellement ses portes après des mois de beta-test : Browser-based ‘Quake Live’ public beta today.

La version browser de Quake

La version browser de Quake

Ce jeu repose sur un plug-in qui ne fonctionne malheureusement pas sur Mac (donc impossible pour moi de le tester). Les premiers observateurs se réjouissent de cette nouvelle forme de distribution qui va ralentir la course à la puissance (cf. Quake Live Gives PC A Chance To Shine) et pouvoir donner une dimension communautaire plus dense à la franchise (cf. Quake Live, Community, And Its Vault Into Immortality). Difficile pour le moment d’anticiper la courbe d’adoption du grand publique mais c’est tout de même un pas de géant qui vient d’être franchi par l’industrie du jeux : Quake Live May Spark Gaming Industry Shake-up.

Autre nouveauté, le lancement en beta de plaYce, une solution de Game-Plateforme-as-a-Service qui repose sur un technologie de streaming : plaYce Launches Real-World, 3D Game Platform as a Service.

plaYce et son concept de

plaYce et son concept de Game-Plateforme-as-a-Service

Le principe de cette plateforme est de servir du poste client uniquement comme d’un terminal d’affichage, les calculs sont donc effectués du côté du serveur. L’avantage de cette architecture est de pouvoir faire tourner des jeux qui demandent beaucoup de puissance sur des machines lambda. Là encore il y a un plug-in qui ne fonctionne que sur Windows donc pas de test pour moi.

Troisième annonce avec InstantAction qui propose un concept sensiblement similaire : InstantAction Puts 3D Gaming Into Web Browsers. Le streaming semble donc être l’arme ultime des éditeurs  /distributeurs de jeux pour pouvoir toucher une clientèle plus large en cette période de crise :

L'interface de InstantAction

L'interface de InstantAction

Ils ont visiblement de grosse ambitions avec cette solution car ils envisagent déjà un portage sur Facebook et iPhone : InstantAction’s Browser Gaming, Facebook, iPhone Plans. Devinez quoi… ça ne fonctionne que sur Windows, donc toujours pas de test en vue.

Bon… outre ces problèmes de plateforme (Windows only) je trouve que ce tire groupé d’annonces est particulièrement intéressant car il préfigure de la transformation qu’est en train de vivre l’industrie du jeux avec de nouveaux modèles économiques (comme le Free-to-Play) et de nouveaux modèles de distribution (à l’image des deux précédents exemples ou encore des plateformes Steam). Pour plus d’infos je vous recommande également ce billet publié chez Hebiflux : Il y a de la vie (en 3D) dans le navigateur, tout le monde veut y être.

Un nouveau site en Flash pour Axa

Avez-vous vu la nouvelle page d’accueil d’Axa, elle est tout en Flash :

La nouvelle page daccueil dAxa

La nouvelle page d'accueil d'Axa

Au programme de cette page d’accueil :

  • un carrousel avec des brochures et un bel effet de floutage ;
  • un menu flottant et transparent (sur la gauche) ;
  • une barre de navigation simplifiée (en bas de l’illustration).

La réalisation est propre et le design soigné. Par contre le temps de chargement est trop long et la manipulation assez complexe à appréhender. Mais la grande question que vous vous posez tous est : “ont-ils réellement besoin d’une page d’accueil en Flash ?“. Et la réponse est toute trouvée : Non ! En fait cette belle page d’accueil est plus un handicap qu’autre chose car elle est longue à charger, pas nécessairement plus intuitive et n’apporte rien de plus en terme de message. Bref, c’est de la poudre aux yeux, d’autant plus que les pages intérieures bénéficient d’un traitement graphiques similaires mais sont en HTML.

Bref, je ne comprend pas bien pourquoi ils ont fait ça, si ce n’est pour faire la compétition avec la page d’accueil de la SNCF qui n’est pas mal non plus dans sont style “bling-bling” (mais propose une version dégradée) :

La page daccueil de la SNCF

La page d'accueil de la SNCF

Si vous souhaitez réellement faire un usage malin de Flash pour un site d’entreprise, je vous recommande plutôt ce très bon dossier : L’utilisation de flash sur les sites corporates des grands comptes.

(via le billet sponsorisé de 2803)

Flash, grand conquistador du marché RIA

Adobe a profité du Mobile World Congress pour dévoiler une partie de sa stratégie de conquête du marché RIA; Stratégie qui rappelez-vous prend racine en 2003 avec les balbutiements de Flex première génération et l’aube du néologisme made in Macromedia (Rich Internet Application) scandé sur un whitepaper préconisant les bénéfices d’une meilleure expérience utilisateur; Stratégie qui depuis confirme les velléités d’universalisation de la technologie Flash à l’intérieur et à l’extérieur du navigateur avec l’ouverture du player au sein de l’Open Screen Project; Stratégie qui traduit aussi la sérénité avec laquelle certains choix technologiques du dernier player décriés par une partie de la communauté ont été entérinés face à une concurrence prétendue agressive et menaçante; Et stratégie enfin qui montre dans une vision macro avec quelle virtuosité la plateforme Flash s’immisce subrepticement chez les constructeurs pour tenir en respect les éventuels outsiders en matière de technologies riches. Parce dans le monde merveilleux d’Adobe, Java est un langage de développement d’outils tiers et de services web, Ajax un simple collaborateur navigateur et desktop, Silverlight une alternative marketing pour les développeurs .NET et Unity3D une technologie de jeux 3D réservée à l’iPhone et au navigateur.

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Blague à part, voici pour commencer le résumé de ce plan d’attaque découpé en 5 annonces, publiées pour la plupart sur le site d’Open Screen Project:

Arrivée d’un nouvel SDK pour la lecture des PDFs et eBooks sur mobile.
Cette technologie remplace Reader LE et embarque les formats PDF et ePUB avec gestion des DRMs à la clef. Bookeen, iRex Technologies, Lexcycle, Plastic Logic, Polymer Vision et Springs Designs ont répondu à l’appel et proposeront dans le courant de l’année des produits qui intègrent cette technologie. Sony lui joue les précurseurs avec Sony Reader.

Distributable Player Solution ou le packaging du processus d’installation Flash Lite 3.1.
Disponible sur le labs, cette solution est composée du dernier runtime et d’un nouvel outil répondant au doux nom de Mobile Packager. Cet outil permet de générer un installeur Nokia S60 (.SIS) ou Windows Mobile (.CAB) à partir d’un fichier cible SWF. Une fois déployé, un checker se chargera d’installer ou d’updater la version du player spécifiée lors de la publication. Pour faire simple, il s’agit d’une adaptation de ce qui est déjà proposé dans le navigateur. Le système de distribution est en beta et concerne seulement pour l’instant les Etats-Unis, l’Espagne, l’Italie et l’Inde. On s’étonnera par contre qu’Adobe délivre cet outil si tard, quand on connaît le rôle capital que jouent ces assistants au déploiement dans la pénétration d’un parc utilisateurs.
Adobe souligne son effort de distribution d’applications avec l’ajout de Nokia Ovi Store et Windows Mobile application store à la liste des anciens partenaires: ZED, Thumbplay and GetJar.

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Adobe et Nokia investissent la coquette somme de 10 millions de dollars pour encourager le développement d’applications Flash multi-screen.
Ces fonds sont disponibles dès maintenant précise Anup Murarka qui invite les équipes de développement à soumettre leur concept d’application via le formulaire prévu à cet effet. En cas d’affiliation, les auteurs conservent les droits de leurs productions. Voici une offre alléchante qui réconciliera peut-être certains studios avec Flash Lite.

Dans un même élan, on notera l’arrivée du Flash Lite Developer Challenge. Ce concours conçu en partenariat avec Thumbplay et Getjar est ouvert aux développeurs désireux de promouvoir leur application Flash Lite. En sus, 100.000 dollars de dotation seront offerts aux gagnants répartis en 7 catégories.

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Palm rejoint l’Open Screen Project
Encore une nouvelle qui doit faire grincer des dents Apple. Pour rappel une partie de l’équipe de développement iPhone avait quitté Cupertino pour fouler les pâturages software du Pre. L’outsider de Palm continue donc de se positionner en concurrent frontal de l’iPhone et ajoute à son arc l’intégration de la technologie Flash dans son WebOS.

La véritable annonce du MWC, c’est la disponibilité du Flash Player 10 pour tous les smartphones dès 2010, ou presque…
Après le teaser Kevin Lynch à Max San Francisco, on a la confirmation qu’Android, Windows Mobile et Nokia S60/Symbian seront les premiers systèmes d’exploitation à intégrer la dernière version du player Flash. Plusieurs betas devraient être lancées sur le labs courant 2009 dès que les produits seront estimés assez matures dixit Ryan Stewart.
Apple et BlackBerry demeurent les grand absents de cette annonce…

Pendant ce temps Microsoft contre-attaque avec LG et Apple joue stupidement l’embargo en privant ses utilisateurs d’une expérience web complète, du moins c’est ce que clament ses détracteurs.

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En piqûre de rappel voici un extrait de mon analyse du contexte et des enjeux économiques dans cette guerre des RIAs. J’avais tenté l’année dernière de décrypter les motivations d’Apple et Microsoft dans l’embargo sur les validations ES4.
En bref ?
Adobe ferait donc peur ? Encore récemment, Steve Jobs nous faisait une belle démonstration des craintes que pouvaient susciter l’essor de la plateforme Flash en boycottant le player sur la version Safari de l’IPhone et en vantant les prouesses du très conventionnel SproutCore pour faire avaler la pilule. “Euh… Mais Steve, si la technologie Flash n’est pas adaptée à l’IPhone, comment se fait-il qu’elle le soit à d’autres technologies mobiles ?” :p En exergue donc ici, les effets pervers du lobbying ou quand un fabricant d’OS et d’hardware informatique se met à truster la téléphonie mobile.
Mais les analystes le savent bien, c’est un conflit bien plus large qui se dessine à l’horizon. On pourrait le résumer en ces quelques mots: Desktop vs Browser.
Pour comprendre les enjeux économiques de ce nouveau combat, imaginez un ordinateur où le système d’exploitation ne serait plus qu’une pièce mineure pour faire fonctionner les applications, destitué peu à peu par les services proposés par le navigateur. C’est aujourd’hui, une partie du web qui menace le desktop, parce que les RIAs (cf: Photoshop Online powered by tamarin ou la menace potentielle des machines virtuelles en plugin navigateur), les (le devrais-je dire !) moteurs de recherche (cf: Google Operating System ou la prise en otage de l’information) et les réseaux sociaux (cf: Facebook et son écrasante plateforme F8 – prononcez fate – dont le nom de code ressemble à une inquiétante allegorie comme le prophétise Techcrunch) pourraient bien remplacer un jour, en partie ou totalement, les applicatifs qui tournent sur nos chers systèmes d’exploitation.

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La première version de cet ordinateur (où le système d’exploitation pourrait devenir une pièce mineure) s’appelle SmartPhone. Les investisseurs l’ont compris.
D’ailleurs pour revenir à l’extrait, il est marrant de constater avec quelle crédulité les arguments de Steve Jobs ont été accueillis en Mars dernier. Cristallisés depuis dans la mémoire collective des fanboys, ce sont ces mêmes arguments que l’on nous assène sans relâche pour défendre les intérêts d’Apple: La technologie Flash serait donc trop gourmande pour le processeur de l’iPhone ? Vaste blague ! Malheureusement, les porte-paroles d’Adobe soufflent dans le sens du vent et utilisent le xyloglotte pour traduire en dialecte politiquement correct les interminables tractations qu’ils essuient avec Apple.

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Shantanu Narayen, le CEO d’Adobe déclarait en début d’année: “C’est un défi technologique complexe, c’est pour cette raison qu’Apple et Adobe collaborent main dans la main. La balle est dans notre camp. Il nous incombe de trouver la bonne solution.” A Anup Murarka d’ajouter à Barcelone: “On adorerait nous aussi voir la technologie Flash embarquée sur l’iPhone, mais la décision finale sur le quand et le comment n’appartient qu’à Apple. C’est pourquoi nous continuons de travailler sur le sujet.“. Tout cela sent le discours marketing ultra-formaté et réchauffé. Flash Magazine s’était emparé à l’époque de la déclaration acidulée du CEO, pensant qu’il s’agissait là d’un présage de bon augure. Difficile de ne pas céder à la tentation quand on garde à l’esprit la révélation maladroite de Paul Betlem lors de la dernière édition de Flash On The Beach. Les participants  se souviennent encore de l’annonce d’un flash player pour iPhone totalement opérationnel présent dans les laboratoires d’Adobe, un player qui n’attendait que l’accord d’Apple pour être offert au grand public. La déclaration de l’ingénieur fut aussitôt enterrée à coups de déclarations officielles bien plus tièdes. Bill Perry résumera plus tard l’inertie de la situation en ces quelques mots: “Pas mal de travail reste à accomplir avec Apple, l’iPhone SDK et la licence qui l’accompagne ne nous permettant pas de délivrer une expérience complète de Flash dans le navigateur Safari de l’iPhone.“. Nul besoin d’être Champollion pour décrypter cet axiome xyloglotte.

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Soyons clairs, Apple ne compte pas rejoindre le projet Open Screen, ni accueillir le Flash Player 10 dans sa version complète sur Safari mobile. Apple protège jalousement son business model (iPhone SDK/iTunes Store) et propose au mieux de downgrader les fonctionnalités de la VM Adobe pour qu’elle se conforme à la licence de son SDK. Et dissipons pour finir un autre malentendu, l’argument SproutCore n’est qu’un leurre (cf: la pauvreté de l’expérience utilisateur MobileMe), d’ailleurs le conflit Flash vs Ajax n’a pas lieu d’être, mais ceci est un autre débat…

C’est dans ce contexte donc, qu’Adobe joue la carte de la concurrence en infiltrant le marché avec la démocratisation de sa technologie, l’essor de la plateforme Flash, l’expansion d’Open Screen Project et l’arrivée des applications multi-screens, applications 100% compatibles desktop, Nokia séries S, Windows Mobile, Palm Pre, PS3, Android, processeurs Intel Media CE 3100 et plus encore… Un argument choc qui pourrait bien faire plier Apple à terme et forcer l’adoption de la technologie Flash sous la pression commerciale de la concurrence.

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Résumons ! Adobe tente de proposer une expérience multimédia complète cross-browser et cross-OS, c’est l’essence même d’Open Screen Project. Ce sont ces mêmes raisons qui tiennent pour l’instant la technologie Flash à l’écart d’une véritable course à l’armement à l’instar de produits plus tape à l’œil (cf: Unity3D). Mais surtout, ce sont toutes ces problématiques (évidentes ? pas pour tous…) de poids et d’universalité middleware/hardware qui pourraient laisser la concurrence loin derrière si Adobe arrive à formaliser son offre à temps, SilverLight inclus, et ce même après le cuisant échec ES4.

So, wait and see !

shAIR, une solution de distribution commerciale d’applications AIR

Bonjour à tous ! Je m’appelle Francis Bourre. Pour faire court, j’ai enchaîné tour à tour les rôles de développeur, directeur technique et chargé de recherche dans diverses entreprises. Ces expériences m’ont permis de me spécialiser sur la plateforme Flash, donner des conférences à l’étranger et publier une partie de mes travaux en open source. Mes nouvelles activités en tant qu’indépendant vont me permettre de contribuer sereinement à la veille de ce blog en apportant mon expertise technologique. Fidèle à mon credo, je vais marcher en maquisard dans le brouillard de guerre des RIAs pour défricher l’information et la partager avec vous. Voici un premier billet pour donner la note en douceur.

Même après la refonte ultra-médiatisée du AIR MarketPlace, Adobe ne fournit toujours aucun outil de distribution pour les applications AIR. La nouvelle mouture permet juste de spécifier un url pour l’acquisition d’une application. Maigre consolation pour les développeurs professionnels d’applications, surtout venant de la firme qui se vante de vouloir universaliser sa technologie de publication desktop.

L’ingénieux Kelvin Luck vient à la rescousse et propose une solution clefs en main pour combler ce manque. shAIR va vous permettre de disposer enfin d’un outil de transactions e-commerce pour distribuer vos applications AIR.

shAIR, une solution de distribution commerciale d'applications AIR

shAIR, une solution de distribution commerciale d'applications AIR

Au programme: Enregistrement, authentification, période d’essai, moyen de paiement, administration des licences et tracking utilisateur. Pour couronner le tout, seulement 3% des bénéfices des ventes seront prélevés pour couvrir les frais de ce service.

On se demande maintenant si cette belle initiative couplée au rutilant MarketPlace suffiront pour combler l’absence d’un vrai Adobe App Store et freiner les migrations incessantes des développeurs Flash vers le business model d’Apple.

Via Dr. Woohoo

Pourquoi les CSS Animations ne sont pas concurrentes de Flash ou Silverlight

Suite à une première version publiée en 2007, Webkit (le moteur de rendu qui propulse Safari et Chrome) vient de proposer une nouvelle version des CSS Animations. L’idée derrières ces classes d’un nouveau genre est d’étendre les possibilités des CSS Effects (transitions, gradients, masks…).

Alors que certains interprètent ça comme un début de concurrence pour les plug-in RIA comme Flash ou Silverlight (CSS Animation coming to Safari, Less dependence on Flash?), je vois ça plutôt comme une bonne nouvelle car ces classes vont permettre d’alléger le code source. Je rejoins donc complètement l’opinion exprimée ici : How Webkit’s CSS Animation could kill Flash and Silverlight… NOT.

Pour le moment les possibilités sont très réduites (déplacement de blocs…), mais permettent d’éviter d’avoir recours à du code javascript qui peut poser des problèmes de compatibilité. Quoi que… des framework comme jQuery ou script.aculo.us offrent maintenant un très bon niveau de compatibilité et une dégradation élégante, ce qui n’est pas forcément le cas de Webkit qui représente moins de 10% des parts de marché.

Nous retombons ainsi dans le débat des CSS 3 : tout le monde est d’accord pour dire qu’elles vont simplifier le développement web (avec des effets comme les dégradés, les coins arrondis, les transitions…) tout en le compliquant (pour assurer une compatibilité avec les navigateurs récalcitrants). Oui c’est bien de IE 8 dont je parle : à peine sorti et déjà dépassé. Pourquoi mettre en oeuvre les CSS3 alors que plus de la moitié des internautes ne pourront pas en bénéficier ? C’est là toute la question ! Et le prie dans tout ça, c’est que nous ne sommes même par sûr qu’IE 9 supportera CSS 3.

Mais revenons à nos moutons et aux CSS Animations. Au vue de ce que ces classes proposent et de ce que sont capables Flash et Silverlight, nous ne pouvons pas réellement parler de concurrence. En fait les CSS Animations sont plus un concurrent pour javascript et ses librairies d’effets. Mais encore une fois, tant que ces spécifications n’auront pas été adoptées par le W3C et que les navigateurs ne les auront pas implémentées, nous parlons plus de science fiction que d’une réalité opérationnelle : ce n’est pas demain qu’un annonceur exigera des CSS Animations dans son cahier des charges !

Là où ces dernières sont par contre très intéressantes, c’est pour les applications mobiles car le navigateur de l’iPhone supporte déjà un certain nombre de classes CSS 3 (Transforms, Transitions) ainsi que les CSS Animations. C’est donc dans cette petite (mais ô combien rentable) niche que les développeurs vont pouvoir en tirer pleinement partie.

En attendant, vous pouvez toujours tester les différentes démos disponibles pour assouvir votre curiosité : ici et là. Sans vouloir briser le suspens, je préfère vous prévenir par avance que vous n’y trouverez rien de révolutionnaire. J’attends ce pendant avec impatience de voir ce que cela pourrait donner sur le CSS Zen Garden.

Hyundai mise sur les interfaces riches pour sa Genesis Coupe

Grosses sensations chez Hyundai avec le tout nouveau mini-site de la Genesis Coupe. Le site s’ouvre sur une vidéo en plein écran sur laquelle vous pouvez insérer d’autres vues en cliquant sur le bouton (+) :

La page d'accueil du mini site de la Genesis Coupe

La page d'accueil du mini site de la Genesis Coupe

Le son est en sourdine, mais quand vous passez votre souris sur une vignette, celle-ci s’aggrandît (les autres sont masquées) et le son de la vignette est augmentée. Très forte sensation, surtout avec les vues extérieures :

La page d'accueil du mini site de la Genesis Coupe

La vignette s'éclaire au survol de la souris

Autre très bonne trouvaille, la vue 360° (un grand classique sur les sites de constructeurs auto) où le pilote s’amuse à faire patiner la voiture sur place en faisant des cercles à… 360° (ils sont de l’humour chez Hyudai) le tout sur fond de musique classique. Comme l’action est filmée au ralenti, les caractéristiques de la voiture apparaissent au fur et à mesure que la voiture tourne avec des info-bulles cliquables :

La page d'accueil du mini site de la Genesis Coupe

La vue à 360°

Vous avez enfin la possibilité de faire vous-même votre film publicitaire avec un atelier de montage (il s’agit d’Adobe Premiere Express, le même que sur YouTube).

La page d'accueil du mini site de la Genesis Coupe

L'éditeur de vidéo

Le chargement est un peu long mais la réalisation très soignée. Dans un style un peu plus sage il y a aussi le mini-site de la Genesis Sedan mais je trouve que ça manque un peu de drifting quand même, non ?

En règle général les sites de constructeurs auto sont des authentiques petites de rich media et de sophistication des interfaces, en totu cas je suis fan.

EarthBrowser, très bonne alternative à Google Earth

Je présuppose que vous connaissez déjà Google Earth, mais connaissez-vous EarthBrowser ? Pour faire simple il s’agit d’un visualisateur de données relatives à la Terre développé avec AIR (donc qui tourne sur Windwos, Mac…). Jusqu’à ce WE ce logiciel serati passé inaperçu, sauf que l’on sait maintenant que même Google peut avoir des ratés (lire à ce sujet Human Error Causes Google’s ‘Epic Fail’ et Imagine there’s no Google).

EarthBrowser est donc une application très sympa qui permet d’observer notre Terre sous toutes les coutures et surtout de choisir quelles données vont être affichées :

La Terre vu de mon Mac

La Terre vu de mon Mac

Les données que vous pouvez afficher sont issues d’une multitude de source et vous pouvez également ajouter les votre (au format KML). La manipulation se fait de façon intuitive et l’interface dépouillée (en tout cas bien plus que son grand rival) laisse un maximum de place à la visualisation des données (je vous recommande les températures ainsi que les derniers tremblements de terre) :

Visiblement ils ont eu un WE agité au Japon

Visiblement ils ont eu un WE agité au Japon

Cerise sur le gâteau, l’auteur propose également un widget très sympa qui permet d’encapsuler dans votre site (blog…) une vue 3D de la Terre avec la localisation des derniers visiteurs (grâce au Tracker) :

La localisation des derniers visiteurs de votre site

La localisation des derniers visiteurs de votre site

Voici donc une très bonne solution de replis si jamais Google est à nouveau en rade ou s’ils décident d’abandonner ce produit. Les dernières améliorations sont à suivre sur le blog officiel.

Tiens au fait, vous saviez qu’il y a avait plus de 100 millions d’installations de AIR : Statistiques sur AIR et Flash. Heu… vous écrivez “AIR” ou “Air” ?

(via RIApedia)